10 septembre 2021

Longue Vie aux Princes du Viol

En Europe de l'Ouest et aux États-Unis, les autorités rivalisent d'appétit pour l'accueil de réfugiés afghans. Pendant le pont aérien de Kaboul, Joe Biden se félicita depuis la Maison Blanche d'avoir évacué "plus de 120'000 personnes" depuis la mi-août - c'est-à-dire essentiellement des Afghans ; les Américains dans le pays, entre 10'000 et 15'000, ne furent qu'un ingrédient mineur de cette foule. 20'000 Afghans furent directement amenés aux États-Unis, et 43'000 autres dispersés sur plusieurs bases américaines à l'étranger en attente d'un prochain rapatriement aux États-Unis, selon des officiels du Pentagone. Du reste on ne sait rien, hormis qu'il y a déjà des problèmes.

Le 28 août, le Royaume-Uni put se féliciter quant à lui d'avoir "évacué 15'000 Afghans et citoyens britanniques sur les deux dernières semaines" par le biais de son ambassadeur à Kaboul, Laurie Bristow. Personne ne lui demanda de préciser la proportion des uns et des autres. De leur côté, les Français envoyèrent au moins 2'600 Afghans vers leur pays, qui vinrent avec le sourire. Ils s'ajouteront aux 41'000 déjà présents dans l'Hexagone, dont 31'000 réfugiés. Mais la plus grosse communauté afghane d'Europe est en Allemagne, avec 148'000 réfugiés afghans sur son sol (en 2020). La plupart des Afghans arrivant en Europe choisissent en priorité l'Allemagne, le Royaume-Uni ou les pays nordiques pour s'installer.

En Suisse, 219 personnes sont venues de Kaboul durant ce seul mois d'août. Si l'UDC met en garde contre les terroristes potentiels, le PS - par l'inénarrable Carlo Sommaruga - trépigne pour en avoir davantage: "la Suisse devrait accueillir 10'000 personnes vulnérables, en particulier des femmes et filles, en provenance d’Afghanistan", clame le politicien. Hélas! Les hommes jeunes, en pleine santé et en état de se battre forment l'écrasante majorité de ces populations importées. Cela ne doit rien au hasard.

Afghans au départ de l'aéroport de Kaboul, fin août 2021

Les talibans revenus au pouvoir en Afghanistan, on prépare le grand public à une nouvelle déferlante migratoire. Mais qu'elle ait lieu ou non, les Afghans sont déjà nombreux en Europe occidentale. Une population particulière que le Dr Cheryl Bernard de l'Institut Rand connaît bien - et qu'elle décrit dans un article de 2017 que chacun devrait lire. Il explique bien des choses sur ces populations de réfugiés afghans que nous accueillons déjà. Voici une traduction de l'essentiel de son propos. La mise en gras est de moi.

 


 

J'ai travaillé avec des réfugiés pendant des décennies. La vague de criminalité afghane en Europe est ahurissante.

Les Afghans se distinguent parmi les réfugiés qui commettent des crimes en Autriche et ailleurs. Pourquoi?

En 2014, lorsque des vagues de réfugiés ont commencé à affluer en Europe occidentale, les citoyens et les responsables ont réagi avec générosité et ouverture. Des réfugiés épuisés sont sortis des trains et des bus pour être accueillis par des foules offrant en cadeaux vêtements et nourriture et brandissant des pancartes indiquant "Refugees Welcome".

Cette lune de miel ne pouvait pas durer (...) [Survint] un développement inattendu, et intolérable: l'incidence importante et croissante des agressions sexuelles commises par les réfugiés contre les femmes autochtones. Il ne s'agissait pas de rendez-vous-galant-dégénérant-à-cause-de-quiproquos-culturels, mais d'attaques violentes et sans préméditation contre des filles et des femmes au hasard, souvent commises par des gangs ou de jeunes hommes en meute. Au début, les incidents furent minimisés ou étouffés - personne ne voulant donner des munitions à la droite nationaliste pour lui permettre de s'agiter. L'espoir résidait dans l'idée qu'il s'agisse de cas isolés causés par un petit groupe problématique. Au fur et à mesure les incidents se multiplièrent, et parce que nombre d'entre eux eurent eu lieu en public (...) il ne devint plus possible de balayer l'affaire sous le tapis du politiquement correct. Et avec la reconnaissance officielle et les rapports publics, une note de bas de page étrange et déroutante émergea. La plupart des agressions étaient commises par des réfugiés d'une nationalité particulière: des Afghans. (...)

Ce n'est pas un article que j'ai eu plaisir à écrire. J'ai travaillé sur des questions liées aux réfugiés pendant une grande partie de ma vie professionnelle, des camps pakistanais pendant l'occupation soviétique de l'Afghanistan au Yémen, au Soudan, en Thaïlande, en Éthiopie, à Djibouti, au Liban, en Bosnie, au Nicaragua et en Irak, et j'éprouve une profonde compassion face aux épreuves traversées. Mais nulle part je n'avais rencontré un phénomène comme celui-ci. J'ai vu des réfugiés pris au piège dans des circonstances qui les rendaient vulnérables au viol, par des gardiens de camp ou des soldats. Mais que des réfugiés deviennent auteurs de ces crimes dans le lieu qui leur avait donné asile? C'était quelque chose de nouveau. De plus, ma vie personnelle et professionnelle m'a offert de nombreux amis afghans et afghano-américains, et ils n'ont collectivement rien de psychopathes. (...) Il est impossible d'imaginer l'un d'entre eux se livrer aux agressions sexuelles extravagantes, bizarres et primitives pour lesquelles leurs jeunes compatriotes deviennent tristement célèbres. Pourtant, nous en sommes là.

Il y a quelques semaines, la ville autrichienne de Tulln a déclaré l'arrêt complet de toute nouvelle admission de réfugiés. Comme le maire l'a précisé, cette décision visait les Afghans, mais pour des raisons juridiques et administratives, elle ne pouvait être promulguée que de manière globale. Telle n'était pas l'intention initiale de la ville - au contraire, elle venait d'achever la construction d'un tout nouvel établissement coûteux pour les demandeurs d'asile, qui serait désormais, déclara le maire, consacré à un autre objectif. Ses mots exacts furent: "Nous en avons eu assez." Après une série d'incidents troublants tous causés par des Afghans, le viol collectif brutal d'une jeune fille de quinze ans fut le point de bascule. Agressée en pleine rue alors qu'elle rentrait chez elle, elle finit enlevée puis violée en série par des réfugiés afghans. (...)

Un peu plus tôt, à Vienne, une jeune étudiante turque en programme d'échange avait été poursuivie jusque dans des toilettes publiques par trois réfugiés afghans. Ils bloquèrent la porte et se mirent à l'attaquer sauvagement. L'attrapant par le cou, ils lui frappèrent la tête à plusieurs reprises contre une cuvette de toilettes en porcelaine pour l'assommer. Comme cela ne réussit pas à briser sa résistance désespérée, ils se relayèrent pour la maintenir et la violer. La jeune femme dut être hospitalisée, après quoi, trop affectée pour reprendre ses études, elle s'enfuit chez elle en Turquie, traumatisée et misérable, incapable de comprendre ce qui s'était passé et incapable, dans une société musulmane conservatrice, de confier son expérience à qui que ce soit... (...)

