08 novembre 2020

Joe Biden, Président "élu"

Les médias le claironnent à qui veut l'entendre: c'est fini. Joe Biden est élu et succède à Donald Trump jusqu'en 2024.

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Joe Biden tombe le masque!

Il me semble que c'est un tout petit peu prématuré. Rien n'est certain mais il se pourrait que Joe Biden et Kamala Harris aient le plus court mandat de l'histoire américaine, débarqués avant même de parvenir à la Maison Blanche... À moins qu'ils y parviennent.

Du processus électoral en Amérique

Les médias claironnent à qui veut l'entendre que Joe Biden est élu, ai-je écrit plus haut. Malheureusement pour ceux qui les croient, les médias ne désignent pas le Président des États-Unis d'Amérique. Le feraient-ils qu'il n'y aurait même pas eu besoin de voter! Rappelons-nous de l'avance "incroyable" de Joe Biden dans les sondages depuis des mois, parfois de deux chiffres dans certains états. Donald Trump, lui, était constamment "à la peine", "en difficulté", "de plus en plus seul" (!), "tentait de rattraper son retard", de "renverser la vapeur", de "relancer sa candidature"... Tout le champ lexical y est passé.

Dans cette période où la crédulité le dispute à l'hystérie collective, rappelons que le Président des États-Unis d'Amérique est désigné par une majorité de Grands Électeurs, entre 3 et 55 par état, qui sont choisis au plus tard à la mi-décembre.

Les Grands Électeurs ne sont choisis qu'une fois les élections certifiées. Cette certification a lieu au plus tard le 8 décembre. Elle ne peut évidemment avoir lieu qu'une fois que les recours en justice ont été traités.

Nous ne sommes qu'au début des recours en justice. Ils vont prendre du temps. Rien que dans l'état du Nevada, le parti Républicain local affirme avoir trouvé plus de 3'000 cas de fraude électorale documentés, selon Dreuz. Et l'état du Nevada ne semble pas avoir été celui qui faisait l'objet des pires manipulations.

Entre ce week-end et l'assignation des Grands Électeurs dans un mois, beaucoup d'eau va couler sous les ponts. Des batailles juridiques seront remportées par Donald Trump, d'autres par Joe Biden, avec l'accès à la Maison Blanche à la clef.

Avant même cela, il y aura des recomptages dans plusieurs états. Il ne s'agit pas de donner suite à des plaintes mais simplement de la loi locale. Souvent votées suite à l'élection présidentielle de 2000 entre Bush et Al Gore qui vira au fiasco en Floride, de nombreux états imposent un recomptage systématique si l'écart entre les candidats est trop faible.

Ceux qui gobent ou répètent que l'élection est jouée aujourd'hui risquent d'avoir de grandes désillusions.

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Ce week-end, pendant que Joe Biden et Kamala Harris annonçaient leur triomphe auprès de
médias amis, Donald Trump alla jouer au golf. Loin de l'hystérie dont on l'affuble.

Un scrutin qui ne sent pas très bon

Un article instructif de la BBC World tourné vers l'Afrique nous donne un bon aperçu des "signes qui ne trompent pas" trahissant une élection truquée. La publication remonte à septembre 2016, donc hors de la polémique actuelle. Quels sont ces signes?

Trop d'électeurs. "Regardez les taux de participation, c'est un bon indicateur", explique l'auteur de l'article. On n'atteint jamais un taux de 98% ou 99%, même là où le vote est obligatoire. Des gens accèdent à la majorité ou meurent, déménagent, voyagent pour leurs études ou sont malades. Et peuvent bien sûr ne pas vouloir voter malgré tout.
L'auteur explique avoir couvert une élection dans le Delta du Niger avec un taux de participation de plus de 120%. "Les gens sont en très bonne santé dans le coin, et ont un très grand esprit civique", expliqua sans honte aucune un officiel local. Mais si une participation dépasse 100%, c'est un carton rouge majeur, une raison d'annuler le résultat et de refaire le scrutin.

Une participation massive mais seulement à certains endroits. Même si le taux de participation est dans un intervalle plausible, si les chiffres montrent une participation variant grandement d'un endroit à un autre, c'est un avertissement. Pourquoi une zone particulière ou un bureau de vote auraient une participation de 90% là où les autres n'atteignent que 70%? Les choses deviennent encore plus suspectes si la zone en question soutient massivement un candidat ou un parti.

Un grand nombre de vote invalides. Plutôt que d'augmenter les votes d'un parti, on peut diminuer ceux de l'adversaire. Des officiels peuvent ainsi décider de disqualifier "certains" bulletins pour la plus microscopique imperfection. Même dans des pays où la population est illettrée, il est rarissime d'atteindre un taux de disqualification au-delà de 5%.

Plus de votes que de bulletins rentrés. Lorsque les bureaux de vote ferment, et avant d'ouvrir les urnes, les responsables doivent se livrer à une procédure compliquée et plutôt ennuyeuse de réconciliation. Ils doivent compter combien de bulletins ils ont reçu et combien ont été abîmés et mis de côté. Le résultat est le nombre de bulletins qui devraient se trouver dans les urnes. Les votes devraient aussi correspondre au nombre de paraphes sur le registre électoral. La première tâche d'un bureau de dépouillement est de compter le nombre de bulletins.
Avoir plus de bulletins que prévu signifie qu'il y a eu un "bourrage des urnes". C'est une raison très suffisante d'annuler un résultat et d'organiser un nouveau scrutin.

Des résultats non conformes. Il est normal de permettre à des responsables des partis, des observateurs officiels et même à des électeurs d'assister comme spectateurs au dépouillement. Ils peuvent prendre des images de celui-ci avec leurs smartphones. Ils ont ainsi une vue du processus et des résultats - juste au cas où les chiffres annoncés plus tard par la commission électorale divergent. "Il y a clairement fallu un certain temps pour que les politiciens véreux comprennent le fait que les gens savaient s'ils avaient changé les résultats", écrit l'auteur. Mais cette transparence n'existe que si les chiffres de comptage de chaque centre sont rendus publics.

Des délais inexpliqués dans l'annonce des résultats. Le retard de l'annonce des résultats est fréquemment la marque d'une manipulation, sans en être une preuve absolue. Cela peut être la marque d'une bureaucratie inefficace ou de transferts d'information inutilement lents et procéduriers. Les résultats en retard sont dangereux parce qu'ils alimentent les rumeurs d'un "massage" des votes et augmentent les tensions.

Autant le dire, avec le scrutin présidentiel de cette année les républiques bananières peuvent venir prendre des leçons aux États-Unis.

La guerre contre les preuves

Les médias pro-Biden ignorent ou minimisent systématiquement toute allégation de fraude, insinuant qu'elles sont "sans preuves" et relèvent de la pure invention. C'est pratique. D'un autre côté, si les médias cherchaient à informer le grand public, depuis le temps, ça se saurait...

La stratégie ne vise qu'à l'endormir. Ils sont aidés en cela par "Big Tech" qui censure, annule, ferme les comptes et supprime les témoignages avec une énergie considérable. Par exemple, une grande partie des vidéos de première main fournies par mes soins et ceux de différents commentateurs dans ce billet écrit à chaud a tout bonnement... Disparu. Ainsi le témoignage d'une scrutatrice de Detroit affirmant qu'après avoir chassé les observateurs républicains de la place, le site reçut à quatre heures du matin une livraison de caisses et de valises à roulettes de... quelque chose... qui alla droit à la salle de dépouillement. Une vidéo par un autre observateur montrant ces mêmes caisses et valises en train d'être livrées, fut aussi supprimée.

De nombreuses vidéos sur YouTube, Streamable, Twitter, etc. montrant des gens en train de remplir à la main des bulletins par dizaines dans divers lieux furent effacées. "Non-respect des conditions d'utilisations", pouvait-on parfois lire comme excuse, même si nul n'était identifiable (même filmés à leur insu, tous les gens portent des masques de toute façon).

Les Internautes révoltés apprennent et tentent de tout sauvegarder sur des sites d'archive avant que la purge n'ait lieu, mais ce n'est pas toujours possible ; ou cela requiert des connaissances techniques, comme tout ce qui est vidéo en streaming par exemple. Je pense que d'ici peu les sites d'archive feront eux-mêmes l'objet de nettoyages sélectifs.

Les informations intermédiaires de la soirée électorale jusqu'à deux heures du matin le 4 novembre, montrant une avance considérable de Trump dans nombre d'états-charnières, sont elles aussi retirées des sites "d'information".

Beaucoup de gens dans les médias et ailleurs travaillent d'arrache-pied à supprimer toute information gênante liée aux fraudes électorales. Ils martèlent sans retenue le nouveau narrative: Biden a naturellement triomphé, toute velléité de Trump de faire valoir les droits des citoyens américains n'est que la marque d'un mauvais perdant.

On nage en plein 1984.

Des preuves, en voilà

Au cours de cette élection, les Démocrates semblent avoir fait feu de tout bois avant, pendant et après le scrutin, employant toute les techniques connues et éprouvées en plus de nouvelles méthodes. Pour ne citer que quelques-unes de toutes celles qui furent employées, mentionnons:

  • Différentes techniques de récolte de bulletins avouées par un lanceur d'alerte démocrate pro-Sanders (source)
  • En violation directe de la loi de l'état, la Commission électorale du Wisconsin a ordonné à tous les agents de l'état d'ajouter (illégalement) à la main les informations manquantes des votes par correspondance, plutôt que de les invalider. (source)
  • Des morts ont voté, par milliers. On peut consulter leur vote aujourd'hui encore (source)
  • À Detroit des agents de saisie ont rajouté à la volée dans le registre électoral des gens qui avaient envoyé des votes par correspondance sans y être inscrits (source)
  • Au Nevada, dans le comté de Clark, un lanceur d'alerte annonce qu'il a été témoin de votes par correspondance acceptés sans que leur signature ne soit vérifiée (source)
  • En Pennsylvanie, des instructions spécifiques ont été données à des employés du service postal pour mettre de côté des bulletins reçus après le 3 novembre (donc trop tard), les antidater - les tamponner avec la date du 3 novembre - afin de les inclure quand même dans le scrutin (source)
  • À contrario, dans des comtés pro-Trump d'Arizona, des employés de bureau de vote n'indiquèrent pas aux électeurs venus sur place d'éventuelles erreurs dans la saisie de leur bulletin, comme la loi le veut, mais turent ces erreurs, entraînant la nullité de ces votes (source)
  • Des observateurs républicains furent empêchés d'entrer dans de nombreux bureaux de dépouillement (source) (source) (source)
  • Des bulletins destinés aux Républicains furent comptés en faveur des Démocrates... le logiciel de tabulation "a eu un bug"... Et nous découvrons que 47 comtés ont utilisé le même logiciel. (source) Ce logiciel, "Dominion", était connu pour ces "bugs" depuis 2016 déjà mais n'était pas encore employé à aussi large échelle. (source) En 2018, la Fondation Clinton décida de "soutenir son développement" avec un don de 2.25 millions de dollars (source). Le logiciel reçut une "mise à jour" au beau milieu de l'élection (source)

Les liens mentionnés comme sources existent encore au moment où ce texte est écrit.

