03 mars 2013

Les votations du 3 mars

votation du 3 mars 2013L'insoutenable suspense est terminé. Voyons ce que les urnes ont délivré comme message ce soir.

Initiative contre les rémunérations abusives (évoquée ici): Thomas Minder peut se réjouir, il a réussi son pari avec constance et opiniâtreté. Il s'agit certes d'un changement symbolique, mais porteur, ramenant enfin le contrôle des rémunérations des managers - qui ne sont que des employés - aux actionnaires, les véritables propriétaires de l'entreprise.

A une gauche avide de s'approprier la victoire de M. Minder, je ferai miens les propos fort pertinents de Paul Dembinski, professeur d'économie, sur la campagne:

C’est avec un certain dégoût que j’ai entendu M. Levrat tenter de récupérer une éventuelle victoire de Minder dimanche. Seul le PS a entendu souffler le vent de justice sociale… Salaires minimums, ratio 1 : 12 des rémunérations, mais ce n’est absolument pas de cela dont il s’agit. L’initiative Minder ne porte pas en elle le germe de l’étatisation de l’économie dont rêve le PS.

 
Ce qui ne l'empêchera pas d'essayer, naturellement.

Loi sur l'Aménagement du Territoire (évoquée ici): nouvelle loi anti-valaisanne, nouvelle strate bureaucratique et nouvelle planification centralisée venue d'en haut... Triple échec pour la liberté, mais victoire nette des propriétaires fonciers et des plus riches contre les locataires et les familles désireuses d'accéder à la priorité. Il est évident que la LAT devra forcer une réduction des terrains constructibles pour avoir le moindre sens ; elle poussera donc naturellement les prix des terrains vers le haut selon le principe de l'offre et de la demande.

Entre l'initiative Weber et la LAT, deux objets chéris par Doris Leuthard, les Valaisans doivent avoir des aigreurs d'estomac en repensant à leur vote PDC aux élections fédérales... La gauche et l'ASLOCA peuvent sabler le champagne dans leur lutte chimérique contre l'ennemi de classe, le bourgeois, le propriétaire ; ce faisant, ils oublient qu'un primo-accédant (quelqu'un qui accède pour la première fois à la propriété) est aussi un individu qui libère un logement loué pour quelqu'un d'autre.

Les citoyens suisses devront désormais prendre leurs responsabilités dans l'évolution des prix immobiliers.

Article Constitutionnel sur la Famille (évoqué ici): rejetée d'une courte majorité de canton alors que la majorité du peuple était acquise, c'est incontestablement la bonne surprise du week-end. Personnellement, je n'aurais jamais cru à son rejet. N'importe quelle politique associée au mot-clef magique "famille" passe habituellement comme une lettre à la poste, pour désastreuse soit-elle. La recette n'a pas fonctionné pour l'initiative du PDC. L'action de l'UDC a largement contribué à rompre le consensus autour du projet du parti de centre-gauche.

C'est évidemment le mieux qui puisse arriver aux familles de classe moyenne. Elles ne se verront pas privées par l'impôt de ressources ponctionnées au nom de structures étatiques d'accueil dont elles seront exclues, sachant qu'il y aura toujours plus nécéssiteux pour leur passer devant.

Le Oui massif des cantons romand et tessinois montre qu'ici, le peuple est mûr pour ce genre d'aventure. Il ne tient qu'aux partisans de l'idée de mettre en place des initiative cantonales pour accomplir localement ce qu'ils ont échoué à imposer au niveau fédéral. Mais il n'est pas sûr que les adeptes de l'étatisation des enfants tentent leur chance à une échelle plus petite, car les comparaisons de coût et de fiscalité entre cantons rendront l'arnaque évidente aux yeux de tous.

D'une courte tête, les cantons alémaniques ont mis le holà à l'extension de l'Etat-providence, pour le moment.