Il fallut un certain temps pour que ce type d'agression soit identifié car, jusqu'à récemment, les médias d'Europe occidentale s'abstenaient délibérément de préciser le statut de réfugié ou d'asile d'un agresseur, ainsi que son pays d'origine. Ce n'est que lorsque la corrélation est devenue dramatique au point d'en devenir digne d'intérêt que cette politique changea [NdT: en Autriche...]. À ce moment-là, il devint évident que les autorités étaient au courant. Pour des raisons politiques, elles avaient délibérément dissimulé des cas d'agression sexuelle à grande échelle commis par des migrants. Par exemple, un gang d'une cinquantaine d'Afghans qui terrorisaient les femmes dans le quartier de la gare de Linz fut défaussé par un fonctionnaire du gouvernement qui conclut qu'il s'agissait d'une conséquence malheureuse liée au mauvais temps, et qu'une fois l'été venu, les jeunes hommes se disperseraient dans les parcs publics et ne formeraient plus cette vaste meute menaçante. Le public n'en fut guère amusé.

Je pourrais écrire les mêmes choses sur la Suède, l'Allemagne ou tout autre terre d'asile en Europe, mais je me concentre sur des exemples autrichiens parce que c'est le pays européen dont je viens et que je connais le mieux. Jetons donc un œil à la presse autrichienne (...) [On y lit qu'un] Afghan (de dix-huit ans) attaque une jeune femme au festival du Danube. "Encore une fois, il y a eu une tentative de viol par un Afghan. Une touriste slovaque de 21 ans a été assaillie et a subi des attouchements par un groupe d'hommes. Elle a réussi à s'enfuir, mais a été poursuivie par l'un d'entre eux, un demandeur d'asile afghan qui l'a rattrapée et entraînée dans les buissons. Des policiers en civil à proximité ont remarqué la lutte et sont intervenus pour empêcher le viol au dernier moment." Page 10: "Un Afghan de 25 ans a tenté de violer une jeune femme assise au soleil dans le parc. Quatre passants courageux ont traîné l'homme hors de la victime et l'ont retenu jusqu'à l'arrivée de la police." Page 12: "Deux Afghans ont été condamnés pour avoir tenté de violer une femme dans un train à Graz. Les hommes, qui vivent dans une résidence pour demandeurs d'asile, ont d'abord insulté la jeune femme avec des propos obscènes avant de l'agresser. Lorsqu'elle a crié à l'aide, des passagers d'autres parties du train se sont précipités à son secours."

Laissons de côté l'aspect pénal de cette conduite et concentrons-nous sur sa logique, ou plutôt son absence de logique. Ces hommes s'attendent-ils à ce que leurs tentatives soient couronnées de succès? Pensent-ils réellement qu'ils pourront violer une femme dans l'artère principale d'une ville au milieu de la journée? Dans un train rempli d'autres passagers? En début d'après-midi dans un parc public fréquenté? Sont-ils incapables de pensées rationnelles, ou les ignorent-ils délibérément? Veulent-ils simplement provoquer une hystérie féminine momentanée et toucher certains endroits interdits du corps d'une étrangère? Est-ce gratifiant au point de valoir la peine de compromettre leur avenir et d'être jeté en prison par des Européens méprisants et dégoûtés? Qu'est-ce qui se passe ici? Et pourquoi, pourquoi, pourquoi les Afghans? Selon les statistiques de la police autrichienne, les réfugiés syriens sont à l'origine de moins de 10 % des cas d'agressions sexuelles. Les Afghans, dont les effectifs sont comparables, sont responsables de la moitié de tous les cas. (...)

Encore une fois: que se passe-t-il? Pourquoi cela arrive-t-il? Et pourquoi les Afghans? Quelques théories concurrentes circulent.

La première: "ils se saoulent." L'un de mes interlocuteurs, un Afghan de la diaspora qui vit à Vienne depuis des décennies et travaille comme traducteur et conseiller judiciaire agréé, et connaît donc intimement ces affaires et les personnes impliquées, rejette d'emblée cette explication. Au contraire, explique-t-il, ils ont entendu dire que prétendre avoir été atteint d'une incapacité mentale lors de la perpétration d'un crime, dont l'alcool ou la drogue, compte comme une circonstance atténuante. Souvent, raconte-t-il, les prévenus auront été insuffisamment briefés et invoqueront cette excuse de manière maladroite. Par exemple, ils diront qu'ils ont bu deux bières et qu'à partir de celles-ci, ils se sont évanouis, et ne se souviennent plus de rien de leurs actions ultérieures. Cette théorie n'explique pas non plus pourquoi les Afghans devraient être plus sujets aux agressions sexuelles induites par l'alcool que les autres jeunes hommes réfugiés issus de milieux comparables.

Une deuxième explication émet l'hypothèse d'une confusion liée à des valeurs culturelles conflictuelles. Ces jeunes hommes, selon la théorie, viennent d'un pays où les femmes ne sont que des silhouettes sombres complètement cachées sous des burqas plissées. Confrontés à des filles en débardeurs et shorts courts, ils perdent la tête et leurs hormones dictent leur conduite. Cette théorie, en plus d'être à la limite de faire endosser la responsabilité de leurs viols aux victimes, ne tient pas la route. Encore une fois, la même réaction devrait également être manifestée par d'autres jeunes hommes issus de sociétés islamiques strictes où la ségrégation entre les sexes est la norme. Pourquoi seuls les Afghans réagiraient de cette façon? Et comment cela explique-t-il des cas comme celui d'une retraitée de soixante-douze ans promenant son chien lorsqu'elle a été attaquée, battue et violée par un jeune Afghan? Ou en Suède, d'un écolier kidnappé et violé en réunion par un groupe d'Afghans?

En effet, si nous passons en revue le schéma des attaques, nous pouvons écarter cette théorie. En règle générale, les cibles privilégiées ne sont pas ce que les stéréotypes pourraient laisser penser - de jeunes femmes habillées de manière si provocante qu'un musulman confus issu d'un arrière-pays ultraconservateur interprèterait à tort comme une invitation à la promiscuité. Non ; souvent, les victimes sont des mères de jeunes enfants. Je suppose que pour un prédateur, elles semblent être des cibles plus faciles, car entravées dans leur capacité à se défendre, mais il pourrait aussi y avoir une dimension plus freudienne qui m'échappe.

Dans un cas récent qui a soulevé un tollé général, une femme se promenait dans un parc sur une colline surplombant le Danube. Avec elle venaient ses deux enfants, un tout-petit et un bébé dans une poussette. À l'improviste, un réfugié afghan lui sauta dessus, la jeta à terre, la mordit, l'étrangla et tenta de la violer. Dans la lutte, le landau partit en roue libre dans la pente et le bébé faillit plonger dans le fleuve en contrebas. Sous les yeux de son fils aîné consterné, la femme combattit vaillamment son agresseur, arrachant la capuche de sa veste, ce qui permit plus tard à un chien policier autrichien de le retrouver.