Cette liste n'a aucunement la prétention d'être exhaustive. Il ne s'agit même probablement que d'une infime partie émergée de l'iceberg. Vous pourriez examiner pendant des jours toutes les fraudes filmées, rapportées par des témoins ou sur lesquelles des plaintes sont déposées.

Mais rien qui suffise pour les journalistes, qui se contentent de défausser tout ceci d'un revers de main en disant "qu'il n'y a rien, finalement". Les mêmes personnes qui ont soutenu des années durant et sans la moindre preuve que Donald Trump était une marionnette des Russes affirment aujourd'hui, face à une fraude systémique et massive, qu'il n'y a pas de preuve.

Aux fraudes manifestes mentionnées ci-dessus il faut rajouter toutes celles qui ne sont disponibles qu'à travers des témoignages d'observateurs lorsqu'on les a laissé exercer leur rôle de surveillance, et les témoignages d'observateurs empêchés de faire leur travail. Gageons que même si les réseaux sociaux empêchent l'information d'atteindre le plus grand nombre les vidéos termineront dans les dossiers des avocats concernés.

Rajoutons pour mémoire quelques indices statistiques:

  • L'écart est très grand entre les votes Biden et les autres candidats démocrates (candidat au sénat et à la chambre des représentants) - mais uniquement dans les états-charnières - alors qu'il est dérisoire entre Trump et les candidats républicains. (source) Explication simple: pris par le temps, les fraudeurs ont rempli les bulletins à la va-vite sans prendre le temps de cocher les cases de tous les sous-fifres.
  • Sur les listes électorales, les électeurs inscrits se présentent comme affiliés au parti Démocrate, au parti Républicain ou comme indépendants. Chacun vote naturellement comme il le souhaite. Cependant, en Pennsylvanie, l'examen statistique des résultats contre les listes électorales montre que 100% des indépendants auraient voté pour Joe Biden (source)
  • Des bonds inexplicables dans les votes pour Joe Biden détectés au moins au Michigan (source) et au Wisconsin (source)
  • Trump a reçu plus de votes qu'aucun président pour sa réélection. Biden, lui, a reçu plus de votes que quiconque depuis la fondation des États-Unis, y compris lors de l'élection de Barack Obama en 2008. (source)

On peut compter aussi le rythme du dépouillement, qui fut stoppé de façon fort opportune dans différents états, pendant des jours, le temps que les fraudeurs puissent rassembler assez de nouveaux bulletins pour faire basculer l'élection. Ainsi, dans absolument tous les états litigieux finalement "remportés" par Biden, Trump était en tête du dépouillement, à bien plus de la moitié du déroulement de celui-ci, jusqu'au milieu de la nuit du 3 au 4 novembre. Le compteur resta ensuite bloqué pendant plusieurs jours à 90%, 94%, 99% même parfois selon les états, jusqu'à ce que Joe Biden puisse être annoncé en tête.

Résumons la situation en citant un ancien porte-parole républicain:

"Il y a des personnes corrompues qui ont un mépris absolu pour le peuple américain, qui pensent que nous sommes si mous, si lâches, si réticents à nous défendre, qu'ils estiment qu'ils peuvent voler la présidence." -- Newt Gingrich

Fin de partie

Les gens qui ne s'intéressent pas aux élections américaines de 2020 n'ont rien compris. Ce vote, ces jours que nous traversons, sont historiques. Ils façonneront l'avenir de l'Occident pour des décennies, que ce soit en direction de sa survie ou de son effondrement total.

Si les fraudes électorales massives et systématiques qui ont eu lieu cette semaine permettent au bout du compte à Joe Biden d'être élu, les élections à venir n'auront plus jamais aucune valeur, ni aux États-Unis, ni ailleurs.

Aux États-Unis, d'autres élections auront lieu, avec au moins autant de manipulations impunies - pourquoi se priver? - pour s'emparer progressivement des derniers leviers du pouvoir. Si des fraudes massives et impunies permettent d'emporter la Présidence, quelles sont les chances que d'autres fraudes massives soient contrecarrées pour un simple siège de sénateur, pour une obscure élection complémentaire? Quelles sont les chances que des élections manipulées par la gauche soient remises en question par l'Administration Biden ou les administration démocrates qui lui succèderont?

Ailleurs qu'aux États-Unis, quelles sont les chances que les élites locales restreignent leur désir de passer outre le vote populaire (en le manipulant) si même un peuple disposant du Bill of Rights laisse passer pareille trahison de ses droits comme le troupeau de moutons qu'il est devenu?

Si un Américain ne se rebelle pas contre l'injustice et la malhonnêteté de cette élection, qui le fera, ailleurs, face à des injustices du même calibre? S'attend-t-on à ce qu'un Français se rebelle davantage en France? Un Suisse en Suisse? Un Togolais au Togo?

Ces jours, la liberté de penser est morte en même temps que la liberté d'expression et la liberté de s'informer. La censure massive et effrénée des réseaux sociaux, des moteurs de recherche, des médias, et la criminalisation des pensées (puisque désormais même l'implicite est condamné) fait que nous entrons à vitesse grand V dans une réalité dystopique - un monde artificiel et strictement encadré où seule l'information officielle circule, les autres sujets n'ayant ni le droit, ni les moyens techniques d'exister.

L'élection présidentielle américaine est enfin l'occasion de réaliser à quel point la haine et le cynisme ont pris racine dans les populations. D'innombrables personnes se délectent de l'arbitraire et de la fraude. Pour ces gens, il est plus important que Trump soit chassé de la Maison-Blanche que de respecter le processus électoral. Le camp de Joe Biden triche? Peu importe, c'était pour gagner contre Trump! C'est pour la bonne cause!

Cette façon de justifier la fin pour excuser les moyens est l'apanage d'innombrables révolutionnaires sanglants au cours de l'histoire, et la façon dont elle se répand est franchement inquiétante. Tous ces gens qui se réjouissent aujourd'hui de cette façon de penser ne réalisent pas qu'ils ouvrent la porte à un chaos qui, à terme, les emportera aussi.

Comme tout le reste, évidemment, tout ceci prendra encore un certain temps, d'autant plus que le sort des États-Unis n'est pas encore scellé. Mais ce 3 novembre 2020 aura clairement été un avant-goût amer des différents destins qui nous attendent.

04 août 2020

Quand les médias romands nous parlent de Q

Fin juillet, le grand public romand a découvert l'existence de Q par un barrage médiatique tout azimut. La plupart des rédactions se contentèrent de recopier un article directement fourni par l'AFP, mais d'autres ajoutèrent leur grain de sel.

Sur l'intervalle de quelques jours, tous les médias romands (20 minutes, Le Matin, la Tribune de Genève, 24 heures, la RTS...) ont évoqué Q et le mouvement QAnon. La concentration des médias dans des groupes favorise ce genre de pratique ; pourtant, certains articles sont signés, prouvant l'implication des rédactions dans le traitement du sujet, et on comptera dans le lot l'information officielle issue des médias payés par la redevance obligatoire.

Comme d'habitude, nos médias romands ont une guerre de retard. Il est trop tard pour stopper le mouvement QAnon. Vous savez qu'un mouvement est devenu mainstream quand on peut trouver des t-shirt à son effigie jusque sur Amazon.

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Un Breadcrumb de Q.

Néanmoins, cette synchronisation est étonnante. Rien ne la justifie dans l'actualité. La seule évocation précédente de Q sous nos latitudes est liée à la volonté de Twitter de bannir des milliers de comptes associés à la mouvance quelques jours plus tôt - mais il s'agit d'un non-événement pour le grand public.

Tous ces articles, enfin, on la même construction: le mouvement QAnon est une théorie du complot d'extrême-droite, pro-Trump, et il ne faut absolument pas croire ce qui s'y raconte. La politique américaine et internationale est-elle dominée par une super-classe mondialiste et probablement pédophile? Non, puisqu'on vous le dit. Plus important encore, il est essentiel ne pas chercher à en savoir plus...

...Et ce sera de toute façon difficile.

Que sont Q et QAnon?

Pour l'acte d'accusation, on pourra aisément se reporter à l'un des liens fournis plus haut dans cet article, qui disent tous peu ou prou la même chose. Mais pour l'internaute décidé à se faire sa propre idée, il sera difficile d'en savoir plus.

En effet, toutes les recherches sur Google visant à trouver des informations de première main sur QAnon, comme les fameux "fragments" publiés par Q, ne renvoient qu'à des articles d'opinion ou des coupures de presse dénonçant le mouvement. Il est tout simplement impossible d'accéder aux informations fournies par QAnon à travers Google.

Quand Google trafique ses résultats pour vous empêcher d'accéder à l'information, vous pouvez être sûr de tenir un vrai sujet.

Heureusement, pour l'instant encore, d'autres moteurs existent et permettent d'accéder à des informations non tronquées. Revenons-en donc à notre mouvement Q... Pour une approche plus factuelle du sujet, on peut se tourner vers le blog American Thinker qui publia en début d'année une présentation claire du phénomène.

Q apparut la première fois en Octobre 2017 sur un forum anonyme appelé 4chan, postant des messages impliquant un accès à des informations secrètes quant à des événements à venir. Plus de 3'000 messages plus tard, Q a brossé un portrait dérangeant et aux multiples facettes d'un syndicat du crime global qui opère en toute impunité. Les suiveurs de Q au sein de la communauté QAnon analysent soigneusement les moindres détails de chaque message, qui sont consultables ici et ici.

Les médias mainstream ont publié des centaines d'articles attaquant Q et le dénonçant comme une théorie du complot d'extrême-droite, en particulier dès lors que le Président Trump sembla donner des indices d'une connivence avec lui. Lors d'un rallye en Caroline du Nord en 2019, Trump prit soin d'attirer l'attention du public vers un bébé dont la grenouillère arborait un Q majuscule.

Dans les dernières semaines, le tempo de mise en avant de Q par Trump s'est accéléré, le Président allant jusqu'à retweeter des followers de Q jusqu'à vingt fois en une journée. Trump a mis en avant des adeptes de Q dans ses publicités et a employé une des phrases signatures de Q ("Ces gens sont dingues") dans l'un de ses meetings.

Q a fait remarquer que les médias n'ont jamais pris la peine de poser à Trump la question évidente: "Que pensez-vous de Q?" Pour les partisans de Q, la raison pour laquelle cette question n'est jamais posée est évidente. Ils ont peur de la réponse.