Les trois objets fédéraux du week-end n'étaient pas les seules raisons pour les citoyens de se déplacer aux urnes. Voici une sélection de thèmes cantonaux qui me semblent significatifs:

Berne dit non à la sortie du nucléaire: ni l'initiative pour l'électricité renouvelable ni même le contre-projet du gouvernement n'eurent la grâce des électeurs. Un sondage récent annonçait que l'Effet Fukushima n'avait pas duré chez les Suisses, nous en avons désormais une preuve concrète.

Le Jura se dote d'un salaire minimum: contre l'avis du gouvernement et du parlement, le canton du Jura accepte avec une majorité assez franche (54,2%) le principe d'un salaire minimum. Celui-ci concernera uniquement les branches économiques et les entreprises non signataires d'une convention collective de travail (CCT). De plus, le montant variera selon le salaire national médian du secteur à l'échelle suisse: de beaux maux de tête en perspective pour traduire la volonté populaire en loi!  Dans quelques années, nous pourrons établir d'intéressantes comparaisons entre le taux de chômage jurassien et celui des cantons voisins.

Genève dit oui à la fusion des caisses publiques (évoquée ici): les Genevois ont donc accepté de créer une nouvelle caisse de pension publique probablement "too big to fail" tout en augmentant très légèrement les contributions des fonctionnaires. Du point de vue de l'assainissement des régimes publics de retraite, le changement est si léger qu'il ressemble furieusement à du sur-place.

Nidwald confirme ses forfaits fiscaux: rompant la dynamique que la gauche souhaitait instaurer,  l'initiative "Pour l'abolition des privilèges fiscaux pour les riches étrangers" lancée par la Jeunesse socialiste locale est sèchement rejetée par 68,6% des voix.

Pas de Jeux Olympiques d'hiver dans les Grisons: 54% des votants rejettent le projet. Les communes de Davos et St-Moritz l'avaient approuvé, mais le reste du canton n'a pas suivi. Les commentateurs se succèdent sur les ondes de la télévision suisse pour se lamenter du manque de "vision" et "d'envergure" des citoyens locaux. Apparemment, la défense du paysage et du patrimoine peut passer à la poubelle s'ils doivent être sacrifiés pour des jeux olympiques d'hiver 2022, sans parler du volet financier.

Oskar Freysinger en pôle-position pour le Conseil d'Etat valaisan: l'UDC saviésan arrive en tête du premier tour pour l'élection au Conseil d'Etat - loin devant son adversaire Christian Varone, mais aussi devant tous les sortants. S'il est trop tôt pour crier victoire, l'UDC semble mieux placée que jamais pour entrer au Conseil d'Etat du canton.

Voilà, c'est tout pour cette rapide analyse. Nul doute que je n'ai couvert qu'une fraction des objets électoraux soumis au vote ce week-end - le signe indubitable d'une démocratie vivante - mais les résultats ne me semblent pas trop mauvais dans l'ensemble.

21 février 2013

Haro sur la famille!

Troisième objet fédéral soumis au vote le 3 mars, l'article constitutionnel sur la famille est sans doute le sujet le moins discuté au cours de cette campagne. Entre l'initiative Minder éperonnée par les dernières révélations sur le départ de Daniel Vasella de Novartis ou la lutte contre la Loi sur L'aménagement du Territoire où le Valais ne veut pas se faire reprendre à froid comme avec l'initiative Weber, l'article constitutionnel sur la famille semble largement épargné par toute polémique.

Seule l'Union Démocratique du Centre fait énergiquement campagne au milieu d'une apathie générale qui, disons-le, fait bien les affaires des partisans du texte.

L'UDC n'a pas lésiné sur les moyens, se fendant d'une "édition spéciale" - un tout-ménage A3 de seize pages couleurs, excusez du peu, presque entièrement consacré à la lutte contre l'article constitutionnel. L'effort semble avoir eu un certain effet, l'adhésion populaire au texte s'étant quelque peu érodée:


Un reportage de la RTS sur les derniers sondages

Dans l'éditorial du journal de l'UDC, Toni Brunner rappelle avec raison qu'entre tous les objets soumis à votation, le thème de la centralisation de la politique familiale à l'échelle fédérale est sans doute le moins discuté et pourtant celui qui aura les conséquences les plus graves.