Lors d'une autre attaque, deux jeunes femmes se promenaient à midi dans la zone piétonne d'une petite ville autrichienne, poussant devant elles leurs bébés dans des poussettes, et furent brutalement attaquées par plusieurs réfugiés afghans. Ils se jetèrent sur elles et arrachèrent leurs vêtements, mais furent appréhendés avant qu'ils ne puissent causer d'autres dommages. Il est clair que de tels événements contrarient le grand public. Il est également clair que nous pouvons rejeter les théories du "ils étaient ivres et ne savaient pas ce qu'ils faisaient", ainsi que celle du "ils pensaient que c'était ce que les femmes voulaient".

Cela nous amène à une troisième théorie, plus convaincante et assez troublante, celle que mon ami afghan, le traducteur judiciaire, avance. Sur la base de ses centaines d'interactions avec ces jeunes hommes à titre professionnel au cours des dernières années, il est arrivé à la conclusion qu'ils sont motivés par un mépris profond et durable pour la civilisation occidentale. Pour eux, les Européens sont l'ennemi, et leurs femmes sont un butin légitime, comme toutes les autres choses qu'on peut leur prendre: logement, argent, passeports. Peu importe leurs lois, leur culture est inintéressante et, finalement, leur civilisation va de toute façon s'effondrer face à une horde dont ils sont le fer de lance. Pas besoin de s'assimiler, de travailler dur, ou d'essayer de se construire une vie décente ici. Les Européens sont trop mous pour vous punir sérieusement pour une transgression, et leurs jours sont comptés.

Et cela ne concerne pas que les crimes sexuels, note mon interlocuteur. Ce sont peut-être ceux qui agitent le plus l'opinion publique, mais l'abus délibéré et insidieux du système de protection sociale est tout aussi conséquent. Les réfugiés afghans, dit-il, ont une propension particulière à se jouer du système: mentir sur leur âge, mentir sur leur situation, prétendre être plus jeunes, être handicapés, appartenir à une minorité ethnique alors que même l'œil fatigué d'un juge autrichien parvient à distinguer les traits délicats d'un Hazara de ceux d'un Pachtoune.

Je vois de quoi il parle. Au cours de mes recherches, j'ai rencontré des trentenaires en famille en Autriche qui se faisaient passer pour des "mineurs non accompagnés". J'ai rencontré des gens qui faisaient passer un ancien accident de la route comme la preuve qu'ils avaient été torturés. J'ai entendu parler d'une famille afghane qui avait émigré en Hongrie il y a vingt ans. Les enfants y sont nés et fréquentèrent les écoles hongroises. Lorsque la crise des réfugiés [entamée en 2014] éclata, attirée par la perspective de tous les avantages associés, cette famille décida de prendre une nouvelle identité et de se rendre en Suède. Ils prétextèrent être des réfugiés de fraîche date. Affirmant avoir perdu leurs papiers lors de leur "fuite", ils s’inscrivirent sous de nouveaux noms d'emprunt et réduisirent l'âge de leurs enfants ; la mère se déclara veuve. Désormais installés à titre gracieux dans un logement confortable avec leur père vigoureux, corpulent et très vivant - qu'ils firent passer pour un oncle - et disposant d'un chèque d'aide sociale mensuel, ils sont des parasites infiltrés qui se nourrissent littéralement de la crédulité des contribuables suédois.

Les systèmes juridiques occidentaux sont méticuleux et procéduraux, fonctionnant sur la base de règles, de droits, de formulaires et de documents. Ils vous considèrent comme innocent jusqu'à ce que votre culpabilité soit prouvée. Il n'a pas fallu longtemps aux réfugiés pour comprendre comment en tirer parti à leur avantage. "Ils restent là, chauves, tempes grises, et insistent sur leur âge de dix-huit ans", me confie un procureur autrichien exaspéré. Ayant "perdu" leurs documents, le seul moyen de réfuter même la plus manifestement absurde de telles affirmations est de passer par de coûteux tests en laboratoire. Si vous n'avez aucun papier d'identité et aucun scrupule, vous pouvez affirmer à peu près n'importe quoi, puis vous adosser confortablement en attendant que le système essaie de prouver le contraire. Si vous êtes rejeté, pas de problème: vous pouvez lancer plusieurs recours. Une fois que vous aurez mis les pieds en Europe, il sera presque impossible de se débarrasser de vous ; même si vous avez littéralement commis un meurtre. Si un tribunal vous déclare coupable de viol, vous n'avez qu'à faire valoir que si vous êtes renvoyé chez vous, votre société conservatrice vous tuera pour cet acte déshonorant - et donc vous ne pouvez être renvoyé, les lois de l'Union Européenne interdisant l'extradition si la vie de l'individu est en danger. Les meurtriers ne peuvent pas être renvoyés dans des pays où la peine de mort existe, ou dont le système judiciaire est simplement réputé sévère.

Mais un mystère subsiste. La fraude à l'aide sociale est une chose: elle a un certain sens, si vous n'avez aucun respect pour la primauté du droit ou l'équité et que vous êtes paresseux. Mais pourquoi cette cohorte actuelle d'Afghans s'impose-t-elle en tant que prédateurs sexuels? Et aussi ineptes que stupides, de surcroît? En quête d'une réponse, peut-être devrions-nous observer les victimes de plus près. Nous avons éliminé les tenues inappropriées et les manières involontairement séduisantes, mais pourraient-elles avoir d'autres traits en commun pour faire la lumière sur les raisons pour lesquelles ces femmes sont devenus la cible d'une telle folie? En les passant en revue, un mot me vient à l'esprit: l'épanouissement. Une étudiante turque en échange universitaire, heureuse de poursuivre ses études en design industriel dans une bonne université de Vienne. Une fille dans un parc, profitant du soleil. Deux amies, promenant leurs bébés. Une mère, profitant d'une balade estivale avec ses deux enfants. Une vieille dame satisfaite, promenant son animal de compagnie. Des gens attrayants, accomplis, heureux, normaux... un spectacle insupportable, peut-être, pour – et je suis ici d'accord avec le président Trump - des losers. Il a proposé que nous qualifions les terroristes ainsi, et il a raison. Ces jeunes hommes, même sans gilet explosif, sont des perdants, ce qui les a amenés à devenir des terroristes sociaux.

Les jeunes agresseurs afghans disent que oui, ils n'ont aucun contrôle sur leurs impulsions, que leurs hormones font rage et qu'ils se détestent eux-mêmes et le monde entier, mais surtout, qu'ils ne toléreront pas les femmes heureuses, confiantes et se sentant en sécurité l'espace public. Ils nous disent qu'ils n'ont aucune intention de respecter la loi, les coutumes, l'opinion publique, les valeurs locales ni les bonnes mœurs, qu'ils détestent tellement tout cela qu'ils sont prêts à mettre leur propre vie, leur avenir et leur liberté en jeu pour la satisfaction d'infliger des traumatismes.

Les Afghans de la diaspora de la classe moyenne établie sont naturellement contrariés et gênés de voir leur nationalité ainsi déshonorée par ces nouveaux arrivants primitifs. Et pourtant, ils font partie du problème. Bon nombre de leurs actions et réactions, qu'elles soient naturelles ou involontaires, relèvent de la complicité. Ils dissimulent, trouvent des excuses, conseillent sur les meilleurs moyens de se soustraire aux conséquences et encouragent même directement les tromperies, les actes illégaux et les manières honteuses d'amis, de parents et d'Afghans parfaitement inconnus.