Dans l'intervalle, l'influence de Q continue de s'étendre. Des manifestants à Hong-Kong, en Iran, en France, ont arboré des symboles Q et scandé des citations de Q. Les révélations de Q unifient les gens qui veulent la liberté partout dans le monde.

Si vous n'êtes pas familier de Q ou que vous ne le connaissez qu'à travers les attaques perpétrées contre lui dans les médias, j'aimerais fournir une brève introduction à ce phénomène extraordinaire. J'ai suivi Q depuis son premier message, et j'ai été de plus en plus impressionné par la précision, l'ampleur et la profondeur de ses communications. Les sympathisants de Q ont découvert longtemps avant les autres la détente avec la Corée du Nord, le dégonflement des mollahs d'Iran, et l'implication de l'Ukraine comme foyer de corruption pour la classe politique américaine. Ils en savaient beaucoup sur les activités de Jeffrey Epstein avant que celles-ci ne soient connues du grand public et prévoient des révélations encore plus choquantes. Comme Q se plaît à l'affirmer, "Le futur prouve le passé". Alors que les prédictions de Q se vérifient, elles donnent rétroactivement une crédibilité à l'entier de l'édifice.

Les partisans de Q pensent que Q est une opération de renseignement militaire, la première de son espèce, dont le but est de fournir au public des informations secrètes. Beaucoup pensent que l'équipe Q a été fondée par l'Amiral Michael Rogers, précédent directeur de la NSA et ancien commandant de l'unité de Cyber-Commandement des États-Unis. Certains soupçonnent Dan Scavino, Directeur des Médias Sociaux de la Maison-Blanche, de faire partie de l'opération, la grande tenue des écrits de Q reflétant une expertise en communication.

Q est une nouvelle arme dans la guerre de l'information, contournant les médias hostiles et le gouvernement corrompu pour communiquer directement avec le public. Q est en quelque sorte le pendant du flux Twitter de Trump. Alors que Trump communique brusquement et directement, Q est cryptique, détourné et subtil, n'offrant que quelques indices qui réclament une recherche et une mise en perspective.

Voilà comment les choses fonctionnent. Q publie des messages (également connus sous le nom de "largage" ("drop") ou de "miette" ("crumb")) sur un forum anonyme en ligne, messages qui sont ensuite discutés, analysés et critiqués par les habitués du forum. (Le forum en question a changé plusieurs fois au cours du temps à cause d'attaques massives). Des centaines de comptes des médias sociaux diffusent ensuite les derniers posts de Q à un public intéressé qui partage ensuite ses recherches, analyses, et interprétations quant à ces nouvelles informations. (...)


Q est donc la source des messages - reconnaissable parce que, même anonymes, certains forums identifient les messages postés d'une même origine avec une clef unique. QAnon est le nom donné à la communauté d'individus qui prêtent attention à ces messages.

Les deux doivent être distingués. Q est un individu (ou un petit groupe d'individus) parfaitement anonyme et lâchant des informations cryptiques sur Internet, que chacun peut décider de croire ou de ne pas croire. QAnon est une masse immense d'individus, chacun avec ses croyances, ses opinions et ses préjugés, interprétant les énigmatiques messages de bien des manières.

La distinction permet de comprendre la facilité avec laquelle les médias défaussent Q pour mieux se concentrer sur QAnon et tenter ainsi de les couler tous les deux. Avec assez d'opiniâtreté, on pourra trouver dans n'importe quelle communauté humaine assez vaste un ramassis de bêtises, d'exagérations, de déclarations à l'emporte-pièce, d'antisémitisme ou de folie. Les journalistes n'hésitent donc pas à mettre en exergue les croyances les plus délirantes de certains membres de QAnon pour en faire des symboles de l'absurdité, et de l'extrémisme, et discréditer ainsi le mouvement Q dans son ensemble.

Cette technique du grand-n'importe-quoi étendu à une communauté est aussi pratiquée par certains auteurs prétendant écrire sur le phénomène Q. Qu'il s'agisse de leurs propres délires ou d'une volonté de ridiculiser le tout, ils saupoudrent allègrement leurs analyses d'influence extraterrestre et de clonage humain... Ce qui est tout de même un comble pour un processus visant à faire réfléchir l'auditeur par lui-même.

En effet, Q est délibérément cryptique et anonyme. Il n'a aucune posture d'autorité, ne peut se prévaloir d'aucun titre, n'a aucune existence officielle. Q n'existe que par ses messages. Et la seule façon de comprendre quoi que ce soit est de les mettre en perspective et de procéder à ses propres recherches.

Beaucoup de gens détestent Q, y compris des partisans de Trump, mais il faut reconnaître que ses méthodes visent plutôt à élever le débat dans un univers médiatique où le prêt-à-penser est devenu la seule norme.

L'État profond et la pédophilie institutionnelle

Q étant humain, il n'est ni omniscient, ni infaillible.

Et Q n'est même pas pro-Trump.

Q affirme que nous sommes dans une configuration extraordinaire, permise par l'élection (et peut-être la réélection) de Trump. Un accident qui rend certaines choses possibles - notamment le déracinement de l'État profond.

Malgré son nom, l'État profond n'a rien d'abyssal. Il s'agit du petit nombre de gens à la tête des organisations qui financent les carrières des politiciens et des officiels de haut niveau. Ceux qui en Suisse emploient des lobbyistes, par exemple. De la sélection des "meilleurs" candidats à leur éventuelle nomination, puis à la canalisation que permettra ces gens lorsqu'ils en nommeront à leur tour d'autres à d'autres postes dans d'autres organisations, ils peuvent influer sur la société à une échelle démesurée, pendant des décennies.

Comme ils sont souvent à la tête de grands groupes internationaux (qu'ils soient économiques, politiques ou prétendument philanthropiques) ou de grandes fortunes, les membres de l'État profond n'ont souvent qu'un intérêt mineur pour les affaires locales. Ils font la promotion de politiques globales dépassant, ou effaçant au besoin, les concepts éculés à leurs yeux de nations et de peuples.

Une partie de cette élite est pédophile - la perversion suprême de ceux qui affichent ainsi qu'ils peuvent tout se permettre.

Donald Trump n'est pas pédophile.

Là se situe, pour eux, le danger.

Il y a plus d'un an, j'avais évoqué le sujet de l'inquiétante pédophilie des élites. L'affaire Epstein avait révélé les liens entre un milliardaire pédophile condamné et toute une frange de la jet-set avide de plaisirs interdits sur une île privée - incluant des personnalités de premier plan.

On aurait pu croire, faussement, que l'affaire Epstein était américano-américaine - ou au moins, limitée au monde anglophone. C'est oublier un peu vite que Ghislaine Maxwell, la maquerelle d'Epstein, est d'origine française, de culture française, et de nationalité française.

Pour aborder le volet français (voire européen) du sujet, un article fascinant de France-Culture, "Quand des intellectuels français défendaient la pédophilie", permet de faire le point.

Jean-Paul Sartre, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Gilles et Fanny Deleuze, Francis Ponge, Philippe Sollers, Jack Lang, Bernard Kouchner, Louis Aragon, André Glucksmann, François Châtelet et bien d'autres encore, de Félix Guattari à Patrice Chéreau ou Daniel Guérin ; tous font partie des 69 intellectuels français qui, aux côtés de l'écrivain Gabriel Matzneff et du romancier, journaliste à Libération et membre fondateur du Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR) Guy Hocquenghem ont signé une tribune publiée le 26 janvier 1977. D'abord dans Le Monde puis dans Libération pour défendre trois hommes incarcérés depuis plus de trois ans pour avoir abusé sexuellement de mineurs de moins de 15 ans. (...)

Le 23 mai 1977, dans les pages "Opinions" du Monde, 80 intellectuels français parmi lesquels Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Alain Robbe-Grillet, Jacques Derrida, Philippe Sollers et même Françoise Dolto, signent un autre texte pour demander que la loi décriminalise les rapports sexuels entre les adultes et les enfants de moins de 15 ans.
De nombreux journaux se font l'écho de ce mouvement pro pédophile, qui aux Pays-Bas est devenu un mouvement politique. Libération en tête, avec même des petites-annonces sans ambiguïté, (...) mais aussi Le Monde ou encore France Culture. Le 4 avril 1978, l'émission "Dialogues" (enregistrée en 1977) invite Michel Foucault, le romancier et membre fondateur du Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR) Guy Hocquenghem et le juriste Jean Danet, tous trois signataires de la pétition qui demande la décriminalisation de la pédophilie. Durant une heure et quart, en public dans le studio 107, ces intellectuels vont défendre l'idée que des pédophiles sont incarcérés à tort parce que les enfants qu'ils ont abusés étaient consentants. (...)

Des publications comme Gai Pied, journal radical pro homosexuel dans lequel écrivent Jean-Paul Aron, Jean-Paul Sartre ou Michel Foucault, aux côtés de l'écrivain Tony Duvert - pédophile revendiqué - et de Renaud Camus, deviennent ainsi des tribunes pour les pédophiles (la revue sera finalement suspendue en 1992).

Figure de mai 1968, Daniel Cohn Bendit raconte alors ses gestes sexuels sur des enfants. Dans le livre Le Grand bazar (publié en 1975 chez Belfond), où il évoque son activité d'éducateur dans un jardin d'enfants "alternatif" à Francfort. Puis en avril 1982, sur le plateau d'Apostrophes, où il déclare notamment : "La sexualité d'un gosse, c'est absolument fantastique, faut être honnête. J'ai travaillé auparavant avec des gosses qui avaient entre 4 et 6 ans. Quand une petite fille de 5 ans commence à vous déshabiller, c'est fantastique, c'est un jeu érotico-maniaque..."


Mais voilà, la société civile ne suit pas. L'intellectuel, les intellectuels, ne parviennent pas à guider le peuple. Tant pis! Il faudra attendre, dans l'ombre.

Une question: combien de ces individus ont vu leurs carrières brisées, leurs statues déboulonnées, leurs hommages retirés, leurs chaires de complaisance dissoutes?

S'il y a un aspect encore plus fascinant que la façon dont tout une coterie "d'intellectuels de gauche" français a pu déballer ouvertement ses penchants pédophiles pendant des années en toute impunité, c'est la façon dont ces gens se sont fait tout au long de leur vie servir la soupe par les médias et les autorités politiques, littéraires, universitaires... Et même la magistrature, qui jamais ne vit là-dedans matière à enquêter.

Ces gens n'ont jamais été inquiété durant toute leur carrière. Ils ont pu continuer à nuire, et nuisent encore aujourd'hui.

Le défi de notre temps

Même si certains dignitaires de haut rang doivent mal dormir ces jours en attendant que Ghislaine Maxwell soit à son tour éliminée, la pédophilie ne s'est jamais aussi bien portée dans certains cercles. Rappelons-nous encore de l'époque très récente où quiconque voulant s'en prendre à Polanski était un "extrémiste", coupable d'une "cabale", d'un "acharnement judiciaire", contre un individu qui a drogué, violé et sodomisé une fille de treize ans alors qu'il en avait quarante-trois...

