30 août 2021

Un parfum d'autoritarisme sanitaire

Par la voix d'Alain Berset, le Conseil Fédéral a donc communiqué mercredi dernier les changements à venir dans la gestion de la crise du Coronavirus. Nous entrons dans la "phase de consultation".

À quelle sauce seront-nous mangés?

Parmi les principales mesures envisagées, l'obligation de fournir un certificat. Son utilisation serait des plus larges, puisqu'elle concernerait pratiquement tout événement se déroulant à l'intérieur. Ainsi on compterait les restaurants, les lieux culturels et de loisirs, et les activités sportives et culturelles (musique, théâtre) en intérieur, y compris entraînements ou répétitions. Les hôtels seraient aussi concernés à partir d'une durée de séjour de plus d'une nuit.

Les rares exceptions concernent les manifestations religieuses, les funérailles et les manifestations politiques jusqu'à 30 personnes (le Centre est sauvé!) Elles démontrent au passage que même l'urgence-sanitaire-critique-et-absolue que nous traversons reste relative. Le pieux virus ne circulerait pas pendant une messe?

Seuls les jeunes de moins de 16 ans seraient dispensés de certaines de ces mesures. L'autre possibilité, bien sûr, serait d'avoir toujours sur soi un certificat ; c'est à dire, une preuve de vaccination ou un test de dépistage récent - dès le 1er octobre, aux frais de l'individu.

La fin de la gratuité des tests de dépistage nous donne un aperçu de la perversité de l'administration helvétique, référence en la matière. En effet, comme les situations l'exigent parfois, un individu éprouvant les symptôme d'un COVID potentiel pourra toujours se faire dépister gratuitement, mais ce test (s'il est négatif) ne pourra pas servir à obtenir le fameux certificat. Même chose pour un test de dépistage gratuit effectué à l'entrée d'un EMS ou d'un hôpital.

Si vous voulez un certificat qui vous permettra temporairement d'avoir une vie normale, il vous faudra le payer de votre poche, voilà. Même si vous en avez fait un gratuitement une heure plus tôt, quelle qu'en soient les raisons!

Cette discrimination au certificat est parfaitement assumée, impliquant une foule de détails pour couvrir tous les cas (sauf les réfugiés et autres, bien entendu).

En une phrase, l'État a décidé de rendre infernale la vie des non-vaccinés.

Les "responsables" en charge n'ont pas été capables d'interdire les liaisons aériennes Wuhan-Zurich au plus fort de la flambée de l'épidémie en Chine. Ils ont toujours refusé le moindre contrôle aux frontières, pas même un dépistage des passagers arrivés dans les aéroports. On pourrait multiplier les exemples absurdes. Mais pour infliger des mesures vexatoires contre leurs propres habitants de ce pays, ils restent des champions.

La Suisse rejoindra le groupe bienheureux instaurant le fameux Pass sanitaire...

Tout ceci n'est que de la musique d'avenir, bien entendu, car les propositions sont mises en consultation. Le CF consulte ses partenaires pour mesurer leur enthousiasme. Mais qu'on ne s'y trompe pas, il donne le ton. Les rares aménagements n'auront lieu qu'à la marge.

La fracture face au vaccin

Le clivage est profond dans la société entre les pro-vaccins et les anti-vaccins. Catégories qui ne recouvrent absolument pas les vaccinés et les non-vaccinés. Mais c'est déjà un abus de langage instauré par les médias ; les anti-vaccins sont moins des gens opposés au principe de la vaccination qu'à celui d'une vaccination systématique et obligatoire, ce qui n'est pas du tout la même chose. De même les pro-vaccins ne sont pas les gens vaccinés (quoi qu'ils aient pu l'être) mais ceux qui exigent une vaccination totale et obligatoire.

Il est donc plus juste de parler de pro-obligation et d'anti-obligation.

Clairement, les pro-obligation tiennent le haut du pavé. On le voit aux politiques mises en place, ouvertement discriminatoires et faisant fi du secret médical. On le voit aussi dans les médias, qui soumettent les anti-obligation au feu roulant de leurs insultes habituelles ("complotisme, extrémisme, bêtise crasse, ignorance, anti-science") qu'il tentent maladroitement de faire passer pour des arguments.

Les professionnels de la santé ont fait bien plus d'étude de médecine que les éditorialistes qui les critiquent ou les fonctionnaires qui veulent leur rendre la vie impossible. S'il y a des gens méfiants face au vaccin parmi le personnel médical, la logique voudrait qu'on écoute leurs arguments et qu'on en tienne compte.

À la place, on nous sort d'autres experts (voire des individus pas experts du tout mais qu'on présente comme tels) pour leur opposer un point de vue contradictoire. Les discussions politico-sanitaires virent fréquemment à la foire d'empoigne. Mais lorsqu'il y a querelle d'experts, c'est surtout qu'il n'y a pas de consensus. Et lorsqu'il n'y a pas de consensus, pourquoi vouloir forcer la main dans une direction plutôt qu'une autre?

L'esprit de meute propre aux pro-obligation les plus virulents s'abreuve à la même sources que tous les totalitarismes: "pour que ça marche, il faut que tout le monde joue le jeu, sinon ça ne marchera pas." La corollaire est immédiate: si ça ne marche pas, c'est à cause de ceux qui ne jouent pas le jeu, les traîtres, puis les tièdes. Il faut les éliminer de l'équation, physiquement au besoin. Sur les réseaux sociaux, ces propositions circulent. Les envoyer dans des camps, par exemple. Ou, comme l'a plaisamment suggéré le Général Michael Hayden, ancien directeur de la NSA et de la CIA américaines sous le Président George W. Bush, les envoyer en Afghanistan. Pour qu'ils y meurent. Bon débarras!