A y regarder de plus près, le texte de l'article constitutionnel a l'air bien anodin:

Art. 115a Politique de la famille
1 Dans l’accomplissement de ses tâches, la Confédération prend en considération les besoins des familles. Elle peut soutenir les mesures destinées à les protéger.
2 La Confédération et les cantons encouragent les mesures permettant de concilier la vie de famille et l’exercice d’une activité lucrative ou une formation. Les cantons pourvoient en particulier à une offre appropriée de structures de jour extrafamiliales et parascolaires.
3 Si les efforts des cantons ou de tiers ne suffisent pas, la Confédération fixe les principes applicables à la promotion des mesures permettant de concilier la vie de famille et l’exercice d’une activité lucrative ou une formation.

 

Le premier alinéa correspond en fait à l'introduction de l'article 116 actuel portant sur la définition des allocations familiales et l'assurance-maternité. Le vrai changement est introduit à travers les alinéas 2 et 3.

L'alinéa 2 obligation la Confédération et les Cantons à mettre en place des mécanismes d'accueil hors des horaires habituels de l'école obligatoire. L'alinéa 3 - qui laisse augurer de bons procès devant le Tribunal Fédéral pour déterminer si les efforts ont été "suffisants" - forcera la Confédération à imposer un filet supplémentaire si les efforts des Cantons s'avéraient inadéquats.

Tout ceci pourrait sembler bel et bon à ceux qui voient les enfants comme des obstacles à leur épanouissement personnel et professionnel.

Les autres, qui comprennent que les enfants représentent un choix, s'effraieront de la facilité avec laquelle l'Etat s'immiscera dans l'organisation des familles.

A la lecture de cet article, on peut assez facilement imaginer que l'Etat mettre en place hors de quelques heures creuse la nuit (et encore, c'est discutable) une sorte d'accueil perpétuel des enfants, chargé de veiller sur eux pendant que les parents vaquent à diverses occupations.

A plein temps, cette structure existe déjà ; on l'appelle un orphelinat.

Je sais, j'exagère, j'entends vos protestations d'ici. Donnez-vous pourtant la peine d'y penser: un orphelinat est la définition même d'un lieu où les enfants s'épanouissent à 100% sous le contrôle de l'Etat. Lequel fait d'ailleurs tout pour rendre l'adoption la plus difficile possible, tant il est sûr de la qualité de ses services.

famille_etat_non.pngSi des enfants placés aux bons soins de la Confédération et des Cantons ne seront pas aussi malheureux que de véritables orphelins - ils reverront leurs parents certaines nuits de la semaine et peut-être les week-ends, si cela ne dérange pas trop "l'exercice d’une activité lucrative" ou la "formation" de leurs géniteurs - ils partageront beaucoup de leurs conditions d'existence en termes de qualité d'accueil, de locaux et de confort.

Les adeptes de l'Etat-maman oublient trop vite qu'il n'a d'autre moyens que ceux qu'il tire de vos poches. Si l'Etat "s'occupe" de vos enfants, vous pouvez être sûr que cela vous coûtera un saladier et que la qualité du service rendu sera... Discutable, pour rester poli. Faut-il vraiment faire une liste des innombrables gaspillages, doublons, procédures inutiles et scandales réguliers pour douter de la qualité de la gestion des deniers publics?

L'Etat, c'est ce machin qui décrète que vos adolescents doivent avoir un réhausseur de siège dès qu'ils montent dans votre voiture (alors qu'ils se promènent carrément debout dans le bus à côté de vous!), souhaite que tante Agathe ait un permis administratif spécial pour garder ses neveux et nièces mais se bat pour que des pédophiles puissent continuer à "travailler" avec eux.