Le revirement de l'opinion publique est très récent, suscité par de sordides exemples, comme l'affaire d'Outreau en France, l'enlèvement de Maddie ou les viols collectifs de Telford en Angleterre, ou l'affaire Epstein aux États-Unis.

Q et QAnon ont le mérite de transmettre des informations dérangeantes sur certaines pratiques d'une élite dégénérée, comme par exemple la chambre d'hôtel la plus chère du monde, et de les diffuser au sein du grand public.

C'est une contre-offensive à celle opérée par ces élites pour tenter de normaliser la pédophilie, comme elles n'ont jamais cessé de vouloir le faire depuis quarante ans. Qu'on se rappelle en Suisse qu'il a fallu voter, tant la résistance institutionnelle était forte, pour faire appliquer quelque chose d'aussi évident que d'empêcher des pédophiles condamnés de pouvoir continuer à travailler avec des enfants! Une initiative qui ne réunit qu'un maigre 63% des votes des citoyens en 2014, montrant l'efficacité de l'abrutissement du grand public.

J'en arrive même à me demander si toute la sympathie étrange et pour tout dire apparemment incompréhensible des décideurs de hauts rangs en faveur de l'islam et de l'immigration musulmane de masse, ne pourrait s'expliquer simplement par la tolérance, voire l'incitation à la pédophilie dans l'islam. Pourquoi s'embêter à convaincre des populations revêches à la pédophilie lorsqu'on peut simplement les substituer par une autre qui n'a pas ces interdits moraux?

Une façon comme une autre de déplacer la fameuse Fenêtre d'Overton...

Comme on peut s'en rendre compte, la pédophilie des élites, la lutte contre cette pédophilie, et les éventuelles poursuites judiciaire qui arriveront peut-être, ou jamais, est un sujet quasiment inépuisable.

Je pense que parmi les défis de ce XXIe siècle la bataille contre la pédophilie figurera en bonne place.

Et la partie est loin d'être gagnée.

La façon dont les médias officiels présentent Q et la communauté QAnon nous donne un bon aperçu du camp dont ils défendent les couleurs.

18 juillet 2020

Des Millionnaires pour l'Humanité

"Taxez-nous davantage!"

C'est en ces termes que l'on pourrait résumer la profession de foi d'un groupe de 87 signataires s'auto-proclamant les Millionnaires pour l'Humanité.

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Pareille initiative fut bue comme du petit lait par les médias, cela va sans dire. Des riches qui demandent à être taxés davantage! Quelle aubaine!

"Alors que le Covid-19 frappe le monde, les millionnaire comme nous avons un rôle essentiel à jouer pour guérir le monde. Nous ne sommes pas ceux qui soignent les malades dans les unités de soins intensifs. Nous ne conduisons pas les ambulances qui amènent les malades à l'hôpital. Nous ne sommes pas ceux qui regarnissent les rayons des épiceries ou qui délivrent de la nourriture de porte à porte. Mais nous avons de l'argent, beaucoup. De l'argent dont on a absolument besoin maintenant et dont on continuera à avoir besoin dans les années à venir, alors que notre monde se remet de cette crise."

"Nous, les millionnaires soussignés, appelons les gouvernements à augmenter les taxes de gens comme nous. Immédiatement, substantiellement et de manière permanente".

"L'impact de la crise actuelle s'étendra sur des décennies (...) Les problèmes causés et révélés par le Covid-19 ne peuvent être résolus par la charité, aussi généreuse soit-elle. Les chefs de gouvernement doivent prendre la responsabilité de lever les fonds dont nous avons besoin et les dépenser équitablement. Nous pouvons nous assurer de financer de façon adéquate nos systèmes de santé, nos écoles et notre sécurité via une augmentation permanente des taxes sur les gens les plus fortunés de la planète, des gens comme nous." (...)


L'appel se termine solennellement:

"Donc, s'il vous plaît. Taxez-nous. Taxez-nous. Taxez-nous. C'est le bon choix. C'est le seul choix. L'Humanité est plus importante que notre argent."


Difficile pour un journaliste de rester de marbre face à un tel appel au collectivisme. Du coup, rare sont les articles mentionnant cette initiative et faisant preuve du moindre esprit critique. Les médias gobent avec empressement en se contentant d'applaudir cette prise de position, opportunément publiée juste avant la réunion des ministres des Finances du G20 et le sommet européen extraordinaire sur la relance de l'UE.

Naïveté quand tu nous tiens

Heureusement, les internautes sont un peu moins naïfs (dans l'ensemble) que les journalistes qui prétendent les informer, et cela se voit dans les commentaires des articles sur le sujet.

Le côté publicitaire de l'opération saute aux yeux: les millionnaires, par appât du gain ou peur de la foule, espèrent toujours se faire bien voir des masses vindicatives. Rien de mieux que de demander à payer plus d'impôts pour y parvenir. C'est la version financière du green washing ou d'un selfie avec Greta. Mais la démarche soulève tout de même quelques questions.

D'abord, et c'est l'évidence même, personne n'est obligé de payer le minimum d'impôt. C'est l'argument-massue à rétorquer à tous les adeptes de la redistribution, qu'ils soient milliardaires ou militants socialistes de base. Si on prend au mot les martingales à base de "multiplicateur de prospérité" et autres formules imprégnées du mythique "intérêt général", qu'est-ce qui empêche qui que ce soit de faire un don à l'État, ou à n'importe quel État, du montant de son choix?

Donnez à l'État et il vous le rendra au centuple? Eh bien, qu'attendez-vous?

Charité bien ordonnée commence par soi-même. Les Millionnaires pour l'Humanité seraient un tout petit peu plus crédibles s'ils joignaient le chèque à la parole afin de donner corps à leur appel à la générosité. Ils s'en gardent bien!

Ensuite, si la redistribution via l'impôt créait la moindre prospérité, cela se saurait. Depuis le temps que toutes les variantes du socialo-communisme n'ont de cesse d'emprunter ce chemin (en se servant grassement au passage), cela n'a donné que corruption, pauvreté généralisée et effondrement économique dans tous les pays qui ont eu le bonheur d'essayer.

L'explication est fort simple: le transfert forcé d'argent d'un individu à un autre n'augmente pas la satisfaction générale, à l'opposé d'un transfert volontaire et librement consenti, comme un achat par exemple. Le transfert forcé est même destructeur de prospérité puisqu'il punit celui qui réussit à gagner de l'argent en le donnant à celui qui n'a rien fait pour le mériter. Mais il a l'avantage de permettre à toute une classe de parasites institutionnels de vivre en prélevant leur écot sur ces échanges, tout en se drapant de morale.

Le piège de la générosité

Imaginons que des politiciens appâtés par cette douce musique fiscale décident de voter demain un super-impôt pour les super-riches. Disons, par exemple, un taux spécial supplémentaire de 20% sur les revenus de plus d'un million de francs, en sus de tous les impôts actuels.

Les partisans de cet impôt déchanteront rapidement, parce qu'il rapportera bien moins que prévu. Ceux qui sont très au-dessus du seuil trouveront des moyens d'y échapper avec des montages fiscaux permettant d'apparaître comme des travailleurs employés par une filiale étrangère, ou déménageront et travailleront à distance depuis un autre pays, etc. Ceux qui sont un tout petit peu au-dessus du seuil baisseront leur salaire pour l'éviter, en se faisant payer en stock-options ou autres avantages.

Mais surtout, il y aura des gens pour porter plainte devant telle ou telle cour suprême contre ce seuil de super-impôt pour les super-riches, et ils gagneront, car les seuils marqués sont à éviter en matière d'imposition et les politiciens le savent bien.

Si bien que lorsque vous entendez des riches appeler à "plus d'impôts pour les riches" ils appellent en réalité à une augmentation générale des impôts.

Il n'est juste pas possible d'augmenter massivement les impôts d'une seule tranche de revenus. Lorsque pareille fiscalité est souhaitée ("Taxons les riches!") et mise en place, elle se décline en fait en une augmentation de toutes les tranches d'impôt, de la plus haute à la plus basse. Si bien que, ne disposant pas des "capacités d'évitement" des super-riches, la classe moyenne subit les nouveaux taux de plein fouet.

Comment fonctionne le monde

Il n'y a pas plus hypocrite, et franchement méprisant, qu'un appel des super-riches à être taxés davantage. Et ils le savent parfaitement.

Il y a quelques années le magnat de la finance Warren Buffett se plaignait mollement de payer moins d'impôts que sa secrétaire. Parce que les impôts sont essentiellement des impôts sur le revenu. Les gens vraiment riches se débrouillent pour obtenir de l'argent par d'autres moyens.

Warren Buffet, par exemple, dispose d'une fortune grâce à sa société Berkshire Hathaway. Jeff Bezos d'Amazon reçoit un salaire de misère. Jack Dorsey, le PDG de Twitter, a touché un salaire d'un dollar et 40 cents en 2018. Quel taux d'imposition serait approprié sur un salaire pareil?

Toute la fiscalité d'aujourd'hui est focalisée sur les salaires. Qu'on tente une autre approche de la fiscalité et certains super-riches y réfléchiront à deux fois avant de lancer un appel à payer plus d'impôts... Mais en fait ils n'ont pas tellement à craindre.

Savez-vous pourquoi?

Parce que les politiciens ne le feront jamais.

Il faut révéler le pot-aux-roses de la fiscalité, et de ces inexplicables "niches" et autres "paradis fiscaux", qui fleurissent encore et toujours malgré toutes les tentatives politiques pour soi-disant y mettre fin: il est infiniment plus facile, et moins coûteux, pour les super-riches, de faire capoter un projet de loi ou de s'aménager des portes de sortie dans une réforme fiscale, plutôt que de s'acquitter des nouveaux impôts.

C'est un terme poli pour "corruption" - et une bataille que la fiscalité ne remportera jamais.

Tout cela n'implique pas forcément des sommes d'argent qui changent de main. Les super-riches sont d'autant plus aidés dans leurs démarches que la classe politique est elle-même richissime - en particulier les politiciens de gauche. Nancy Pelosi pèse 120 millions de dollars. Le couple Clinton a engrangé 240 millions de dollars entre 2001 et 2016. Plus près de chez nous, le révolutionnaire d'opérette Jean-Luc Mélenchon fait partie des 1% les plus riches.

Et en Suisse? Simonetta Sommaruga et son mari (écrivain subventionné) se payent une maison de trois appartements. Moritz Leuenberger fut nommé au Conseil d'Administration d'Implenia. Même à Renens, la verte Tinetta Maystre se retrouve au Conseil d'Administration de Migros Vaud.

Comment penser une seconde que ces gens tordront le cou à la poule aux œufs d'or?