Alors, ces propos ne sont qu'une plaisanterie, on rigole, c'est marrant. Mais, sortant de la bouche d'un général, ils restent un peu inquiétants.

Je n'irai pas jusqu'à dire que tous les anti-obligation sont des gens bien dans leur tête, loin s'en faut. Il y a des olibrius partout, encore plus avec l'atmosphère de mensonge entretenue par les officiels avec leurs revirements continuels. Mais les anti-obligation que j'ai pu rencontrer avaient des revendications fort modestes: qu'on fiche la paix aux non-vaccinés, c'est tout.

À notre époque, vivre et laisser vivre est devenu une ligne de conduite dont les classes politiques massivement pro-obligation ne veulent plus. Alors, pour sortir de chez soi, aller dans un commerce, au restaurant, dans une salle de sport, le certificat de vaccination deviendra obligatoire. À défaut, les réfractaires - ou ceux qui ne peuvent pas être vaccinés pour raisons médicales - subiront la pénitence régulière consistant à devoir se curer le nez à leurs frais tous les deux jours avec une tige pour avoir un test négatif, et le droit de vivre normalement.

À titre temporaire.

Est-ce réellement lié à la crise sanitaire ou à d'autres objectifs plus sournois, comme le Grand Reset ou la décroissance écologique? La question reste ouverte.

Rendez-vous en novembre

Exiger le retour à une vie normale via la vaccination est un désir absurde. Même si les non-vaccinés disparaissaient comme par enchantement, les absolutistes du vaccin ne pourraient l'emporter. Non seulement les vaccins n'ont jamais offert une protection à 100% contre le COVID-19 souche historique, mais ils sont en plus moins efficaces contre le Variant Delta, et pour finir, leur efficacité s'étiole avec le temps. Sans oublier que sans contrôle aux frontières une vaccination à 100% ne dure que le temps qu'un nouveau porteur du virus, non vacciné, ne rentre dans le pays.

Un des pays les plus vaccinés du monde – Israël – a fait face à une recrudescence incroyable de cas, dépassant la vague pandémique qui a eu lieu alors que le vaccin n’était pas disponible, à cause du Variant Delta. Variant qui s’est répandu comme un feu de brousse dans une population vaccinée. Et les scientifiques israéliens d’affirmer désormais preuve à l’appui que l'immunité naturelle acquise contre le virus est 13 fois plus efficace que celle apportée par le vaccin. De plus, ils sont 27 fois moins sujets à des complications graves face à une nouvelle infection. Et ces chiffres se basent sur une population exposée au Variant Delta!

Alex Berenson, reprenant ces informations par tweet pour les faire connaître, se vit bannir de Twitter dès le lendemain.

Au Japon, Haruo Ozaki, le Président de l'Association de Médecine de Tokyo (Tokyo-Chiyoda) déclara mi-août que l'Ivermectine était un médicament prometteur contre le Coronavirus - toutes souches confondues. Dans la foulée, il recommanda publiquement que tous les docteurs du Japon prescrivent immédiatement l'Ivermectine pour traiter le COVID.

En avez-vous entendu parler? J'en doute.

En Europe et aux États-Unis, les gouvernements s'arc-boutent pour marteler leur message auprès du grand public: la seule porte de sortie passe par une campagne de vaccination avec des substances à base d'ARNm. Maintenant que tant de doses ont été commandées, n'est-ce-pas, il faut bien qu'elles servent à quelque chose...

Alors, les pro-obligation et les anti-obligation, combien de divisions? En Suisse, nous le saurons au fond des urnes le 28 novembre. Au moins le peuple helvétique aura l'occasion de dire à sa classe politique ce qu'il pense de tout cela, un luxe rare par les temps qui courent.

29 mai 2021

5 x Non le 13 juin: la loi COVID-19

De tous les objets soumis au vote le 13 juin, la Loi COVID-19 sera sans doute celle qui réunira le plus grand nombre de voix en sa faveur. Non seulement les sondages - s'ils sont authentiques - affirment que la population a plébiscité l'action du Conseil Fédéral pendant les événements sanitaires de 2020, mais en plus le texte est soutenu par l'ensemble de la classe politique.

Ce n'est en rien une raison pour l'approuver. En effet, la Loi COVID-19 représente une énorme avancée du pouvoir administratif et politique sur la population, à titre permanent.

Lorsque l'épidémie de Coronavirus a essaimé de Wuhan dans le monde entier, nous affrontions une maladie dont nous ne savions rien. Tous les pays avançaient à l'aveuglette, guidés seulement par les cris de panique orchestrés depuis la Chine pour ruiner ses ennemis en surchargeant leur service de santé. La partition a été parfaitement jouée ; l'Occident a détruit son économie en se préparant à l'Apocalypse, à coup de confinements et d'interdictions professionnelles, aidé par les complicités locales. Mais, comme à chaque fois, l'Apocalypse n'est pas venue.