Les raisons en sont multiples. Il y a l'obligation perçue d'être loyal envers les amis, les parents et les compatriotes. Je pense qu'il y a aussi un certain manque de sincérité envers les notions occidentales de réalité administrative et biographique ; beaucoup, sinon la plupart, des Afghans qui vivent actuellement en Occident charrient un lot de mensonges issu de leur passé. Celui d'entre eux qui arrivait en premier (un père, un frère aîné) devait généralement inventer un nom de famille et une date de naissance à la volée, car à la maison, jusqu'à il y a une génération, la plupart des gens n'avaient pas de nom de famille et les dates de naissance n'étaient pas enregistrées. Je connais d'honorables familles afghanes respectueuses de la loi où les anniversaires de tout le monde suivent une séquence invraisemblable — le 1er juin, le 2 juin, le 3 juin et ainsi de suite, parce que celui d'entre eux qui a rempli les documents d'immigration a dû inventer des dates de naissance et a pensé que ce serait plus facile de se souvenir d'elles de cette façon. (...)

[La pertinence avec la politique d'accueil des réfugiés] est tristement évidente. Il faudra en effet un contrôle rigoureux pour écarter ces jeunes mâles dégénérés et profondément perturbés dont la volonté de tromper est si prononcée et dont les motivations sont si irrationnelles.

Ce qui m'amène à une dernière théorie exprimée en Autriche: que ces jeunes hommes destructeurs et fous sont intentionnellement infiltrés en Europe occidentale pour faire des ravages: pour enlever la liberté et la sécurité des femmes ; changer les modèles de comportement ; approfondir les divisions entre les libéraux [NdT: au sens américain, gauchistes], qui continuent de les défendre et de leur trouver des excuses, et une droite qui appelle à des mesures impitoyables et à des réponses brutales ; d'infliger des coûts élevés aux tribunaux et un engorgement du système judiciaire et, de manière générale, de gâcher les choses.

Pour mémoire, je ne suis pas convaincue qu'il y ait un plan délibéré derrière cela, mais je suis d'accord pour dire que les jeunes hommes en colère et instables sont susceptibles d'emprunter des voies destructrices. Ces voies peuvent conduire à l'extrémisme idéologique et au terrorisme, ou à la formation de gangs et de meutes qui attaquent, nuisent et détruisent. Comme nous l'avons vu, actuellement beaucoup de leurs attaques sont ineptes et facilement bloquées par des passants survenant au hasard [NdT: donc tout va "bien"!..]. Mais ils deviendront plus habiles avec le temps, et l'Europe ferait mieux de développer une défense contre eux. (...)

Chaque réfugié et demandeur d'asile arrivant devrait être soumis à une vérification rigoureuse du récit de son histoire, y compris la validation de son âge, par des tests en laboratoire en cas de doute. Oui, c'est compliqué et coûteux, mais pas aussi compliqué et coûteux que de laisser entrer les mauvaises personnes, et moins cher que de laisser des centaines de milliers d'étrangers profiter de manière permanente ou semi-permanente d'avantages sociaux indus. Les pays européens doivent partager les données entre eux ; et les identités devraient être liées aux empreintes digitales, pas à des documents à l'authenticité douteuse, voire pas de document du tout. (...)

Enfin, la gauche doit se remettre en question. C'est chouette d'être accueillant, bienveillant et bien disposé envers l'arrivée d'étrangers sur nos rivages, mais gardons quelques pensées bienveillantes pour nos propres valeurs, nos libertés et notre mode de vie. Les filles et les femmes devraient continuer à se sentir en sécurité dans les espaces publics, pouvoir assister à des festivals, porter des vêtements adaptés à la météo et à leurs goûts, voyager en train, aller au parc, promener leurs chiens et vivre leur vie. Il s'agit d'un magnifique succès de l'Occident, qui mérite d'être défendu.

08 décembre 2016

Aylan et Maria

Il s'appelait Aylan Kurdi. En septembre 2015, son corps fut retrouvé noyé sur une plage de Turquie après le chavirage de l'embarcation qui devait le mener, lui et sa famille, jusqu'en Grèce. Les images du petit enfant noyé, le visage sans vie léché par les vagues, firent le tour du monde et la couverture de tous les journaux. Au 19h30 de la RTS, on relaya la séquence vidéo sans retenue, se délectant d'infliger tant de mauvaise conscience à tous ces Suisses mal-pensants.

Car voyez-vous, les gens qui s'opposaient aux migrants, faux réfugiés et passeurs, étaient complices de la mort du petit Aylan. On le leur fit bien comprendre. C'était eux qui devaient se livrer aux reproches et à l'introspection, et non son père au rôle trouble, envoyant sa famille en pleine tempête en rognant sur les gilets de sauvetage alors que pas un ne savait nager.

allemagne,médias,mensonge,criminalité,immigrationUn an plus tard, nous avons Maria.

Elle s'appelait Maria Ladenburger. En octobre 2016, son corps fut retrouvé noyé sur la berge du Dreisam à Fribourg-en-Brisgau (Baden-Württemberg) en Allemagne. Violée avant d'être noyée, Maria, dix-neuf ans, était étudiante en médecine et travaillait comme volontaire pour le centre des réfugiés locaux. Fille d'un haut-fonctionnaire de l'Union Européenne, Clemens Ladenburger, conseiller juridique de la Commission Européenne, elle militait comme son père pour un accueil plus grand encore des hordes d'immigrés clandestins qui prennent d'assaut le continent européen depuis un an et demi.

Son agresseur fut arrêté début décembre - Hussein Khavari, un demandeur d'asile théoriquement âgé de 17 ans, arrivé en provenance d'Afghanistan comme "mineur non accompagné" en 2015 et vivant depuis en famille d'accueil. Son ADN fut formellement identifié comme celui du violeur. Son vélo fut retrouvé à 500m du lieu de l'assassinat et des images de vidéosurveillance montrent qu'il tenta de changer son apparence après le meurtre.

La police soupçonne également Hussein Khavari du viol et du meurtre de Carolin G., assassinée près d'Endingen, à 30 kilomètres de Fribourg, trois semaines après la mort de Maria Ladenburger. Cependant, aucune trace d'ADN n'a été retrouvée sur cette scène de crime. Mais quels que soient les actes dont il est accusé, M. Khavari ne pourra subir de peine d'emprisonnement supérieure à dix ans, en vertu du droit pénal allemand envers les mineurs. Il faut préserver ses chances de réinsertion, voyez-vous.

Les médias allemands choisirent de ne pas parler du meurtre de Maria. Certains avancèrent qu'il s'agissait avant tout d'un fait-divers régional. D'autres, moins hypocrites quant à leurs motifs, expliquèrent qu'ils craignaient de donner des munitions aux adversaires de la politique d'accueil fermement tenue par la Chancelière allemande Angela Merkel. C'est une attitude tout à fait responsable: rien de plus odieux que d'exploiter la mort d'un(e) innocent(e) à des fins politiques. Aucun média digne de ce nom ne s'abaisserait à une telle félonie ; tous se contentent de seulement rapporter les faits lorsqu'ils le méritent, avec pudeur et sobriété, comme dans l'affaire Aylan Kurdi.