"Les médias nous bassinent depuis des années avec la feuille d'impôt de Donald Trump, mais je suis moins intéressé par la déclaration fiscale d'un milliardaire devenu politicien que par celle d'un politicien devenu milliardaire." -- Un internaute fâché par la richesse de ses élus


Indépendamment de toute discussion morale sur la taxation, les super-riches n'ont pas de mauvais sang à se faire. Peu importe ce que croient ou espèrent les militants de gauche, les politiciens qui les représentent n'ont aucune envie de nuire au club dont ils rêvent de faire partie, quand ils n'ont pas déjà réussi à y entrer au gré de leur "carrière politique". Il n'y a pas de meilleure entente entre le monde politique et les gens les plus prospères de la planète qu'au milieu des petits fours du Forum de Davos. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que la plupart des membres de cette super-classe s'affiche politiquement à gauche.

Voilà pourquoi certains membres du club des millionnaires peuvent pousser le vice jusqu'à se qualifier de "Millionnaires pour l'Humanité". Parés de leur nouvelle vertu, ils aguichent la plèbe en implorant publiquement à payer plus de taxes, et, une flûte de champagne à la main, contemplent les fourmis s'agiter.

13 juin 2020

Black Lives Matter: la lettre d'un professeur de Berkeley

Un professeur d'histoire anonyme de l'Université de Berkeley a rédigé une lettre ouverte contre les récits du moment sur l'injustice raciale qui sous-tend le mouvement Black Lives Matter (BLM) et les protestations en cours un peu partout dans le monde, consécutives à la mort de George Floyd.

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Royce Hall de l'Université de Californie à Berkeley.

L'authenticité de l'auteur a été confirmée par le professeur adjoint de science politique de l'Université d'État du Kentucky, Wilfred Reilly, qui a dit avoir reçu une copie de la lettre de même que l'économiste de l'Université de Stanford, Thomas Sowell. La lettre fut publiée sur Twitter par Tracy Beanz, un journaliste d'investigation. En voici une traduction.

 


 

Lettre ouverte d'un professeur d'histoire de l'Université de Berkeley contre Black Live Matters, les brutalités policières et l'orthodoxie culturelle

Chers Professeurs X, Y et Z,

Je suis l'un de vos collègues de l'Université de Californie à Berkeley (UCB). Je vous ai rencontré personnellement, mais je ne vous connais pas de près et je vous contacte de manière anonyme, avec mes excuses. Je crains que la révélation publique de cet e-mail ne me fasse perdre mon emploi et probablement toute possibilité d'emploi futur dans mon domaine.

Dans vos récents courriels du département, vous avez mentionné notre engagement en faveur de la diversité, mais je suis de plus en plus alarmé par l'absence de diversité d'opinions sur le sujet des récentes manifestations et de la réaction de la communauté [académique] à leur égard.

Dans la profusion de liens et ressources que vous avez fournie, je n'ai trouvé aucune sorte de contre-argument substantiel ni de récit alternatif qui expliquerait la sous-représentation des Noirs dans le monde universitaire, ou leur surreprésentation dans le système de justice pénale. L'explication fournie dans votre documentation, à la quasi-exclusion de toutes les autres, est univariée: les problèmes de la communauté noire sont causés par les Blancs, ou, lorsque les Blancs ne sont pas physiquement présents, par l'infiltration de la suprématie blanche et du racisme systémique blanc dans les cerveaux, les âmes et les institutions en Amérique.

De nombreuses objections convaincantes à cette thèse ont été soulevées par des voix raisonnables, y compris au sein de la communauté noire elle-même, comme celles de Thomas Sowell et Wilfred Reilly. Ces gens ne sont pas des racistes ou des "Oncles Tom"[1]. Ce sont des savants intelligents qui rejettent un récit qui dépouille les Noirs de leur pouvoir et extériorise systématiquement les problèmes de la communauté noire vers des étrangers. Leur point de vue est totalement absent des communiqués des départements et de l'UCB elle-même.

L'affirmation selon laquelle les difficultés rencontrées par la communauté noire s'expliquent entièrement par des facteurs exogènes sous la forme de racisme systémique blanc, de suprématie blanche et d'autres formes de discrimination blanche reste une hypothèse problématique qui devrait être vigoureusement contestée par les historiens. Au lieu de cela, elle est traitée comme une vérité axiomatique, exploitable sans considération sérieuse de ses défauts profonds, ni de son inquiétante implication d'une impuissance totale des Noirs. Cette hypothèse transforme notre institution et notre culture, sans aucun espace de dissidence en dehors d'un discours étroit et strictement contrôlé.

Un contre-récit existe. Si vous avez le temps, veuillez envisager d'examiner certains des documents que je joins à la fin de cet e-mail. De manière écrasante, le raisonnement fourni par BLM et ses alliés est soit essentiellement anecdotique (comme dans le cas de l'essentiel de l'article incontestablement émouvant de Ta-Nehisi Coates), soit avec des motivations transparentes. Comme exemple de ce dernier problème, considérons la proportion de Noirs américains incarcérés. Cette proportion est souvent utilisée pour qualifier le système de justice pénale d'anti-noir. Cependant, si nous utilisons précisément la même méthodologie, nous devrions conclure que le système de justice pénale est encore plus anti-masculin qu'il est anti-noir.

Pourrions-nous qualifier la justice pénale de complotiste, systématiquement biaisée contre les personnes de sexe masculin, à l'encontre d'Américains innocents? J'espère que vous comprenez à quel point une mise en sommeil importante de nos facultés rationnelles s'impose pour accepter ce type de raisonnement imparfait. Les Noirs ne sont pas incarcérés à des taux plus élevés que ce que montre leur implication dans des crimes violents. Ce fait a été démontré à plusieurs reprises dans plusieurs juridictions dans plusieurs pays.

Et pourtant, je vois mon département reproduire sans discernement un récit qui diminue le pouvoir noir en faveur d'une explication centrée sur le Blanc, qui fait appel au désir apparent du département d'assumer le "fardeau de l'homme blanc"[2] et de promouvoir un récit de culpabilité blanche.

Si nous prétendons que le système de justice pénale est suprémaciste blanc, pourquoi les Américains d'origine asiatique, les Indiens d'Amérique et les Américains nigérians sont-ils incarcérés à des taux considérablement inférieurs à ceux des Américains blancs? C'est une drôle de suprématie blanche. Même les Juifs américains sont moins incarcérés que les gentils Blancs. Je pense qu'il est juste de dire que votre suprémaciste blanc moyen désapprouve les Juifs. Et pourtant, ces prétendus suprémacistes blancs incarcèrent des gentils à des taux beaucoup plus élevés que les Juifs. Rien de tout cela n'est abordé dans votre littérature. Rien de tout cela n'est expliqué, à part en agitant la main et en lançant des attaques ad hominem. "Ce sont des arguments racistes". "La notion de minorité exemplaire est un mythe entretenu par les suprémacistes blancs". "Seuls les fascistes parlent des crimes des Noirs contre les Noirs", ad nauseam.

Les déclarations de ce type ne constituent pas des contre-arguments: ce sont simplement des classifications arbitraires et offensantes, destinées à réduire au silence et à empêcher toute discussion. N'importe quel historien sérieux les reconnaîtra pour ce qu'elles sont, des tactiques visant à faire taire toute critique de l'orthodoxie, communes aux régimes répressifs, aux doctrinaires et aux religions à travers le temps et l'espace. Ces déclarations visent à écraser la vraie diversité et à chasser pour de bon toute culture robuste de critique intellectuelle de notre département.

Nous sommes de plus en plus appelés à nous conformer et à souscrire à la vision problématique de l'Histoire selon BLM, et le département est présenté comme unifié sur la question. En particulier, les minorités ethniques sont volontairement rassemblées au sein d'une posture unique. Cette unité apparente est probablement fonction du fait que la dissidence pourrait très certainement mener au renvoi ou à la non-reconduction de ceux d'entre nous qui sont dans une situation précaire, ce qui n'est pas un petit nombre.

Personnellement, je n'ose pas m'élever contre le récit de BLM. Sous ce déluge d'unité présumée dont l'administration, les professeurs titulaires, l'administration de l'Université, les entreprises américaines et les médias nous inondent en masse, la punition pour dissidence est un danger évident à une époque de vulnérabilité économique généralisée. Je suis certain que si mon nom était joint à cet e-mail, je perdrais mon emploi et toute possibilité d'emploi futur, même si je crois et je peux justifier chaque mot que je tape.

La grande majorité des violences exercées sur la communauté noire est commise par des Noirs. Il n'y a pratiquement pas de marches pour ces victimes invisibles, pas de minutes de silence, pas de lettres sincères des responsables de l'Université, des doyens ni des chefs de département. Le message est clair: les vies noires ne comptent que lorsque les Blancs les prennent. La violence noire est inévitable et insoluble, tandis que la violence blanche demande des explications et exige une solution. Osez regarder dans vos cœurs pour réaliser à quel point cette formulation est sectaire.

Aucune discussion n'est autorisée pour les victimes non noires de violence noire, qui sont proportionnellement plus nombreuses que les victimes noires de violence non noire. C'est particulièrement amer dans la région de la Baie, où la proportion de victimes asiatiques par des assaillants noirs atteint des proportions épidémiques, au point que le chef de la police de San-Francisco a conseillé aux Asiatiques d'arrêter de suspendre des porte-bonheur à leurs portes, car cela attire l'attention de violeurs de domiciles (massivement noirs). Des importuns comme George Floyd. Pour cette réalité concrète, vécue, y compris physiquement, de la violence aux États-Unis, il n'y a pas de marches, pas de courriels larmoyants des chefs de département, pas de soutien de McDonald's ni de Wal-Mart. Pour le département d'histoire, notre silence n'est pas une simple abrogation de notre devoir de faire la lumière sur la vérité: c'est un rejet de celle-ci.

L'affirmation selon laquelle la violence intra raciale noire est le produit du redlining [3], de l'esclavage et d'autres injustices repose sur des faits largement historiques. Il appartient donc aux historiens d'expliquer pourquoi l'internement des Japonais ou le massacre des Juifs européens n'a pas conduit à des taux de dysfonctionnement équivalents et à de faibles statuts socio-économiques chez les Japonais et les Juifs américains, respectivement. Les Arabo-américains ont été méchamment diabolisés depuis le 11 septembre, tout comme les Sino-américains plus récemment. Cependant, les deux groupes surpassent les Américains blancs sur presque tous les indices de statut socio-économique - tout comme les Américains nigérians, qui ont d'ailleurs la peau noire. Il appartient aux historiens de signaler ces anomalies et d'en discuter. Cependant, aucune véritable discussion n'est possible dans le climat actuel de notre département. L'explication nous est fournie: tout désaccord avec la position officielle est raciste, et le travail des historiens est d'explorer plus en détail d'autres façons de montrer que l'explication est correcte. Il s'agit d'une parodie de la profession d'historien.