Le Conseil Fédéral et la classe politique se sont arrogés des pouvoirs de catastrophe même en l'absence de catastrophe, et veulent les pérenniser. Les variants, l'existence de régions du monde où la vaccination est en retard, et l'ouverture des frontières permettant un afflux de voyageurs au statut sanitaire douteux (et qu'il n'est bien entendu pas question de tester à l'arrivée) seront des excuses merveilleuses pour ne jamais sortir de la crise.

Nous en avons la preuve à travers le portrait fait par l'OFSP, et résumé dans Le Matin, des dix mille morts du Covid-19 en Suisse. Le seuil a été franchi en avril de cette année, ce qui est tout de même modeste pour un fléau biblique. Le canton le plus touché en proportion a été le Tessin avec 249 morts pour 100'000 habitants (la mortalité naturelle est de plus de 1'000 morts par 100'000 habitants). L'âge médian des victimes est de 84 ans, supérieur à l'espérance de vie. 97% des victimes du Covid-19 souffraient d'une comorbidité, c'est-à-dire d'une maladie grave. Les plus fréquentes étaient une maladie cardio-vasculaire (62%), l’hypertension (61%) et les maladies rénales chroniques (28%).

Il ne s'agit pas de minimiser les drames personnels vécus par beaucoup de familles, les hospitalisations et la gravité de symptômes parfois très pénibles. Lorsqu'il se déclenche de façon sévère, le Covid-19 n'a rien d'anodin. Cependant, à l'échelle d'une population, nous sommes très loin des 3 à 5% de de mortalité de la grippe espagnole.

Cela n'a pas empêché le Conseil Fédéral d'emprunter la voie d'urgence, même lorsque l'Apocalypse sanitaire s'est fait attendre. Nous avons eu droit aux pieux mensonges sur l'inefficacité des masques jusqu'à ce qu'ils deviennent soudain obligatoires ; le CF a détruit délibérément des pans entiers de l'économie comme l'hôtellerie, la restauration ou la culture ; des subventions ont été accordé à des entreprises sur une base sélective, comme la presse. Mais à côté, certaines dispositions basiques pour endiguer la pandémie, comme la simple prise de température des passagers arrivant d'un avion, n'ont jamais voulu être considérées.

Il ne s'agit pas de dire que le Conseil Fédéral a eu tout faux, même s'il n'est de loin pas exempt de critiques. Mais bon nombre de ses décisions prises en urgence n'avaient aucun rapport avec la santé, ou même une situation d'urgence. L'Administration traîne des pieds pour le retour à la normale. Aujourd'hui, même si des millions d'habitants du pays sont désormais vaccinés ou guéris de la maladie, les règles absurdes de "distanciation sociale" ou de port du masque sont toujours en vigueur.

Le 13 juin, il ne s'agit pas de juger si ce qui a été fait jusqu'ici était bon, ou même accompli au nom d'objectifs sincères. Même si le Non l'emporte, les aides financières engagées jusqu'ici seront maintenues jusqu’au 25 septembre 2021, et plus loin encore si les parlementaires le décident. La voie politique normale existe toujours.

Le 13 juin, il s'agit de décider si le Conseil Fédéral a le droit, "au nom de l'urgence", de permettre de discriminer l'accès aux lieux publics selon la vaccination. D'autoriser le traçage informatisé des contacts et des déplacements de chacun. De suspendre les droits populaires, comme ils l'ont été en 2020 et malgré le vote par correspondance, au nom de la situation sanitaire. De déclarer qui peut se déplacer où et comment, et accepter ou refuser de tels déplacements. De limiter le nombre d'individus qui peuvent se réunir entre eux, même dans un lieu privé. De décréter arbitrairement quelles entreprises, comme des stations de ski, des cinémas, des compagnies aériennes, des hôtels ou des restaurants, peuvent travailler et accueillir des clients et sous quelles conditions - toujours au nom d'une prétendue "science".

Pour cette raison, il me paraît important de ne pas normaliser la situation que nous vivons. Nous avons dépassé depuis longtemps le stade de la santé publique pour passer subrepticement à autre chose. Et c'est pour cela que je vous invite à voter Non sur ce sujet le 13 juin.

19 février 2021

Le confinement ne sert à rien

Le Royaume-Uni a un succès à fêter: la courbe de progression du Covid-19 s'est enrayée. La baisse est spectaculaire, "grâce à des mesures de confinement strict", se félicitent les autorités.

D'autres pays peuvent montrer une courbe similaire en ayant mis en place des mesures similaires, comme la Suisse. Mais cela ne prouve rien. Pour prouver quelque chose, il faut trouver un pays à peu près comparable, et qui a fait différemment.

Ce pays existe, c'est la Suède.

La comparaison entre un pays à "confinement strict" et un pays reposant sur la simple protection des personnes à risques et l'implication personnelle de ses habitants montre la criante différence entre les deux approches... Ou peut-être pas, en fait:


Taux comparé de mortalité par 100'000 habitants, en moyenne sur une semaine
entre le Royaume-Uni (en bleu) et la Suède (en rose) (cliquez pour agrandir)

Comme le dit avec ironie le Dr Eli David, "le confinement au Royaume-Uni a été tellement efficace qu'il a même fait baisser la propagation de la maladie en Suède!"

Le confinement, le couvre-feu, les interdictions commerciales, les interdictions de regroupement et de manifestations en extérieur, dignes des pires régimes totalitaires de l'histoire, n'ont aucun effet sur la pandémie. Et je soupçonne bon nombre de politiciens d'être parfaitement au courant. Mais la populace gobe tout, parce qu'on ne lui montrera que la courbe qui "prouve" l'efficacité des mesures, la courbe bleue ci-dessus - et surtout aucune autre.