S'exprimant donc sur un simple fait-divers régional qui ne demandait aucune attention particulière, plusieurs responsables politiques allemands comme Sigmar Gabriel, ministre de l'économie, se sentirent malgré tout obligés de venir plaider que "de tels meurtres odieux existaient bien avant que le premier réfugié venu d'Afghanistan ou de Syrie n'arrive". Dont acte, même si des événements comme les attaques de Cologne de ce début d'année bousculent un peu les statistiques.

Au final, il est regrettable que les médias ne se soient pas étendus davantage sur l'assassinat de Maria car c'est une belle histoire de persévérance et de pardon. Pendant la messe d'enterrement de sa fille, M. Ladenburger organisa une petite quête pour aider à financer des associations d'accueil de migrants. Nul doute qu'un peu avant de se faire violer et noyer par un réfugié afghan, c'est sans doute ce qu'elle aurait voulu.

11 janvier 2016

Cologne ou le point de bascule

Le nouvel an a été difficile pour l'Europe. Des femmes ont été agressées par centaines sur tout le continent européen, nouvel eldorado de prédateurs sexuels importés.

Après une Omerta de quelques jours les faits ont fini par filtrer, petit à petit, sur les réseaux sociaux. Les médias traditionnels furent plus lents, car réticents à admettre l'effondrement de la fable d'une immigration de masse aussi paisible que positive. Mais contrairement aux premières nouvelles délivrées, les violences infligées aux femmes (et parfois aux hommes qui les accompagnaient et tentaient de les protéger) ne furent en rien limitées à Cologne. Les informations sont toujours fragmentaires et ont énormément de mal à passer la censure de la bien-pensance, mais on peut compter pour l'instant pour la soirée de la Saint-Sylvestre:

  • Des agressions sexuelles en Autriche, que la police est accusée d'avoir dissimulées ;
  • Six femmes sexuellement agressées en Suisse à Zurich ;
  • A Kalmar en Suède, des femmes volées et sexuellement agressées par des gangs de migrants ;
  • En Finlande, à Helsinki, des agressions sexuelles coordonnées par des migrants selon la police ;
  • Des violences sexuelles et des agressions dans au moins cinq villes allemandes, Hambourg, Bielefeld, Cologne, Francfort et Stuttgart, perpétrées par des requérants d'asile et des immigrés en situation irrégulière.

allemagne,criminalité,immigrationBien que les victimes hésitent à contacter les autorités, les langues se délient peu à peu, balayant toutes les tentatives de minimisation. Samedi soir, juste pour le nouvel an à Cologne, on rapportait 379 plaintes et des suspects "principalement demandeurs d'asile ou immigrés en situation illégale" selon la police ; dimanche soir, les plaintes se montaient à 500, lundi à 517.

Certains journalistes perdent leurs nerfs devant la diffusion de l'information sur des canaux de "réinformation" sur Internet, les accusant sans vergogne de récupération politique. Bien que l'accusation de soit particulièrement piquante au vu de la stratégie de l'enfant mort prévalant à l'époque où les médias s'étaient engagés, à n'importe quel prix, à faire pleurer sur les migrants, les agressions sexuelles de ce début d'année montrent un phénomène qui n'a malheureusement rien de l'événement isolé.

Le Padamalgam™ est distribué par cartons entiers mais le patient ne réagit plus, la surdose provoque des symptômes de rejet. Fait marquant, le grand public semble avoir perdu le sens de l'humour. Les victimes sont trop nombreuses, les méfaits trop systématiques, les autorités trop apathiques. "J'ai senti un doigt dans chaque orifice de mon corps", raconte une femme horrifiée. Des centaines de victimes dont les témoignages font parfois froid dans le dos ainsi que toutes celles qui n'auront pas eu le courage de porter plainte resteront traumatisées pour des années, de même que les témoins, leurs familles...

Le jour de l'an, la police de Cologne communiquait pourtant:

POL-K: 160101-1-K/LEV Ausgelassene Stimmung - Feiern weitgehend friedlich

 
"Une ambiance exubérante - des célébrations dans l'ensemble paisibles" - voilà le mensonge officiel à destination des citoyens. Il fut précédé et suivi de beaucoup d'autres. Les langues se délient un peu partout. On apprend ainsi que, depuis longtemps, le quotidien suédois Dagens Nyheter passe sous silence les crimes sexuels infligés par les migrants à la population de Stockholm. Jamais syndrome n'a si bien porté son nom...

Pour les médias, seule compte la pression sur Angela Merkel et la façon dont elle va trouver une belle tournure de phrase pour s'en sortir. Les victimes? Aucune importance! Sauf, comme d'habitude, s'il peut s'agir de migrants maltraités par quelques excités. Là, l'indignation est à son comble. Face à la réaction chaotique d'une frange de la société, les autorités sortent les gros calibres: arsenal anti-émeutes, canons à eau et gaz lacrymogène. Mais des agressions sexuelles sauvages perpétrées par une véritable meute contre des femmes occidentales simultanément dans une demi-douzaine de villes, franchement, pas de quoi en faire un drame.

Malheureusement pour les Chevaliers de la Bien-Pensance, les faits sont têtus - et la réalité assez conforme à ce que les citoyens sont de plus en plus nombreux à comprendre. Presque tous les suspects sont étrangers, par exemple. Et ce n'est pas tout. Parmi eux, on trouve nombre de migrants reçus de fraîche date.

"Tant les déclarations des témoins que les rapports de la police (locale), et que les descriptions de la police fédérale indiquent que les personnes qui ont commis ces crimes étaient presque exclusivement d'origine immigrée", a déclaré Ralf Jäger, ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. (...) "Par ailleurs, il ressort de beaucoup d'éléments qu'il s'agissait de personnes originaires d'Afrique du Nord et du monde arabe (...) En l'état actuel des investigations, il y a aussi parmi les suspects des réfugiés venus chez nous l'année dernière."

 
Le ministre reconnaît également que l'action de la police avait été "inacceptable" et que, en conséquence, le chef de la police de Cologne avait été suspendu. Mais bien entendu, l'homme politique réserve ses mots les plus durs non pour ses services incompétents, non pour les mensonges des médias, non pour les actes criminels de ceux de sa caste, mais contre... Ses adversaires politiques, accusés finalement d'avoir eu raison:

"Stigmatiser un groupe comme des agresseurs sexuels est non seulement une erreur mais aussi dangereux. C'est ce que font les charognards de l'extrême droite, c'est leur seul argument."


Un seul argument suffit pourtant, s'il est correct - hors de 1984, la logique n'a pas de couleur politique et, heureusement, n'est certainement pas réservée à "l'extrême droite". Mais le ministre ne précise pas sur qui pèse ce fameux danger. La population allemande? Certainement, sachant le prix qu'elle paye et s'apprête à payer encore longtemps à cause de l'incurie de ses dirigeants.

Mais en réalité, si Cologne doit jamais avoir un effet sur la population allemande, ce devrait être au tour des politiciens de s'inquiéter, Mme Merkel en tête ; et ce ne serait que justice.

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15 mai 2013

Marie: la Suisse, effarée, contemple sa justice

Lundi, une jeune femme de 19 ans, Marie, a été enlevée à proximité du golf de Payerne. Son agresseur l'a forcée à monter dans sa Toyota avant de s'enfuir en direction de Moudon. Ce sera la dernière fois qu'un témoin apercevra la victime vivante.

marie.jpg

Victime d'un régime carcéral très très souple.