Plus troublant encore, notre ministère semble avoir été entièrement subjugué par les intérêts de la Convention Démocratique Nationale et du Parti Démocrate en général. Pour expliquer ce que je veux dire, réfléchissez à ce qui se passe si vous choisissez de faire un don à Black Lives Matter, une organisation que le département d'histoire de l'Université de Californie à Berkeley a explicitement promu dans ses récents courriers. Tous les dons sur le site Web officiel de BLM sont immédiatement redirigés vers ActBlue Charities, une organisation principalement concernée par le financement des campagnes électorales pour les candidats démocrates. Faire un don à BLM aujourd'hui revient à faire un don indirect à la campagne 2020 de Joe Biden. C'est grotesque étant donné que les villes américaines avec les pires taux de violence de Noirs contre des Noirs, ou de violence policière sur des Noirs, sont dans une écrasante majorité conduites par des Démocrates. Minneapolis elle-même est entièrement entre les mains des Démocrates depuis plus de cinq décennies ; le "racisme systémique" y a été construit par les administrations démocrates successives.

L'attitude paternaliste et condescendante des dirigeants démocrates envers la communauté noire, illustrée par presque toutes les déclarations de Biden sur la race noire, ne font que garantir un état perpétuel de misère, de ressentiment, de pauvreté et une politique de griefs qui anéantit simultanément le débat politique américain et des vies noires. Et pourtant, faire un don à BLM, c'est financer les campagnes électorales d'hommes comme le maire Frey, qui ont vu leurs villes dégénérer dans la violence. Il s'agit de la captation grotesque d'un mouvement de bonne foi visant à une nécessaire réforme de la police, et de notre département, en faveur d'un parti politique. Pire encore, il n'y a pratiquement aucune possibilité de dissidence dans le milieu universitaire. Je refuse de servir le Parti, et vous devriez aussi.

L'alliance totale des grandes sociétés impliquées dans l'exploitation humaine avec BLM devrait être un signal d'avertissement pour nous, et pourtant cette preuve accablante passe inaperçue, délibérément ignorée ou célébrée de façon perverse. Nous sommes les idiots utiles des classes les plus riches, porteurs d'eau pour Jeff Bezos et autres esclavagistes de notre temps, réels et modernes. Starbucks, une organisation utilisant des Noirs travaillant littéralement comme des esclaves chez ses fournisseurs de plantations de café, est en faveur de BLM. Sony, une organisation utilisant du cobalt extrait encore plus littéralement par des esclaves noirs, dont beaucoup sont des enfants, est en faveur de BLM. Et apparemment, nous aussi. L'absence de contre-récit permet cette obscénité. Fiat lux, en effet.[4]

Il existe également un large éventail de ceux que l'on ne peut qualifier que "d'arnaqueurs raciaux": des bonimenteurs de toutes couleurs qui tirent profit des brasiers de conflits raciaux pour obtenir des emplois administratifs, des postes de gestion caritative, des emplois universitaires et de l'avancement, ou atteindre des objectifs politiques personnels.

Étant donné la direction que notre département d'histoire semble prendre, loin de tout engagement envers la vérité, nous pouvons nous considérer comme une institution de formation pour cette catégorie de charlatans. Leurs activités sont corrosives, détruisant tout espoir d'une coexistence raciale harmonieuse dans notre nation et envahissant notre vie politique et institutionnelle. Beaucoup de leurs voix sont ségrégationnistes, ce qui n'est pas sans ironie.

Martin Luther King serait probablement qualifié "d'Oncle Tom" s'il parlait sur notre campus aujourd'hui. Nous formons des dirigeants qui ont l'intention, de manière explicite, de détruire l'une des seules sociétés ethniquement diversifiées véritablement prospère de l'histoire moderne. Alors que la République Populaire de Chine, un régime nationaliste bâti sur une base ethnique, agressivement raciste et chauvin, avec une immigration nulle et sans concept de jus solis, se présente de plus en plus comme l'alternative politique mondiale aux États-Unis, je vous demande: est-ce sage? Sommes-nous vraiment en train d'agir comme il faut?

Enfin, notre université et notre département ont fait plusieurs déclarations pour célébrer et faire l'éloge de George Floyd. Floyd était un criminel récidiviste qui a autrefois tenu une femme noire enceinte sous la menace d'une arme. Il est entré par effraction chez elle avec une bande d'hommes et a pointé une arme sur son ventre de femme enceinte. Il a terrorisé les femmes de sa communauté. Il a engendré et abandonné plusieurs enfants, ne jouant aucun rôle dans leur soutien financier ni leur éducation, échouant à l'un des tests de décence les plus élémentaires pour un être humain. Il était toxicomane et parfois trafiquant de drogue, un escroc qui s'en prenait à ses voisins honnêtes et travailleurs.

Et pourtant, les dirigeants de l'Université de Californie et les historiens du département d'histoire célèbrent ce criminel violent, élevant son nom à la sainteté virtuelle. Un homme qui a blessé les femmes. Un homme qui a blessé des femmes noires. Avec la pleine collaboration du département d'histoire de l'UCB, des entreprises américaines, de la plupart des médias grand public et de certaines des élites les plus riches et les plus privilégiées qui façonnent l'opinion des États-Unis, il est devenu un héros culturel, enterré dans un cercueil doré, sa famille (officielle) couverte de cadeaux et de louanges. Les Américains subissent des pressions sociales pour s'agenouiller à cause de ce misogyne violent et abusif. Une génération d'hommes noirs est forcée de s'identifier à George Floyd, le pire ambassadeur qui soit de sa couleur de peau et de la race humaine.

J'ai honte de mon département. Je dirais que j'ai honte de vous aussi, mais peut-être êtes-vous d'accord avec moi et avez-vous simplement peur, comme moi, du retour de bâton après avoir dit la vérité. Il est difficile de donner un sens au fait de se mettre à genou quand vous devez vous agenouiller quotidiennement pour garder votre travail.

Cela ne devrait pas affecter la force de mon argumentation précédente, mais pour mémoire, j'écris tout cela en tant que personne de couleur. Ma famille a été personnellement victime d'hommes comme M. Floyd. Nous sommes conscients des déprédations condescendantes du Parti Démocrate contre notre race. L'hypothèse humiliante selon laquelle nous sommes trop stupides pour faire des tests de raisonnement STEM, que nous avons besoin d'une aide spéciale et d'exigences moindres pour avancer dans la vie, nous est largement familière. Je me demande parfois s'il ne serait pas plus facile de traiter avec des fascistes classiques, qui seraient au moins directs en me traitant de sous-homme, et qui ont peu de chances de partager ma couleur de peau.

L'omniprésente bigoterie doucereuse des exigences moindres et l'affirmation permanente selon laquelle les solutions au sort de mon peuple reposent exclusivement sur la bonne volonté des Blancs plutôt que sur notre propre travail acharné, sont psychologiquement dévastatrices. Aucun autre groupe en Amérique n'est systématiquement démoralisé de cette manière par ses prétendus alliés. On enseigne à toute une génération d'enfants noirs que ce n'est qu'en mendiant, en pleurant et en hurlant qu'ils obtiendront des miettes de la part de Blancs culpabilisés.

Aucun message ne dévastera plus sûrement leur avenir, surtout si les Blancs sont à court de culpabilité, voire même, si l'Amérique est à court de Blancs. Si cela s'était passé ainsi pour les Américains d'origine japonaise, les Américains juifs ou les Américains d'origine chinoise, alors Chinatown et Japantown ne seraient certainement pas différents aujourd'hui des quartiers les plus dévastés de Baltimore et d'East St. Louis. Le département d'histoire de l'UCB est maintenant le promoteur institutionnel d'une erreur destructrice et dénigrante sur la race noire.

J'espère que vous mesurez la frustration derrière ce message. Je ne soutiens pas Black Lives Matter. Je ne soutiens pas le programme de griefs des Démocrates et la capture incontestée de notre ministère par le Parti. Je ne soutiens pas que le Parti décide au nom ma race, comme Biden l'a fait récemment dans sa troublante interview, affirmant qu'être Noir revient obligatoirement à voter démocrate. Je condamne la manière dont George Floyd est décédé et je me joins à vous pour demander une plus grande responsabilisation et une réforme de la police. Cependant, je ne prétendrai pas que George Floyd était autre chose qu'un misogyne violent, un homme brutal qui a connu une prévisible fin brutale.

Je veux aussi protéger la pratique de l'Histoire. Cleo n'est pas la servante soumise des politiciens et des entreprises. Comme nous, elle est libre.

 


 

[1] Oncle Tom: tiré du livre La Case de l'Oncle Tom, surnom dénigrant donné aux Noirs qui vivent heureux au milieu des Blancs, ce qui ne saurait être, du point de vue de ceux qui l'expriment, qu'une hypocrisie dictée par des nécessités de survie. Retour

[2] Fardeau de l'homme blanc: titre d'un poème de Rudyard Kipling en 1899 résumant la pensée selon laquelle l'homme blanc aurait entre ses mains le devoir de civiliser, de subvenir aux besoins et d'administrer les populations colonisées (le "fardeau" pouvant être à la fois pour ces populations et pour le colonisateur lui-même). Elle justifie la colonisation en tant que mission civilisatrice. Retour

[3] Le redlining est une pratique discriminatoire consistant à refuser ou limiter les prêts aux populations situées dans des zones géographiques déterminées, selon Wikipédia. Retour

[4] Fiat Lux, "que la lumière soit!", employé ici avec ironie, est la devise de l'Université de Californie à Berkeley. Retour

12 novembre 2019

De l'inquiétante pédophilie des élites

Le suicide apparent du milliardaire pédophile dans la cellule d'une prison de New-York convainc de moins en moins. Jeffrey Epstein avait été retiré sans raison d'une cellule anti-suicide et transféré dans une cellule normale, où il résidait seul, pour des raisons encore non éclaircies. Alors que son moral était "bon", il y mourut officiellement en se pendant avec sa literie.

Epstein n'en finit pas de mourir...

Les caméras de surveillance opportunément en pannes, les hurlements rapportés par les locataires des cellules voisines la nuit de l'apparent suicide, les gardiens de prison censés faire des rondes toutes les demi-heures mais endormis pendant trois heures fatidiques et falsifiant des rapports tout en se montrant peu coopératifs avec les chargés de l'enquête, ne sont que de malheureuses coïncidences. Tiens, comme la photo du syndicat des gardiens posant avec Hillary Clinton.

L'examen du cadavre de M. Epstein par la médecin légiste Barbara Sampson révéla une brisure de l’os hyoïde (sous l’attache de la langue, seul os sans articulation avec un autre), typique d'une strangulation et non d'une pendaison - mais elle conclut à un suicide malgré tout. La légiste fut désavouée en direct à la télévision par une "légende" de la médecine légale, le Dr. Michael Baden, ancien légiste du centre médical de New York. L'expert de 85 ans qui examina pas moins de 20'000 cadavres lors de ses cinquante ans de carrière arriva à des conclusions opposées, notant, outre les fractures de cartilage de part et d'autre du larynx, d'autres détails comme ses yeux exorbités et injectés de sang. Ces éléments liés à la pression exercée sur le cou de la victime correspondent bien plus à un étranglement effectué par un tiers.