Jamais on ne fait la comparaison avec des pays qui ont fait autrement. Sans élément de comparaison, on peut faire gober n'importe quoi à n'importe qui.

Le totalitarisme sanitaire a le vent en poupe, amenant d'innombrables familles à la ruine, les réduisant à de pauvres quémandeurs à la merci de l'État. Cela n'a aucun rapport avec la maladie. Et il m'est avis que la propagation de celle-ci vient bien plus des comportements individuels que des politiques décrétées au sommet.

En attendant, les peuples peuvent se réjouir que d'ici quelques semaines le garrot qui les étrangle soit un peu desserré, en attendant la prochaine vague.

Précision (22 février 2021): je rappelle aussi que nous savons depuis trois mois que les masques ne servent à rien non plus.

29 juin 2020

La chloroquine, ce remède dont personne ne veut

Il m'est difficile de revenir sur la chloroquine, puisque j'avais déjà abordé le sujet dès le 25 février. J'écrivais alors:

Selon les chercheurs chinois, un traitement de 500 mg de chloroquine par jour pendant dix jours serait suffisant pour obtenir une amélioration importante de la santé des patients.

S'il est encore un peu tôt pour crier victoire, nous détenons enfin une piste sérieuse, prometteuse et peu coûteuse. Et même si elle est imparfaite, elle permettra encore de gagner du temps pour trouver d'autres médicaments encore plus efficaces, et peut-être un vaccin à terme.


Que d'eau a coulé sous les ponts depuis!

Dans les médias, la présentation de la chloroquine a sans cesse hésité entre l'espoir d'un remède miracle et la qualification de poison violent. En France, par exemple, l'armée a commencé par faire des réserves de chloroquine "par précaution", jusqu'à ce que le gouvernement décide de l'interdire pour le traitement du Covid-19.

Mais il n'y a pas de meilleure illustration de cette oscillation que la gouverneure démocrate du Michigan qui menaça de poursuites les médecins qui prescrivaient de l'hydroxychloroquine contre la maladie, et qui supplia les fédéraux, quatre jours plus tard, de lui en accorder alors qu'elle était infectée à son tour.

Aux États-Unis, plus de 6'000 docteurs ont estimé que l'hydroxychloroquine était le meilleur traitement disponible pour lutter contre le coronavirus.

La semaine dernière, l'audition du Professeur Raoult, grand défenseur de la chloroquine en France, fut l'occasion pour une grande partie du public de découvrir l'homme et son discours, sans le filtre déformant de médias cherchant sans arrêt à attribuer des rôles plutôt qu'à délivrer l'information. Les spectateurs ne furent pas déçus, découvrant un médecin humain et passionné, cherchant avant tout l'efficacité des traitements pour soigner les malades.

L'intégralité de son passage devant la Commission d'Enquête Parlementaire est disponible sur YouTube, et le visionnage de cette séance est sans doute préférable à tous les "morceaux choisis" rapportés ici et là par les journalistes.

La chloroquine

Mais commençons par rétablir quelques faits sur la chloroquine, la molécule par qui le scandale arrive.

  • Elle est utilisée depuis plus de 60 ans (1958).
  • Elle est utilisée par plus de 100 millions de personnes.
  • Elle est utilisée en toute sécurité, pendant des années, par des patients atteints de Lupus.
  • Le CDC américain l'a déclarée sûre même pour les femmes enceintes.
  • Elle est dangereuse à doses excessives... Comme la plupart des médicaments, voire la plupart des substances ingérables.

Il ne faudrait pas utiliser la chloroquine parce qu'elle ne serait pas efficace à 100%? Mais même le vaccin contre la grippe n'a qu'une efficacité moyenne d'environ 30 à 70%. Presque rien n'a une efficacité à 100%.

Depuis le début de l'épidémie, agissant comme le scientifique qu'il est, le Pr Raoult a essayé d'appliquer les médicaments qu'il connaissait le mieux pour venir en aide aux malades de la région marseillaise. Les résultats de son institut sont disponibles en ligne.

Le plus gros problème des adversaires du Pr Raoult, c'est qu'il a des résultats. On a beau torturer des chiffres autant qu'on veut, à Paris, la mortalité du coronavirus est pire qu'à Wuhan, alors qu'elle est bien moindre à Marseille.

Un zeste de complotisme

La chloroquine, ou l'hydroxychloroquine, son dérivé mieux supporté, ont affronté un tir de barrage politico-médiatique à peu près simultané à leur apparition contre le coronavirus. Depuis les études se succèdent et se ressemblent: les molécules sont au mieux inefficaces, voire toxiques, et seraient de toute façon à proscrire.

La "science" a parlé, clament d'emblée les journalistes pour éteindre tout débat. Mais au-delà des effets de manchette, il suffit de creuser, et pas longtemps, pour voir que les études sur - ou plutôt contre - la chloroquine sont toutes faisandées d'une façon ou d'une autre.