Après une course-poursuite rocambolesque, le ravisseur, Claude Dubois, fut finalement arrêté par la police le lendemain. Aucune trace de Marie Schluchter dans la carcasse du véhicule ; le corps sans vie de la jeune fille fut découvert à 3h du matin dans un petit village près de Payerne, sur les indications du suspect.

Dire que Claude Dubois était "connu des services de police", comme on dit dans ce genre d'affaire, serait un euphémisme ;  sa vie était gérée par l'administration pénitentiaire depuis une condamnation à vingt ans de prison en 2000, dans un procès où il avait échappé de justesse à la prison à vie. Déjà les médias avaient brossé un beau portrait de sa personnalité et de sa cruauté:

«Pervers narcissique», «méchant», «acharné»… A l’époque, la condamnation du ravisseur de Marie, enlevée lundi à 19 heures à Payerne, avait fait les grands titres. Vendeur informatique de 22 ans, l’homme avait enlevé, séquestré, violé, puis abattu [de cinq balles] son amie, qui venait de le quitter, lors de ce que l’on avait alors appelé «le crime de la Lécherette», en 1998. Le crime faisait suite à des mois de harcèlements et de menaces.


Selon une formule désormais célèbre, le président du tribunal avait estimé qu'il ne fallait pas refermer "la petite lucarne que l’on doit laisser à l’espoir à cet âge." Pas de petite lucarne pour Marie, hélas.

On peut évidemment s'étonner qu'un individu condamné à vingt ans de détention soit au volant d'une voiture treize ans après le verdict, libre d'enlever et de tuer des jeunes filles. Le grand public, régulièrement confronté à la sévérité des autorités pour de terribles affaires de stationnement ou d'excès de vitesse, pensait benoîtement que la justice helvétique appliquerait sans doute avec la même rigueur les sentences plus graves. Erreur.

dubois.jpgL'entier du cheminement de Claude Dubois est une ode à l'absurdité. Le 15 mai 2011, il a purgé les deux tiers de sa peine ; il aurait d'ores et déjà pu bénéficier d'une libération conditionnelle. C'est ainsi: grâce au décompte très particulier du temps en milieu carcéral, personne n'accomplit jamais l'entier de sa condamnation. "Vingt ans" se traduisent en douze ans d'enfermement réel, voire moins grâce à des régimes de semi-liberté. Quant à une peine de perpétuité, la prétendue prison à vie, le vocabulaire est dépassé. Elle revient à quinze ans. Un récidiviste particulièrement acharné pourrait donc ainsi subir deux ou trois peines de "perpétuité" dans son existence, réjouissant les pigistes en mal d'idées pour la rubrique insolite.

Claude Dubois n'avait rien d'un prisonnier modèle. Le collège des juges d'application des peines refusa sa libération conditionnelle le 3 juillet. Il faut dire, selon un témoignage de première main, que son passage en prison n'avait pas été de tout repos. Mais le refus d'une libération simple laissait tout de même la porte ouverte à un aménagement de peine pour ce qu'il lui restait à tirer.

Le 16 août, l'Office d'exécution des peines décida que Claude Dubois pourrait désormais être prisonnier à son domicile, en le munissant d'un bracelet électronique - sans GPS, bien entendu, car il faut respecter la sphère privée des prisonniers... Son nouveau régime de "détention" l'obligeait juste à être chez lui la nuit. Un condamné effectuant théoriquement le troisième tiers de ses vingt ans de réclusion pour viol et meurtre pouvait donc vaquer à ses occupations quotidiennement, en contact avec le reste de la société. Claude Dubois n'était même pas en faute vis-à-vis de son régime carcéral lorsqu'il enleva et tua Marie: il avait le droit d'être là à ce moment au volant de sa voiture, rentrant chez lui après une dure journée de labeur.

Suite à des problèmes de comportement décelés sur l'individu la Fondation vaudoise de probation demanda le retour en prison en novembre 2012, mais le "prisonnier" Dubois déposa un recours contre l'interruption de son régime de prison à domicile un mois plus tard. Le juge décida de le prendre en compte en lui donnant un effet suspensif. En mars, un psychiatre jugea "faible" le risque de récidive. Claude Dubois eut donc le loisir de continuer à vivre chez lui le temps que le fond soit tranché. En mai 2013, six mois plus tard, nous n'avons toujours pas de réponse finale sur cette querelle entre la justice et le service pénitentaire, mais on admettra que le ping-pong administratif est désormais dépassé par l'actualité.

Le pire dans cette histoire est de réaliser que tout est normal.

Il n'y a eu aucune erreur imputable à une personne en particulier, aucun "dysfonctionnement", pour reprendre les termes pétris de bienveillance que l'administration emploie lorsqu'elle doit jauger de la qualité de son travail. Il y eut de nombreuses erreurs d'appréciation, certes, mais aucune malhonnêteté, pas de dossier égaré, pas de terrible méprise ni de complicité. Tout le monde a fait son travail, consciencieusement.

Les juges ont jugé, les avocats ont plaidé, les psychiatres ont analysé, les aménagements de peine ont été discutés, les recours déposés, les rapports dûment examinés, le bracelet électronique installé... Et le meurtrier a tué.

Rien n'empêcherait une nouvelle affaire Marie demain, sauf peut-être un léger sentiment titillant la conscience de certains acteurs du drame. En fait, l'affaire Marie est elle-même une répétition du meurtre de Lucie, en 2009, par un récidiviste. Les Suisses, croyant naïvement à l'époque à un cas isolé, étaient rassurés par l'approbation de la toute nouvelle Initiative sur l'internement à vie des délinquants dangereux ; ils oubliaient qu'en coulisse, une bonne partie de l'Office d'exécution des peines travaille quotidiennement à remettre des criminels en contact avec la société. Libérer violeurs, tueurs et assassins avant la fin de leur peine, quelle bonne idée pour prévenir la surpopulation carcérale!

Le jour de l'enlèvement et de l'assassinat sordide de Marie par un "prisonnier", cinq détenus de la prison du Bois-Mermet à Lausanne se faisaient la belle en plein jour. Les évadés eurent l'idée redoutable d'utiliser une échelle pour franchir le mur d'enceinte, il fallait y penser... Triste collision de l'actualité finissant de brosser le tableau de l'univers carcéral suisse.

Sachant que toute la situation actuelle est l'exacte traduction de l'idéologie des élus de gauche et de centre-gauche actuellement au pouvoir, il est assez révoltant de contempler certains membres de l'exécutif écraser cyniquement une larme d'empathie face caméra alors qu'eux et leurs partis ont toujours débordé de tendresse et de compréhension à l'égard des criminels de droit commun, éternelles victimes de l'aliénation provoquée par la société bourgeoise capitaliste (je vous la fais courte).

Aucune amélioration à attendre de la part de ces gens, évidemment. Le mieux que l'on puisse espérer est que l'indignation légitime suscitée par la mort de Marie ne s'éteigne pas, et que la population suisse s'intéresse d'un peu plus près à la façon dont les responsables politiques gèrent la justice.

Claude Dubois n'est certainement pas seul dans son cas.