Le frère d'Epstein s'interrogea quant à lui sur la présence de marques sur ses bras, témoignage probable d'une lutte. Barbara Sampson rétorqua que c'était bien un suicide parce que... Parce qu'il le fallait bien, comprenez-vous.

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Le mème "Epstein didn't kill himself" se répand comme une traînée de poudre.
Ici, à la fin d'un concert à Orlando.

...Et Hillary Clinton plaisante (mais ne devrait pas)

Nous ne saurons probablement jamais la vérité ; mais ne pas croire au suicide de Jeffrey Epstein revient à être un nazi, minimum, puisque seul un nazi refuserait de croire en la Vérité Officielle.

Bien qu'elle n'emploie pas ces termes-là, c'est à peu près la ligne de défense d'Hillary Clinton lorsqu'un journaliste de divertissement, Trevor Noah, lui demanda de but en blanc "Comment avez-vous tué Jeffrey Epstein?" dans son émission.

Trevor Noah - Je dois vous poser une question qui me taraude depuis un moment: Comment avez-vous tué Jeffrey Epstein? (rires dans le public. Noah continue) Parce que vous n'êtes pas au pouvoir, mais vous avez tous les pouvoirs. J'ai vraiment besoin de comprendre comment vous parvenez à faire ce que vous faites, parce que vous semblez être derrière tout ce qui est néfaste, et cependant vous n'utilisez pas ce don pour devenir Présidente. (Après un silence) Franchement, qu'est-ce que ça fait d'être le croquemitaine de la droite?

Hillary Clinton - Cela me surprend constamment. Parce que les choses qu'ils disent, et maintenant que ça se retrouve en ligne c'est encore pire, sont tellement ridicules qu'elles sont au-delà de ce que je parviens à imaginer. Et malgré tout ils persistent tant à lancer ces idées et ces théories complètement dingues... Honnêtement, je ne sais pas ce que j'ai jamais fait qui puisse les irriter autant.


C'est bien enlevé. Hillary Clinton récite avec une belle assurance un script écrit de concert avec le commentateur (en fait le sujet aurait été abordé à la demande d'Hillary Clinton elle-même). Mais derrière le rideau de fumée cette séquence sous-entend malgré tout que Mme Clinton aurait des raisons personnelles de chercher à faire disparaître Jeffrey Epstein, et il y en a.

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Un des rares clichés de Jeffrey Epstein et Bill Clinton, malgré une amitié vieille de vingt-cinq ans.

Rappelons brièvement que selon les carnets de vol du Lolita Express, selon le surnom du Boeing privé du milliardaire qui servait de maison close volante avec son lit double et ses jeunes filles à disposition des invités, Bill Clinton fut à bord pas moins de 26 fois. Hillary Clinton fut aussi à bord au moins six fois. En 2008, une des accusatrices d'Epstein affirma avoir été utilisée comme esclave sexuelle sur l'île de Petit Saint-James des années plus tôt et d'avoir vu Bill Clinton là-bas, encore Président, lors d’une fête donnée en son honneur avant son départ de la Maison-Blanche.

Bill Clinton avait une relation si amicale avec le pédophile que celui-ci lui dédia un tableau bizarre, rappel de l'affaire Lewinski. Si le tableau ne fut pas créé sur demande par Epstein, il était bel et bien accroché dans l'entrée de sa propriété new-yorkaise, tirant sourires et remarques sarcastiques des nombreux invités du milliardaire.

Rappelons également qu'en 2013 Hillary Clinton fit clore une enquête sur la pédophilie au sein du Département d'État qu'elle dirigeait alors.

Les curieuses priorités rédactionnelles d'ABC News

Pourquoi ne parle-t-on d'Epstein que maintenant? À cause de sa nouvelle arrestation, puis de son suicide, bien entendu. Mais la vérité a déjà tenté de sortir.

Une vidéo explosive sur ABC News dévoilée par Project Veritas révèle que le grand média d'information américain disposait d'informations sur le réseau pédophile de Jeffrey Epstein depuis 2016, dont et y compris ses relations avec des grands noms de la bonne société.

(Project Veritas est un groupe d'activistes dévoilant à travers des confessions de lanceurs d'alertes et des caméras cachées le biais idéologique des médias et des réseaux sociaux. Autant dire qu'ils sont donc catalogués "nazis" par ces derniers, au minimum.)

Une ex-employée d'ABC News, Amy Robach, co-présentatrice du show Good Morning America et du journal, se confia "en off" à un réalisateur qui transmis la vidéo à Project Veritas. Dans ce monologue elle ressasse comment un témoin vint à elle des années plus tôt avec des informations liées à Epstein, mais que le réseau ABC News, entre les mains de Disney, refusa de diffuser le moindre matériau sur cette affaire pendant des années.

Robach exprime sa frustration à la façon dont ABC a tué cette affaire dans l’œuf:

"J'ai eu cette interview avec Virginia Roberts (maintenant Virginia Guiffre, une victime supposée d'Epstein). On ne va pas la diffuser. D'abord, en premier, on m'a répondu - Qui est ce Jeffrey Epstein. Personne ne sait qui c'est. C'est une histoire stupide. [Et ensuite] Le Palais [de Buckingham !] a su que nous avions ses allégations au sujet du Prince Andrew [un autre "bon ami" d'Epstein] et nous a menacé d'un million de façons différentes."


La victime s'était cachée pendant douze ans. "Elle avait des photos. Elle avait toutes les preuves." "C'était incroyable... Nous avions (Bill) Clinton, nous avions tout..." "Et maintenant les informations sortent... Alors que j'avais tout entre les mains."

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Amy Robach brise l'Omertà.

On peut comprendre la frustration de la journaliste à n'avoir pu dévoiler ce qui aurait été le plus grand succès de sa carrière.

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Le Prince Andrew, la victime Virginia Guiffre, 17 ans au moment des faits, et une des proxénètes d'Epstein, Ghislaine Maxwell, en fuite aujourd'hui

Pourquoi ABC News refusa de diffuser le dossier explosif dont disposait sa journaliste vedette? Face au incroyables révélations opérées par Project Veritas, la chaîne se fendit d'une rapide réponse taillée en langue de bois expliquant qu'à l'époque ce dossier "n'atteignait pas les standards de qualité que la chaîne attendait."

La même chaîne ABC qui diffusa en boucle les allégations grotesques de Christine Blasey-Ford accusant sans la moindre preuve le candidat à la cour suprême Brett Kavanaugh d'avoir été un violeur en série alors qu'il était encore mineur? La même chaîne qui détourna récemment la vidéo d'une explosion dans un stand de tir du Kentucky pour le faire passer pour un bombardement en Syrie ? Et ces gens osent parler de "standards de qualité" ?

Une histoire qui remonte à trois ans n'a rien d'anodin. Rappelons le timing: en 2016, les Américains étaient en pleine campagne présidentielle entre Hillary Clinton et Donald Trump. Faire éclater un nouveau scandale sexuel sur Bill Clinton à ce stade aurait immanquablement coulé la candidature d'Hillary. On peut donc justifier la décision de la rédaction d'ABC News par la volonté de protéger la candidate démocrate.

Mais il y n'y a pas que cela. ABC est possédée par Disney, vous vous rappelez ? La compagnie qui fait tant pour les enfants, et qui s'est elle-même retrouvée impliquée dans des scandales de pédophilie... Une "culture d'entreprise" atteignant jusqu'au sommet de l'édifice, si je puis dire. La volonté de la rédaction de ne pas diffuser la moindre information compromettante sur Epstein et donc Clinton aurait pu être motivée par autre chose que des intérêts politiques - des intérêts liés à la pédophilie elle-même.

Parmi ses bonnes relations, Jeffrey Epstein avait beaucoup de journalistes de renom.

Des pédophiles partout

Plus on cherche, plus on en trouve.

Il y a le réseau d'Epstein. Il y a le réseau de John Podesta, cheville du Parti Démocrate américain et ancien conseiller de Barack Obama. Il y a Cohn-Bendit ou des membres de la famille royale anglaise en Europe. Il y a ce politicien démocrate Joe Morrissey, pédophile condamné, sorti de prison en 2015 pour avoir couché avec sa secrétaire mineure, qui vient d'être élu Sénateur de Virginie avec 64% des votes. Comme quoi en Amérique on peut être pédophile et populaire! C'est le Rêve Américain!

Mais il y a aussi, et surtout, Hillary Clinton, on en revient toujours à elle.

En 2016, au cours d'une perquisition pour une affaire de mœurs, le département de police de New York (NYPD) s'empara d'un ordinateur portable appartement à Anthony Weiner, un politicien démocrate à tendances pédophiles et accessoirement mari de Huma Abedin, proche collaboratrice d'Hillary Clinton depuis vingt ans. Sur cet ordinateurs, les enquêteurs découvrirent plus de 500'000 e-mails appartenant à Hillary Clinton, Huma Abedin et d'autres proches de son mandat comme Secrétaire d'État. Le contenu de ces courriels incita le FBI à rouvrir son enquête.

Les enquêteurs trouvèrent bien pire que de simples secrets d'État.

Le 2 novembre, un article hallucinant fit son apparition sur True Pundit et d'autres sites d'information alternatifs. Le titre?

"Flash explosif: le NYPD lance l'alerte sur les nouveaux e-mails d'Hillary: Blanchiment d'argent, Crimes sexuels avec des enfants, Exploitation de mineurs, Corruption, Parjure".

L'article donnait la parole à des sources policières anonymes expliquant ce qu'ils avaient trouvé dans les e-mails stockés sur l'ordinateur d'Anthony Weiner:

Des détectives et des procureurs du Département de Police de New York qui ont travaillé sur une affaire présumée de "sexting de mineur" contre l'ancien député Anthony Weiner ont remis au FBI un ordinateur portable récemment retrouvé qu'il avait partagé avec sa femme Huma Abedin sur lequel se trouvaient assez de preuves pour "mettre Hillary et son équipe en prison à vie", ont déclaré des sources du département à True Pundit.

Les sources de NYPD ont indiqué que "l'équipe" en question incluait également plusieurs membres du Congrès sans préciser leur nom, en plus de ses assistant et autres initiés. (...)