Selon des exemples expliqués par le Pr Raoult, et on concèdera tout de même qu'il est expert de cette substance, le timing de la prise du médicament est essentiel pour garantir son efficacité. Prise trop tôt, la chloroquine endort le système immunitaire et l'empêche d'identifier correctement la menace virale ; il ne faut donc pas prendre la molécule à titre préventif (ce que fit tout de même le président Trump pendant quelques semaines). Prise trop tard, elle ne sert plus à rien: le corps du malade est ravagé par la lutte du système immunitaire contre le coronavirus, qui a quasiment disparu ; les problèmes respiratoires et les autres séquelles potentiellement fatales sont là, mais plus la maladie.

Bizarrement, de nombreuses études infligèrent des prises de chloroquine à des patients à peine infectés, voire en bonne santé, ou à contrario sur des mourants sous respirateur. Et dans chacun des cas, les médias crièrent au triomphe (!) lorsque l'inefficacité de la chloroquine fut "démontrée".

Il y eut bien d'autres exemples, comme une étude où la substance opposée à la chloroquine n'était pas un placebo, mais un autre remède efficace, la vitamine C - l'étude concluant que la chloroquine ne soignait pas "significativement mieux" que le placebo-qui-n'en-était-pas-un. L'étude en question était financée par la Fondation Gates.

Récemment, l'hallali a été sonné par les journalistes lorsqu'une étude statistique à grande échelle publiée dans The Lancet a "démontré" l'inefficacité du médicament. Comme d'habitude, les guillemets sont de rigueur: après le début en fanfare, les biais statistiques, la qualité douteuse des analyses et le refus de partager les données brutes sur des prétextes fallacieux amenèrent la publication à être retirée. La seule chose que le grand public put apprendre de cette débandade, c'est que les porteurs de blouse blanche ne sont pas tous des scientifiques intègres. Cela inclut le comité de rédaction de la revue scientifique The Lancet.

Depuis, les révélations se suivent et se ressemblent: on apprend par exemple par Dreuz.info que tous les professeurs payés par le laboratoire américain Gilead sont contre la chloroquine et le traitement proposé par le Pr Raoult. Il y a toute une pseudo-science à l'assaut de la chloroquine, incluant notamment l'Organisation Mondiale de la Santé et, bien entendu, les laboratoires pharmaceutiques.

Bêtise à l'état pur

Des gens meurent du coronavirus. Malgré les postures rassurantes tenues par les gouvernements incompétents de nos pays (et malgré le grand public qui semble les porter aux nues), à l'échelle mondiale, la la maladie ne montre aucun signe de ralentissement. En cette fin juin, nous en sommes à 10 millions de personnes infectées.

Comme tout un chacun, j'ai suivi jusque sur ce blog la progression de la pandémie. J'ai été pris d'un espoir lorsque j'ai vu qu'un traitement pouvait exister. Et j'ai ensuite vu qu'on reprochait au Pr Raoult - désormais taxé de "sulfureux", pour la peine - de ne pas croire au réchauffement climatique, voire d'être de droite... La bêtise à l'état pur. Mais l'enterrement de la chloroquine a été garanti à partir du jour où Donald Trump s'en est fait le défenseur. Dans le mécanisme binaire qui tient lieu de cerveau à la plupart des rédactions des médias, pareilles déclarations ne pouvaient laisser que présager le pire. Le fond du ridicule a été atteint.

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"Un gauchiste américain soigné à l'hydroxychloroquine espère toujours mourir du Covid-19 pour prouver que Trump est stupide" - article du site parodique Babylon Bee illustrant l'impasse démocrate...

Pourquoi cette haine générale contre la chloroquine? La réponse est évidente: parce qu'elle ne coûte rien. Son brevet est tombé dans le domaine public depuis longtemps. Produire un comprimé revient à quelques centimes.

Passée la première phase de la pandémie, jusqu'à aujourd'hui où elle semble devenue "gérable", des milliers de chercheurs, de journalistes, de politiciens, de lobbyistes et de prétendus philanthropes travaillent d'arrache-pied à décrédibiliser la chloroquine, un remède efficace. Ils préparent le terrain au traitement peut-être plus efficace, mais vendu infiniment plus cher, qui sortira un jour d'un laboratoire.

Aucun corps de métier n'a plus échoué que les médias lors de l'épidémie de Coronavirus - et cela inclut les pouvoirs publics. Il suffit de voir les titres du début d'année pour le comprendre. Mais le plus étrange est de voir tout ces gens, principalement à gauche, pris d'une joie sauvage lors de la moindre nouvelle qui pourrait mettre en doute l'efficacité de la molécule. Il suffit de lire les commentaires des articles, les éditoriaux, les qualificatifs venimeux employés par les journalistes... Leur haine semble sans limite.

C'est comme si ces gens se réjouissaient que l'Humanité ne dispose pas d'un remède contre le Covid-19.

La chloroquine semble être un remède efficace, peu coûteux, facile à produire et accessible au plus grand nombre, en particulier pour les populations des pays pauvres. Et ceux qui prétendent s'inquiéter le plus de ces gens-là prennent l'existence de ce médicament comme une mauvaise nouvelle? À l'épreuve des faits, leur humanisme est impossible à distinguer de la pure hypocrisie. Il n'y a pas plus vendu aux intérêts particuliers que ceux qui brandissent comme un étendard leur prétendu engagement pour le bien commun.

La chloroquine semble pour l'instant un des meilleurs traitements dont nous disposons contre le coronavirus. Et donc personne n'en veut, sauf les malades.

Mise à jour (18 juillet): un analyste de données, écrivant depuis plus de dix ans sous le pseudonyme de gummybear737, s'est donné la peine de comparer les taux de décès par habitant de tous les pays depuis le début de la pandémie en les croisant avec la politique d'utilisation de l'hydroxychroloquine.