Ah, l'Etat et sa compétence légendaire, comment ne pas déborder d'envie de lui confier ce que vous avez de plus précieux?

Faut-il être naïf pour croire que de parfaits inconnus s'occuperont de vos chères têtes blondes mieux que vous et moins cher que si vous vous en chargiez vous-même! Mais lorsque l'article constitutionnel passera (et il passera!) il sera trop tard: de toutes façons, vous n'aurez plus le choix. Et certainement plus les moyens d'avoir le choix.

Monopole, coercition et fiscalité, l'avenir de l'accueil de jour en Suisse s'annonce sous les meilleurs auspices.

Franchement, si l'Etat souhaitait vraiment aider les familles, il cesserait de les pressurer fiscalement comme de citrons et d'étrangler par un carcan législatif doublé d'un garrot fiscal toutes les professions privées qui gravitent dans le milieu de l'accueil, comme les mamans de jour. Et là, on aurait déjà fait un grand pas.

Nul besoin d'un article constitutionnel pour cela.

30 janvier 2013

Soutenons l'initiative Minder!

A quelques semaines de la votation du 3 mars sur l'Initiative Minder et son contre-projet, l'heure est apparemment aux prises de position.

Que la mienne soit limpide: je soutiens à 100% l'initiative Minder, et aucunement le contre-projet.

Écrivant cela, j'ai parfaitement conscience d'être en porte-à-faux avec mon parti. Mais le soutien au contre-projet n'a été obtenu que par 295 voix contre 160 lors de la réunion des délégués UDC le 26 janvier à Balsthal dans le canton de Soleure: si je ne suis pas la ligne officielle, je suis loin d'être seul.

Un sujet de la RTS expliquait dimanche comment Thomas Minder, patron de l'entreprise de cosmétique Trybol, en était parvenu à lancer son initiative:

Les excès dans les salaires de la direction de Swissair sont éloquents, mais ni les premiers ni les plus importants. Le plus ancien dont je me rappelle sont ceux de Percy Barnevik et Goran Lindahl qui quittèrent la direction d'ABB avec des indemnités plus que confortables - 98 millions d'euros pour l'un, 58 millions pour l'autre - au tournant du millénaire alors même que leur entreprise était en difficulté. La mode des parachutes dorés battait son plein!

Dans le milieu des administrateurs de grandes sociétés où l'humilité est une excentricité rare, la plupart pensent que rien ne fonctionnerait sans eux. Aussi grotesque que soit ce point de vue, il n'est pas impossible qu'ils le croient sincèrement. Les Daniel Vasella, Peter Brabeck et autres Oswald Grübel justifient donc la plupart du temps les sommes dont ils se gavent par les performances de leurs entreprises, résultat dû exclusivement à leur compétence, bien entendu!

L'argument n'a rien de nouveau, mais il est fallacieux. Des études universitaires américaines ont montré depuis des années qu'il n'existe aucune corrélation entre le salaire du top management et les performances de la société. De nouveaux exemples affluent tous les jours.

Le plus irritant est sans doute d'entendre des membres de cette caste de parvenus proclamer qu'ils sont de la trempe des Steve Jobs, Richard Branson ou Nicolas Hayek. Ils se présentent comme d'authentiques entrepreneurs alors que tout les en sépare. L'absence de scrupules leur tient lieu de valeur cardinale. Dévorés par l'ambition, toute leur carrière n'est que lutte d'influence et recherche de promotion en écrasant les collègues. Quand prennent-ils des risques avec leurs deniers personnels? Leur seule "vision" est celle de leur compte en banque. Une fois au sommet, ils peuvent se livrer à un pillage en règle, assurés de l'impunité devant l'assemblée des actionnaires.

votation du 3 mars 2013,initiative,thomas minderS'il est difficile de mettre un terme à ces excès, l'initiative Minder s'y prend de la bonne façon. Parfaitement conforme à l'éthique libérale, elle remet les actionnaires au centre du débat sur les rémunérations, car ce sont eux les véritables propriétaires de l'entreprise.