Mais les nouvelles révélations sur le contenu de ce portable, selon des sources parmi les représentants de la loi, impliquent la candidate présidentielle démocrate, ses subordonnés, et même des élus dans des crimes bien plus graves que la mauvaise gestion de courriels classés top-secret. Les sources du NYPD indiquèrent que ces nouveaux courriels incluent des preuves liant Clinton elle-même et ses associés à divers crimes:

  • Blanchiment d'argent
  • Exploitation d'enfants
  • Crimes sexuels avec mineurs
  • Parjure
  • Corruption à travers la Fondation Clinton
  • Entrave à la justice


L'article expliquait que l'indignation était telle dans les rangs de la police que celle-ci mit en demeure le FBI de rouvrir son enquête, faute de quoi certains se débrouilleraient pour rendre ces messages publics. Voilà pourquoi le FBI a relancé en catastrophe l'enquête sur le serveur mail d'Hillary en 2016.

"Ce qui se trouve dans ces courriers électroniques est stupéfiant et en tant que père, cela m'a retourné l'estomac," expliqua un haut responsable du NYPD. "Il n'y aura pas d'évasion à la Houdini de ce que nous avons trouvé. Nous avons des copies de tout. Nous les expédierons à Wikileaks ou je tiendrai personnellement ma propre conférence de presse s'il le faut."

Les informations du True Pundit furent corroborées le 4 novembre par le site d'information conservateur Breitbart. Il mit en ligne l'interview d'Erik Prince, fondateur de Blackwater et ancien Navy SEAL. Selon ses "sources bien placées" au Département de la Police de New York, "le NYPD voulait faire une conférence de presse annonçant les mandats et les arrestations supplémentaires dans le cadre l'enquête sur Anthony Weiner" mais reçut "un énorme coup de frein" de la part du Ministère de la Justice.

Il n'y eut aucune conférence de presse. D'une façon ou d'une autre, l'explosion à venir fut contenue. Était-ce pour ne pas perturber la campagne en cours pour l'élection présidentielle? La réponse d'Erik Prince est admirable de simplicité:

"Sûr, c'est le bon argument pour ça", admit Prince. "Mais le fait est que, vous savez, si la gauche avait des e-mails montrant que Trump se soit rendu à de nombreuses reprises sur une île avec des esclaves sexuels mineurs, vous savez qu'ils en parleraient. Ils le hurleraient sur tous les toits."


Je dois faire ici mon mea culpa. J'avais connaissance de cet article de True Pundit en 2016. À l'époque, je n'en avais pas parlé. J'avais eu trop de peine à y croire - tout cela semblait énorme, démentiel. Il paraissait tout aussi impensable que le FBI dirigé par James Comey passe l'éponge sur des crimes aussi graves.

Aujourd'hui, au contraire, au vu de ce qui s'est passé depuis, tout semble parfaitement vraisemblable.

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En attendant les inculpations

Pour l'instant, les réseaux ne tombent pas.

Les optimistes pensent que les dossiers se construisent dans l'ombre et que des vagues d'inculpation stupéfiantes vont déferler par surprise au moment opportun. Il sera alors difficile pour les accusés de plaider des "manœuvres politiciennes" lorsque surgiront des vidéos de leurs ébats avec des enfants ou pire encore.

Les pessimistes pensent que les pédophiles étant également infiltrés au sein des échelons supérieurs de la justice et de la police, les uns et les autres se protègent et rien n'arrivera.

Le fait est que la pédophilie est répandue au sein des élites. De la même façon que les homosexuels sont surreprésentés au sein de l'Église catholique, les pédophiles semblent comme des poissons dans l'eau dans certains cercles, malgré le dégoût qu'ils suscitent au sein des gens normaux.

Je ne pense pas que Trump soit pédophile ; je pense que s'il y avait la moindre possibilité à ce sujet elle aurait été exploitée depuis longtemps. Je pense qu'Hillary Clinton est pédophile et son époux aussi, et qu'ils côtoient de nombreuses autres personnalités du show-business, de l'économie et de la politique avec les mêmes perversions.

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Le dernier venu dans la course politique côté démocrate, Michael Bloomberg, posant à côté de la proxénète d'Epstein, Ghislaine Maxwell (la même que dans la photo un peu plus haut)

Je pense que s'il y a une seule chance de pouvoir commencer à nettoyer les écuries d'Augias de la pédophilie, c'est maintenant que Trump est au pouvoir ; je pense que beaucoup de pédophile sont du même avis et trouvent ainsi une énergie insoupçonnée pour lutter contre Trump et essayer de lui barrer la route.

Nous verrons comment tout cela évolue. Mais de moins en moins de gens peuvent décemment prétendre qu'ils ne savaient pas.

29 juin 2019

Un rejet total de la théorie du Réchauffement climatique (troisième partie)

Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, mais c'est le devoir de l'honnête homme de les énoncer. Le Conseil Communal de Renens eut donc à endurer un premier épisode resituant le ridicule de la "lutte" contre le réchauffement climatique en Suisse, et un deuxième épisode remettant en question la théorie elle-même. Mais il restait un point en suspens: cui bono, à qui profite le crime?

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Le texte suivant, douloureux pour les collectivistes bien décidés à exploiter les théories réchauffistes, a été présenté jeudi 27 juin en entraînant les glapissements de circonstances. Les réactions outrées, comme d'habitude, s'attaquèrent au messager et à ceux qu'il cite plutôt qu'à ses arguments. Comme je le précisais moi-même à une interlocutrice peu inspirée qui m'accusa "de tout inventer", n'hésitez pas à suivre les liens de cette version écrite.

 


 

Mesdames et Messieurs,

Je n'avais pas prévu de revenir devant vous pour parler de Réchauffement Climatique mais avec le thème de ce soir sur des Assises du Climat, vous m'obligez.

Les Assises du Climat? Le nom ronflant d'un nouveau projet de communication pour notre Commune, visant cette-fois ci à rassembler, fédérer, capter et enfin exploiter la "panique climatique" si soigneusement implantée dans notre jeunesse.

Cela les amène à des situations ubuesques, comme ces jeunes militants en tête de cortège contre l'Urgence Climatique le vendredi et, le dimanche, dans l'avion avec toute leurs camarades et leurs professeurs pour un voyage d'étude bien mérité. Peut-être sont-ils incohérents ; ou peut-être ont-ils déjà compris l'hypocrisie au cœur de la prétendue lutte contre le prétendu Réchauffement Climatique prétendument d'Origine Humaine.

Les adolescents de notre pays sont devenus d'un conformisme absolu vis-à-vis de ce que les médias et l'instruction publique ont décidé pour eux. Ils en sont arrivés à descendre dans la rue scander pour de nouvelles restrictions à leur liberté et de nouvelles taxes sur leur avenir. Mais ils ne sont pas les seuls.

Nous touchons là au cœur de la démarche, la raison pour laquelle tout ce cirque existe. Elle tient en quelques mots:

Le Consentement à l'Impôt.

Le Réchauffement Climatique est une invention merveilleuse, fantastique même, pour faire accepter aux gens une servitude qu'ils n'auraient jamais accepté autrement. Un concept aussi indémontrable que la température moyenne mondiale, des échéances si lointaines qu'elles sont à l'horizon de l'existence de chacun, une responsabilité diluée à l'échelle de l'espèce humaine, c'est l'excuse absolue!

Au nom de cette chimère, on sacrifie tout, on accepte tout, et on se fouette le dos.

Le plus grand crime commis par ceux qui propagent ce mensonge, en particulier auprès de la jeunesse, est sans doute de l'avoir substitué à la protection de la nature. Or, la lutte contre le réchauffement climatique, loin d'aider à préserver l'environnement, le détruit. La lutte contre le réchauffement climatique n'a que faire de la préservation de la biodiversité ou de la purification des sols. Ces objectifs ne sont pas "vendeurs" pour nos apôtres de l'apocalypse climatique.

Alors, à la place, on défigure les paysages avec des éoliennes, véritables hachoirs aériens décimant oiseaux et chauves-souris, et les routes goudronnées pour accéder aux sommets où elles sont installées. On bâtit de polluantes centrales à gaz pour suppléer aux éoliennes par manque de vent. On couvre nos toits à grands frais de panneaux solaires produits en Chine dans des conditions environnementales catastrophiques. On subventionne la mobilité électrique en fermant les yeux sur le bilan énergétique du cycle de vie des batteries...

Je n'entre même pas en matière sur le financement d'études scientifiques bidon, des marchés publics biaisés et des bourses d'échange de droit d'émission de carbone gérées par des mafias - de véritables rivières d'argent détournées de la protection de la nature.

Mais je ne suis qu'un modeste Conseiller communal dans une petite ville vaudoise. Écoutons ce qu'en dit quelqu'un de plus connu, selon qui les entreprises "vertes" n’existent que sur le dos des contribuables:

Le mouvement vert a créé des histoires qui suscitent la peur chez le public. Vous avez les médias qui sont leur caisse de résonance - des fake news - répétant à maintes reprises au monde entier que ça va tuer leurs enfants. Et ensuite vous avez les politiciens écolos qui se payent des scientifiques avec l'argent du gouvernement pour nous faire peur avec des documents d'apparence scientifique. Et puis vous avez les entreprises vertes. Et les gens qui aspirent à des rentes de situation et des entrepreneurs corrompus qui profitent de subventions massives, d'énormes déductions fiscales et de mandats gouvernementaux exigeant une fortune pour l'emploi de leur technologie. Et, bien sûr, vous avez des scientifiques avec les bonnes dispositions, tout accros qu'ils sont aux subventions gouvernementales.

Quand ils parlent du consensus de 99% [de scientifiques] autour du changement climatique, un chiffre aussi ridicule que faux, la plupart des "scientifiques" - un mot à mettre entre guillemets - qui avancent cette théorie catastrophique sont payés par l’argent public. (...) Les entreprises privées espèrent tirer quelque chose d’utile de la recherche, qui pourrait leur permettre d’obtenir de meilleurs produits et d’en tirer profit. [Mais] la plupart de ces soi-disant scientifiques ne produisent simplement que de la peur, exploitée ensuite par des politiciens pour manipuler l'esprit des gens et obtenir leur vote...


Selon cette personne, l'abomination qui se produit aujourd'hui dans le domaine du climat est la plus grande menace pour les Lumières depuis celles proférées contre Galilée. "Rien d'autre ne s'en rapproche. C'est le pire crime contre la science dans l'histoire de la science." Car Galilée nous a fait comprendre qu'il fallait observer les événements réels, et prédire et répéter ces observations encore et encore, ce qui est le fondement même de la méthode scientifique.

Mais ici, nous "prenons le pas sur la science avec la superstition et une sorte de combinaison toxique de religion et d'idéologie politique. Il n'y a pas de vérité là-dedans. C'est un canular et une arnaque complète", conclut-il.

L'interview est disponible en anglais et en intégralité sur le site de Breibart News. Ses positions sont aussi citées dans la presse anglaise.

Mais je n'ai pas encore précisé qui est ce mystérieux orateur ; il s'agit de Patrick Moore, cofondateur et ancien président de Greenpeace.

Il y a là, je pense, matière à réfléchir.

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