Après tout, pourquoi s'embarrasser avec des "études scientifiques" toutes plus faisandées les unes que les autres lorsque les politiques publiques permettent directement de comparer d'un pays à l'autre les effets de la mortalité selon les médicaments utilisés ou non?

Les résultats sont évocateurs:

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(cliquez pour agrandir)

Le fil Twitter (contenant les nombreuses références scientifiques et statistiques ayant permis de construire ce graphique) se trouve ici.

Ma conclusion: les gouvernements occidentaux anti-hydroxychloroquine sont des criminels. D'autres ne le sont pas.

07 mai 2020

D'où vient le Coronavirus ?

D'où vient le virus responsable de la maladie du Covid-19, le coronavirus SARS-CoV-2 selon sa dénomination officielle?

Avec une pandémie mondiale, plus de 3,5 millions de victimes infectées et 250'000 morts en ce mois de mai, et des dégâts économiques chiffrés en milliers de milliards de dollars, on pourrait penser que la question a quelque importance. Mais non. Les médias "d'investigation" sont étonnamment peu curieux.

C'est d'autant plus étrange que ces derniers jours ont donné lieu à des progrès fulgurants sur cet aspect du dossier. Mentionnons donc ici les quelques informations dont nous disposons et dont les médias de masse parleront peu, ou mal.

Il y a deux mois et demi, même le Global Times, la Pravda du régime communiste chinois, avouait que le virus ne provenait pas du marché exotique de Wuhan - ce qui n'a pas empêché les médias des pays dits "libres" de continuer à propager cette fable.

À la même date, le New York Post - un respectable quotidien américain publié depuis deux siècles - avait accusé le virus de provenir d'un laboratoire chinois.

Depuis, tous les regards des rares personnes que cela intéresse se tournent vers le fameux laboratoire P4 (pour Pathogènes de classe 4) de Wuhan, situé à moins d'un kilomètre du fameux marché exotique de la ville...

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Le laboratoire P4 de Wuhan (image Yahoo! News)

Pour un aperçu du site et de l'affaire en cours, BFMTV donne un résumé intéressant:

Selon le quotidien Washington Post, l'ambassade des États-Unis à Pékin, après plusieurs visites à l'institut, a alerté en 2018 les autorités américaines sur des mesures de sécurité apparemment insuffisantes dans un laboratoire qui étudiait les coronavirus issus de chauves-souris.

La chaîne américaine Fox News, citant "plusieurs sources" anonymes, a incriminé le laboratoire P4 (pour pathogène de classe 4) du site, sans donner de preuves précises. Il s'agit d'une installation de très haute sécurité, qui héberge les souches les plus dangereuses des virus connus, comme Ebola.

Ce lieu ultrasensible a été réalisé avec la collaboration de la France, même si la coopération franco-chinoise a été un échec. Les laboratoires P4 Jean Mérieux-Inserm de Lyon Bron et celui de Wuhan devait collaborer. "On peut dire sans dévoiler un secret d'État que depuis 2016, il n'y a pas eu de réunion du comité franco-chinois sur les maladies infectieuses", a déclaré Alain Mérieux, qui était membre du comité de pilotage, à la cellule investigation de Radio France. 

Le laboratoire permet de mener des recherches de pointe. Ambition: réagir plus rapidement à l'apparition de maladies infectieuses. Bien que la presse américaine évoque à chaque fois le P4, les germes moins pathogènes comme les coronavirus sont en théorie plutôt étudiés dans les P3, un type de laboratoire dont dispose également l'institut.

D'un coût d'environ 40 millions d'euros, le laboratoire a été financé par la Chine. Les chercheurs y travaillent en confinement absolu. Il existe moins d'une trentaine de P4 dans le monde, dont la moitié aux Etats-Unis. L'Institut de virologie de Wuhan possède par ailleurs la plus grande collection de souches de virus en Asie, avec 1'500 spécimens différents, selon son site internet.

Interrogé, l'institut a refusé de répondre aux questions de l'AFP. Le chercheur français qui y travaille n'a pas voulu non plus s'exprimer, invoquant son "devoir de réserve". Nous ne sommes donc pas en mesure de confirmer formellement que des coronavirus ont bien été étudiés avant l'épidémie dans ces laboratoires.


On notera les tournures de styles venimeuses propres au journalisme à la française, parlant de mesures de sécurité "apparemment" insuffisantes - l'éventualité qu'un virus mortel s'échappe n'est peut-être pas un motif suffisant de remise en question? - ou la vilaine chaîne américaine Fox News "citant des sources anonymes" et "ne donnant pas de preuves précises", avec le gros sous-entendu que tout ceci n'est que pire calomnie... Pas le genre de choses auxquelles un journaliste français oserait s'abaisser! Il n'y a même pas le lien vers l'article incriminé, afin d'éviter qu'un Internaute curieux aille vérifier de lui-même. Le voici donc.