26 mars 2013

La sécurité, souvenir de la Suisse d'avant

Alors que la police publie ses statistiques pour l'année 2012, les choses sont claires: la criminalité en Suisse est en hausse. 8,3% d'augmentation des infractions, toutes catégories confondues ; mais +18% dans le seul canton de Vaud!

Lausanne est désormais la ville la moins sûre de Suisse.

Si des humoristes choisissent de parodier la nouvelle avec talent, d'autres ont une attitude plus ambiguë, comme le journal Le Matin. Il laisse transparaître quelques graphiques étalés sur trente ans, semblant sous-entendre que l'évolution récente n'a rien d'alarmant.

stats_brigandages.png

Ce sentiment est renforcé par la voix d'Olivier Guéniat, criminologue et commandant de la police jurassienne, qui s'empresse de relativiser les mauvais chiffres:

"Quand on parle de 23% de hausse des lésions corporelles graves dans le Jura, on oublie de dire que cela ne touche que 0,07 pour mille de la population. Quand on parle de 18% des vols par effraction en Suisse, on passe de 1 à 3 ménages touchés sur 1000."


La malhonnêteté intellectuelle de ce discours vient du caractère annualisé des statistiques ; les victimes quant à elles ne remettent pas leur mémoire à zéro au premier janvier. Le braquage violent d'une station service ou d'une bijouterie laisse des séquelles pendant des années. De plus, les chiffres masquent d'évidentes disparités locales ; le propriétaire d'un châlet aux Grisons ne sera pas soumis à la même violence "statistique" que le propriétaire d'un commerce à proximité de la frontière française.

D'autres chapitres - lésions corporelles, viols, vandalisme - sont pieusement passés sous silence. Est-ce parce qu'ils sont excellents ou parce qu'ils sont mauvais? Citons une catégorie: entre 2011 et 2012, les lésions corporelles graves ont augmenté de 23%. A ce rythme, elles doublent en un peu plus de trois ans.

L'accroissement de la criminalité est palpable en Suisse romande. Les bagarres au petit matin sont fréquentes et dégénèrent parfois en émeutes. N'importe quel citadin pourra renseigner le curieux sur des "points chauds" où des vendeurs de drogue se livrent à leur trafic au vu et au su de tous, y compris de la police. L'arrachage de sac et de téléphone portable est monnaie courante. Même la police se fait cambrioler.

La violence se banalise. Les agressions s'ajoutent aux incivilités, à la mendicité agressive, aux actes de vandalisme et autres tags auxquels sont exposés quotidiennement les habitants du pays. Il ne s'agit-il peut-être que de "sentiment d'insécurité", mais aussi d'innombrables démonstrations de l'impuissance des autorités.

Certes, la Suisse n'est pas (encore?) la France décrite dans France Orange Mécanique, sans que cela rende la criminalité locale acceptable pour autant. En fait, celle-ci est liée à si peu de facteurs que l'inaction des pouvoirs publics n'en est que plus révoltante.

Le premier a trait à la récidive. La police arrête des malfrats quotidiennement pour les voir remis en liberté quelques heures plus tard. A quoi bon? Si les policiers font encore leur travail, les accusés finissent comme d'habitude entre les mains d'une justice menée par des magistrats soixante-huitards pétris de réinsertion et de bons sentiments, de psychiatres prêts à tout excuser, et d'un système carcéral sous-dimensionné - autant de raisons de remettre en liberté des individus dangereux sans passer par la case prison.

Nous vivons dans l'ère des jours-amende avec sursis ; il faut vraiment avoir commis des horreurs pour finir dans une cellule en Suisse. La peine sera alors probablement aménagée.

A côté de cela, l'origine des criminels est une autre évidence sur laquelle la classe politique reste muette. Entre 2011 et 2012, les crimes et délits impliquant des prévenus "issus du domaine de l'asile" (comprendre: faux demandeurs d'asile, requérants déboutés et autres individus devant théoriquement quitter le territoire) ont augmenté de 38,7%. A Champ-Dollon, la prison genevoise, les Suisses ne représentaient en 2009 que 9,3% de la population carcérale ; 68,9% des détenus étaient des étrangers non résidents, 21,9% des étrangers résidents. Détail peu cité dans les médias, 56,6% des prisonniers se déclaraient de confession musulmane, alors qu'ils ne sont que 5% dans l'ensemble de la population.

Mais tout cela ne doit surtout pas remettre en question les principes sacrés du vivre-ensemble, de frontières-passoires et de l'accueil aveugle et définitif d'individus parfaitement néfastes à la société qui les héberge ; il est vrai qu'un cambrioleur-violeur et plus si affinités s'accommodera bien plus facilement de la pusillanimité de la justice suisse que de celle de son lointain pays d'origine, probablement moins raffinée et plus expéditive. Tant pis pour les victimes. Mais est-ce l'intérêt de la population helvétique? Sur ce point, il faudra encore plusieurs initiatives de l'UDC avant que le Parlement ne sorte de sa léthargie, s'il y parvient jamais.

Pendant que des employés assermentés fouillent nos sacs poubelle et que l'arsenal législatif se renforce continuellement contre les terribles criminels circulant sur les autoroutes au volant de leurs puissants bolides (même quand ils ne provoquent aucun accident) ceux qui sévissent en centre-ville n'ont pas trop de souci à se faire.

Les campagnes de communication publique nous martèlent que sur la route chaque mort est un mort de trop ; mais si les victimes surviennent ailleurs, apparemment, la classe politique s'en accommode avec fatalisme.

03 août 2012

Martine en Turquie

La mésaventure de Christian Varone a été une aubaine dans une période de disette médiatique pour qui ne s'intéresse ni aux Jeux Olympiques ni à la déprimante crise de la dette publique. 24Heures lui consacre 6 articlesle Temps lui en accorde sept, mais le champion toutes catégories est incontestablement Le Matin avec pas moins de 13 articles - ne doutons pas qu'il battra son propre record!

Christian Varone, commandant devarone.jpg la police cantonale valaisanne et candidat libéral-radical au Conseil d'Etat valaisan, a été arrêté il y a une semaine en Turquie en possession d'une "pierre" dans ses bagages. Selon une des premières versions fournies:

Christian Varone et sa famille étaient en vacances dans la région d’Antalya en Turquie. Lors d’une promenade sur un chemin public bordant un site archéologique, un des enfants a ramassé un caillou qu’il trouvait joli, a indiqué à l’ats Patrick Varone. Au retour, les bagages ont été fouillés et il semble que la présence du caillou soit à l’origine de l’arrestation.

 

On sait la Turquie tâtillonne sur son intégrité territoriale, mais tout de même! Un caillou, vraiment? Plus tard, on apprend par Ibrahim Acar, directeur du tourisme et de la culture d’Antalya, que le caillou en question n'est pas complètement anodin:

Les experts ont immédiatement vu que la pièce provenait d’une tête de colonne. C’était une pierre travaillée, ayant des ornements propres à l’époque romaine.

 

Malheureusement, pas possible d'avoir la photo du caillou en question pour l'instant. Incidemment, alors que les informations remontent, on entend qu'il s'agirait d'un morceau de marbre appartenant à une colonne de l’époque romaine, d'environ 20 centimères de long tout de même. Quant à M. Varone, de retour en Suisse, il s'exprime "à titre privé" sur l'affaire. Il plaide la méconnaissance de la législation turque, l'erreur d'appréciation... La version de l'enfant qui ramasse un joli caillou et le donne à son père n'apparaît plus, l'individu restant évasif sur ce point.