Selon les avis officiels, Verts et PS soutiennent l'initiative, PLR, PBD, Verts Libéraux et UDC sont contre. Ce front gauche-droite est beaucoup plus friable qu'il ne semble.

La gauche aimerait interdire les hauts salaires, telle l'initiative 1:12. A défaut, elle se contenterait largement de se laisser corrompre en exigeant une part du gâteau, telle les innombrables manoeuvres pour taxer hauts salaires et bonus pendant les années d'élaboration du contre-projet. Mais tout a échoué, ne laissant que l'initiative et un contre-projet dénué d'intérêt pour elle. Aussi, en attendant mieux, la gauche soutient Thomas Minder. Du bout des lèvres.

La droite se partage en plusieurs camps: ceux qui soutiennent l'initiative Minder, comme votre serviteur ; ceux qui rejettent l'idée parce qu'ils évoluent dans ce milieu ; ceux pour qui la préférence va au contre-projet. Les positions générales des partis laissent place à de grandes disparités locales. A l'inverse de l'UDC fédérale, les sections cantonales de Zurich, du Valais et des Grisons soutiennent l'initiative Minder ; même chose pour le PDC vaudois en porte-à-faux avec le PDC suisse. Cela ne va pas sans provoquer quelques tensions.

Le scandale des rémunérations abusives est lancinant et la population très remontée. La question est moins de savoir si l'initiative Minder passe la rampe que de trancher entre elle et le contre-projet indirect qui lui est opposé. Là encore, l'original l'emporte haut la main face à la copie. Le contre-projet n'est qu'un tigre édenté. Le paragraphe sur la restitution des bonus est du plus haut ridicule ; l'avis des actionnaires reste consultatif ; aucune sanction n'est prévue ; les membres du conseil d'administration continueront à pouvoir recevoir des primes extraordinaires en cas d'achat ou de vente de société, comme si ces aspects de la gestion n'étaient pas déjà inclus dans leur salaire...

Vu d'ici, le contre-projet à l'initiative Minder ressemble à une manoeuvre de la même veine que celle que tenta en son temps le Parlement à l'encontre de l'initiative pour le renvoi des criminels étrangers: un texte apparemment similaire, mais vide de sens, conçu pour semer la confusion chez les citoyens. Le soutien musclé et les moyens douteux d'EconomieSuisse pour le pousser achèveront de convaincre les indécis. Pourquoi l'organisation faîtière des grandes sociétés cotées se battrait-elle avec tant de vigueur pour un texte de loi allant prétendument "plus loin" que l'initiative originale?

Reste finalement une seule préoccupation sincère, l'attractivité du pays. Il est vrai que si l'initiative Minder passe, certains groupes seront moins enclins à venir s'installer. Il n'est pas sûr que la Suisse y perde au change. Les grandes sociétés dont les salaires des dirigeants défraient parfois la chronique ne sont pas représentatives du tissu économique: 99,7% de l'emploi helvétique est fourni par des entreprises de moins de 250 salariés. Rien ne prouve que les autres quitteraient nos latitudes. De plus, l'adoption de l'initiative pourrait renforcer l'image de la Suisse auprès de catégories d'investisseurs soucieuses de leurs intérêts en tant qu'actionnaires. L'inquiétude n'est donc pas de mise.

Le 3 mars, engageons-nous pour l'initiative Minder, et enterrons le contre-projet!

14 janvier 2013

Mythique mitage

Les Suisses seront amenés à se prononcer le 3 mars prochain sur la nouvelle loi fédérale d'aménagement du territoire, la fameuse LAT, combattue par référendum - dernière mouture en date de l'idée selon laquelle les politiciens seraient plus à même de décider de l'affectation des terrains que leurs propriétaires légitimes.

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