BFMTV passe comme chat sur braise sur le fait que le laboratoire de Wuhan a été financé par la Chine et construit par la France dans le cadre d'une collaboration internationale avec la bénédiction de l'OMS tenue par les Chinois. Son "accréditation niveau P4" est inaugurée en février 2017 par le Premier ministre français de l'époque Bernard Cazeneuve, accompagné de la ministre française des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine, ainsi que d'Yves Lévy, président de l’INSERM, et accessoirement conjoint d'Agnès Buzyn, proche d'Emmanuel Macron et candidate LREM pour la Ville de Paris... La même qui expliquait dès janvier au Président la gravité de l'épidémie à venir, à une date où tout pouvait encore être sauvé! L'amère découverte de ce timing a fort logiquement donné naissance au hashtag #ilsSavaient.

La page Wikipédia française de l'Institut de virologie de Wuhan n'ayant pas encore été "rectifiée", elle contient encore de nombreuses informations intéressantes. Il n'est même pas certain d'ailleurs que l'attention portée au secteur P4 de l'Institut de Virologie de Wuhan soit appropriée. Le travail sur les Coronavirus a pu être mené en zone P3, moins sécurisée.

Mais revenons aux vilaines accusations parues dans les médias anglo-saxons.

Quinze pages accablantes

Les services de renseignement de l'Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande, du Royaume-Uni et des États-Unis collaborent dans le cadre du traité UKUSA et leur alliance est parfois appelée les "Cinq Yeux". Enquêtant sur la source de l'épidémie depuis qu'elle s'est révélée au monde, ils ont rassemblé leurs découvertes dans un document de quinze pages... Qui a forcément fuité dans la presse.

Le Daily Telegraph australien s'en fait l'écho. Si l'entier du document n'est pas encore disponible, il contient nombre d'éléments accablants. Comme une sorte de fil rouge dans le rapport, les auteurs soulignent que la négligence et les mensonges de la Chine ont entraîné la "mise en danger de pays tiers", alors que le Parti Communiste Chinois (PCC) faisait taire ou "disparaître" les médecins qui rompaient le silence:

Les médecins qui ont courageusement parlé du nouveau virus ont été arrêtés et condamnés. Leurs détentions ont été relayées par les médias de l'État chinois avec un appel de la police de Wuhan afin que "tous les citoyens ne fabriquent pas de rumeurs, ne répandent pas de rumeurs, ne croient pas aux rumeurs."

Un tweet du Global Times du 2 janvier déclare: "La police de Wuhan, en Chine centrale, a arrêté 8 personnes répandant des rumeurs sur une épidémie locale de #pneumonie non identifiable. Des articles en ligne précédents disaient que c'était le SRAS. Cela a eu pour effet de faire taire les autres médecins qui pourraient être enclins à s'exprimer."


De plus, des preuves ont été détruites, et la Chine a refusé de fournir des échantillons vivants à des scientifiques internationaux travaillant sur un vaccin.

Le document obtenu par [le quotidien] parle de "suppression et destruction de preuves" et pointe "des échantillons de virus commandés détruits dans les laboratoires de génomique, les cages pour faune animale passées à la javel, le refus de partager au public la séquence du génome, la fermeture du laboratoire de Shanghai pour" rectification", des articles universitaires soumis à un examen préalable par le Ministère des sciences et de la technologie, et les données sur les "porteurs silencieux" asymptomatiques gardées secrètes".


Le dossier pointe du doigt les mensonges continuels de la Chine à propos du virus, notant que les preuves de transmission d'humain à humain existent depuis le début décembre, mais que "les autorités nient cette éventualité jusqu'au 20 janvier", appuyée en cela par l'OMS prenant une posture identique. Pourtant, des officiels de Taïwan soupçonnent cette transmission dès le 31 décembre, et des experts de Hong-Kong le 4 janvier.

Le 23 janvier, alors qu'ils fuient la capitale régionale contaminée, la Chine piège des millions de personne dans la ville. Pendant tout le mois de février, Pékin lance une offensive diplomatique auprès des États-Unis, de l'Inde, de l'Australie, de ses voisins du Sud-Est asiatique et d'autres pays afin qu'ils renoncent à se protéger à travers des restrictions de voyage, alors même que la Chine impose les restrictions de déplacement les plus sévères entre ses propres régions. La Chine bloque ses ressortissants tout en faisant tout pour qu'ils puissent circuler librement à l'étranger. De décembre à février, pas moins de 500'000 Chinois se seront ainsi rendus aux États-Unis.

Un virus naturel ou artificiel?

Bien que le dossier divulgué ne tranche pas sur la question de l'origine naturelle ou artificielle du Covid-19, il mentionne une étude de l'Université de technologie de Chine méridionale datée du 6 février suggérant que "le coronavirus tueur est probablement né d'un laboratoire à Wuhan."

Si le document d'étude a finalement été retiré, officiellement parce que son auteur principal a déclaré être en manque de preuves directes, le savant Yanzhong Huang précise le 5 mars que "nul scientifique n'a confirmé ni réfuté les conclusions de l'article."

Le 16 mars, même le professeur Luc Montagner, prix Nobel déclara que le virus a été fabriqué par l'homme au labo de Wuhan dans l'espoir de trouver un vaccin au virus du SIDA, et qu'il en serait sorti à la suite d'un accident. Les médias tirèrent sur le messager. Mais il n'est pas le seul témoin...

Le consensus actuel - et la position officieuse de nombreux États - est que le virus n'a pas été conçu artificiellement, mais s'est échappé soit de l'Institut de virologie de Wuhan, soit du CDC chinois, qui est situé à moins d'un kilomètre du marché de Wuhan à partir duquel une grappe de premiers cas est apparue. Pour l'heure, on ne sait pas si l'épidémie a commencé par contact avec des animaux infectés ou si elle était le résultat d'un accident dans un laboratoire.