Christian Varone ne remet pas en question ses ambitions politiques, estime ne pas avoir mauvaise conscience, prétend encore que le "caillou" était sans importance: "Je ne suis pas archéologue et ne pouvais pas savoir si cette pierre était antique ou pas", affirme-t-il sans rougir. S'il n'est pas blanchi par la justice turque, Christian Varone est de retour en Suisse avec sa famille. L'affaire Varone a tout d'un pétard mouillé.

On peut toutefois en tirer un certain nombre d'enseignements.

Dire que la Turquie se moque de son héritage - si celui-ci n'est pas islamique - serait un euphémisme: les chrétiens sont spoliés et maltraités, les églises converties en mosquées, et à Istanbul il est strictement interdit de les rénover. Il est vrai que la Turquie, toujours avide de reconnaissance internationale, adhère évidemment à des conventions de préservation du patrimoine; mais, hormis pour une poignée d'entrepreneurs susceptibles de fructifier les richesses archéologiques du pays à travers le tourisme, les sites antiques ne sont le plus souvent que des tas de pierre à exploiter jusqu'à ce qu'ils s'écroulent.

martine.jpgUne loi sur le patrimoine naturel et culturel a bien été votée en 1983 (!) mais elle a tout d'un alibi, permettant de retenir des touristes avec des "cailloux" contre quelques espèces sonnantes et trébuchantes (un réflexe que le commandant de la police cantonale valaisanne n'aura pas eu, on peut le comprendre). Rien d'étonnant à ce que les valises d'un ressortissant d'un pays riche comme la Suisse se fasse fouiller... Si le douanier fait correctement son travail alors l'extorsion se fera par le biais d'une remise en liberté sous caution. La mentalité turque ne change pas facilement et l'évolution récente du pays ne la pousse clairement pas vers plus de respect pour son héritage non-islamique.

Christian Varone prétend avoir pris la pierre en question loin à l'extérieur d'un site historique, au bord d'une route, mais comment en être sûr? Les versions changeantes impliquant la responsabilité d'un enfant ne jouent clairement pas en faveur de sa crédibilité. Quant à sa ligne de défense - l'ignorance de la législation turque - elle prêterait à sourire si elle n'était si consternante de la part d'un chef de la police... Ne devrait-il pas savoir mieux que personne que nul n'est sensé ignorer la loi?

Ibrahim Acar enfonce le clou: "les agences de voyages et les guides connaissent très bien la législation en Turquie et informent les touristes. Les panneaux sur les sites archéologiques indiquent qu’il est strictement interdit de sortir un bien historique ou culturel du territoire. Malgré tous ces efforts d’information, il y a de temps en temps des touristes qui ont des mésaventures", explique-t-il pudiquement. En effet!

Peut-être Christian Varone ne clame-t-il que la vérité, aussi bizarre soit-elle. Ou peut-être les choses se sont-elles passées tout à fait différemment. Peut-être Christian Varone s'est-il sciemment emparé d'un morceau de marbre travaillé sur un site protégé, faisant fi des avertissements dans toutes les langues rappelés sur divers panneaux. Pas de gardien à l'horizon, l'occasion fait le larron. Peut-être s'est-il dit qu'il pouvait bien se le permettre, chez ces sauvages de Turcs qui négligent si visiblement leur patrimoine. Peut-être a-t-il pensé que le malheureux morceau de marbre taillé ferait mieux chez lui, sur un socle dans une vitrine que par terre sur une zone archéologique d'Antalya, exposé aux éléments? Peut-être a-t-il glissé la pièce dans sa valise, entre deux paires de chaussettes, en se disant que s'il se faisait attraper il raconterait qu'il a ramassé l'objet au bord d'un chemin, que la pierre a été mise dans sa valise par un de ses enfants, n'importe quoi, sans vraiment croire qu'il se ferait arrêter de toutes façons - tant de touristes vont et viennent en Turquie...

Et puis, à la douane, un officiel a vu une famille suisse passer et s'est dit qu'il y avait peut-être un coup d'oeil à jeter, sait-on jamais. Et alors que l'homme en uniforme a fait signe à M. Varone d'approcher et d'ouvrir ses sacs, le chef de la police valaisanne a dû ressentir des sensations pas du tout agréable dans la nuque et le dos. Il s'est mis à penser très vite que ce "petit souvenir original" allait lui coûter très cher - peut-être même son avenir politique, tant il est difficile de faire campagne depuis une geôle turque - et que sa seule chance de s'en sortir serait de raconter tout ce que ses interlocuteurs souhaitaient entendre, pourvu qu'il rentre en Suisse rapidement et que l'affaire en reste au stade de l'anecdote de vacances...

C'est une hypothèse, simplement, pas moins vraisemblable que les explications alambiquées de l'intéressé. Il a réussi à sauver les meubles; mais pour la discrétion, c'est fichu.

Le chef de la police valaisanne ne sort pas grandi de son expérience. Il a payé en se voyant enfermé pendant quelques jours dans le confort relatif d'une prison turque, à devoir se défendre sans parler la langue avec une avocate commise d'office, Yasemin Mataraci, et enfin à subir l'humiliation de voir l'affaire étalée dans les médias. Christian Varone, désormais guéri d'une certaine innocence, ne semble pas remettre en question son avenir politique. Ce sera aux électeurs d'en juger: lui seront-ils gré de ce réveil brutal à la réalité du monde, ou sanctionneront-ils une naïveté affichée, flirtant de près avec le chapardage d'antiquités?

Paradoxalement, c'est probablement à la corruption régnant au sein des institutions turques qu'il doit sa remise en liberté:

«Le fait qu’il soit un chef de la police a donné forcément du crédit à ses propos», commente une source proche des autorités locales, qui ne souhaite pas donner son nom. Quant aux pressions qui auraient été faites par la Suisse ou le gouvernement turc pour la libération de Varone, on affirme à Antalya ne pas en avoir entendu parler. Pour la presse turque, la libération de Varone met fin à un incident qui aurait pu avoir un impact négatif sur le tourisme en Turquie. Après l’arrestation, le site d’information Gün Haber avait titré: «Nous avons arrêté un héros et nous avons vexé la Suisse», en référence à sa participation au sauvetage des enfants lors du drame de Sierre.

 

Si un quelconque monsieur Müller du Valais s'était fait attraper à la douane turque avec un vestige équivalent dans les bagages, serait-il sorti de cellule au bout de quatre jours seulement, sans verser la moindre caution? On est en droit d'en douter.

Christian Varone a profité d'un joli deux-poids-deux-mesures, mais n'ose évidemment pas le reconnaître: une telle distinction fait tache sur le CV d'un chef de la police. Voilà sans doute le détail le plus piquant de cette petite anecdote estivale.

Mise à jour (18 août 2012): la RTS donne enfin une image de la fameuse pierre:

la_pierrer.jpg

Quant à Christian Varone, il donne à Darius Rochebin une interview qui laisse les téléspectateurs sur leur faim. Plus que jamais, la crédibilité du chef de la police valaisanne est entamée.