Toutefois, le dossier du renseignement met en évidence les recherches menées par les scientifiques Shi Zhengli et son protégé Peng Zhou, dont les travaux sur le coronavirus de chauve-souris, et qui modifiaient le coronavirus de chauve-souris pour tester sa transmissibilité à d'autres espèces...

Une étude réalisée en novembre 2015 par Zhengli et son équipe, en collaboration avec l'Université de Caroline du Nord, conclut que le coronavirus de type SRAS pouvait passer directement des chauves-souris aux humains, et qu'il n'y a actuellement aucun remède ni traitement.

Le dossier mentionne au sujet de cette étude: "Pour examiner le potentiel d’émergence (c'est-à-dire le potentiel d'infection des humains) des CoV de chauves-souris en circulation, nous avons construit un virus chimérique codant pour une nouvelle protéine de pointe du CoV zoonotique - à partir de la séquence RsSHCO14-CoV qui a été isolé des chauves-souris rhinolophes chinoises - dans le contexte de la charpente du SRAS-CoV adaptée à la souris."

"Ce virus est hautement pathogène et les traitements développés contre le virus du SRAS d'origine en 2002 et les médicaments ZMapp utilisés pour lutter contre le virus Ebola ne parviennent pas à neutraliser et à contrôler ce virus particulier", a déclaré le professeur Ralph Baric de l'Université de Caroline du Nord, co-auteur du document de 2015.

Quelques années plus tard, en mars 2019, le Dr Shi et son équipe, dont Peng Zhou, qui a travaillé en Australie pendant cinq ans, publient une étude intitulée Bat Coronaviruses in China dans la revue médicale Viruses, où ils écrivent qu'ils "visaient à prédire les points chauds des virus et leur potentiel de transmission inter-espèces", décrivant cela comme une "urgence à étudier les coronavirus de chauves-souris en Chine pour comprendre leur potentiel à provoquer une autre épidémie." Leur étude conclut: "Il est très probable que les futures épidémies de SRAS ou de MERS comme les coronavirus proviendront de chauves-souris, et il y a une probabilité accrue que cela se produise en Chine."


Tant Shi et Zhou passèrent trois ans au Laboratoire de Santé Animale d'Australie, géré par l'agence nationale scientifique CSIRO. Entre 2011 et 2014, Zhou organisa la capture et le transport de chauve-souris sauvages depuis la région du Queensland jusqu'au laboratoire en Victoria, où les animaux furent euthanasiés, disséqués et étudiés dans le but d'y dénicher des virus mortels.

Est-il à ce point impensable que des chercheurs manipulant des virus soient à l'origine du Coronavirus? Chacun croira ce qu'il veut ; mais à ce stade, même si elle est entièrement responsable de la pandémie, il paraît certain que la Chine ne plaidera pas coupable.

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Le Daily Telegraph australien rappelle enfin le cas de Huang Yan Ling, une chercheuse de l'Institut de Virologie de Wuhan dont on pense qu'elle serait le "patient zéro", ayant été la première diagnostiquée avec la maladie.

Puis vinrent les nouvelles de sa disparition, et la biographie et sa photo effacées du site web de l'Institut de Virologie de Wuhan.

Le 16 février, l'Institut nia qu'elle fut le patient zéro et qu'elle était vivante et en bonne santé, mais il n'y a plus eu la moindre nouvelle de son existence depuis, suscitant de nombreuses spéculations.


Le 9 novembre 2015, l'Institut de Virologie de Wuhan publiait une étude révélant la création artificielle d'un virus en laboratoire à partir du SARS-CoV. Était-ce un galop d'essai?

02 avril 2020

Coronavirus: Trajectoire de Crise

Le monde a de la chance: chaque pays a l'insigne honneur d'être mené par des dirigeants plus compétents, intelligents et avisés que dans les pays voisins.

En conséquence de quoi, et tous les médias locaux vous le diront, les mesures prises localement sont d'une sagesse évidente. Elle sont plus astucieuses, efficaces et réfléchies que nulle part ailleurs, évidemment.

Et si on vérifiait?

Je vous présente ci-dessous une infographie remarquable, permettant de comparer simplement les pays depuis leur 100e cas de Covid-19. Vous l'aurez reconnu, il s'inspire largement du graphique du Financial Times évoqué ici-même le 17 mars, mais mis à jour et bien plus détaillé.

On peut constater visuellement le rythme de progression jour après jour des cas de Coronavirus officiels (étant entendu que le nombre de cas réels est sans doute encore plus grand, selon la politique locale en matière de test). N'hésitez pas à utiliser le filtre par pays pour plus de lisibilité dans les comparaisons.

Des lignes pointillées montrent la vitesse de progression de la maladie: doublement tous les jours, deux jours, trois jours, cinq jours et dix jours.

Visiblement, certains pays tirent leur épingle du jeu après plus d'un mois de pandémie: Japon, Singapour et Corée du Sud. On pourrait citer aussi la Chine mais il y a fort à craindre qu'au paradis communiste la vérité soit la première victime. Après une catastrophique perte de temps, l'Europe occidentale tente péniblement d'infléchir la courbe.

Peut-être devrions-nous tirer davantage d'enseignement des pays qui réussissent, au lieu de laisser des bureaucrates inventer dans leur coin des solutions qui ne marchent pas?