03 octobre 2019

Trump et le piège ukrainien

Un vent de fureur semble s'être emparé des Démocrates américains, qui se sont désormais officiellement lancés dans la procédure d'Impeachment, une destitution légale du Président. Leurs motifs remontent au jour noir de l'élection de Trump, mais une goutte vient faire déborder le vase: l'affaire du coup de fil ukrainien.

Les médias (en Europe et aux États-Unis) oscillent entre l'hystérie et l'éructation dès que Trump est concerné. Comme il est difficile d'enquêter correctement au beau milieu des deux minutes de haine anti-Trump quotidiennes, faisons le travail dont aucun journaliste n'est plus capable...

Le Narrative ukrainien

Commençons par établir la version de l'histoire, un narrative comme disent les médias, comportant des faits suffisamment graves pour lancer une procédure de destitution d'un Président.

Les Démocrates présentent une histoire où Trump conspire avec un leader étranger dans le but d'interférer avec les élections présidentielles américaines de 2020, en salissant le principal adversaire de Trump d'après les sondages, c'est-à-dire Joe Biden, l'ancien Vice-Président d'Obama. Trump ferait donc exactement ce dont il accuse les Démocrates depuis 2016, lorsqu'il leur reproche d'avoir monté un faux "dossier russe" pour miner sa présidence ; au faux "dossier russe" du clan Clinton de 2016, il rétorquerait avec un faux "dossier ukrainien" visant cette fois-ci Joe Biden.

Le point d'orgue de ce crime est un coup de fil passé par Trump à son homologue ukrainien Volodomyr Zelensky, lorsque Trump l'appelle pour le féliciter de sa victoire électorale. Dans celle-ci, il demande carrément à M. Zelensky de trouver de quoi salir M. Biden.

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Lisons la façon Adam Schiff, ténor démocrate et Président de la Commission du Renseignement de la Chambre des Représentants, parle de cet appel devant les médias et les élus du peuple américain:

Et quelle est la réponse du Président? Eh bien, cela se lit comme un coup monté classique du crime organisé. En substance, le président Trump lance comme suit: "Nous avons été très bons avec votre pays. Très bons. Aucun autre pays n'a fait autant que nous. Mais vous savez quoi, je ne vois pas beaucoup de réciprocité ici. Vous savez ce que je veux dire? J'entends ce que vous voulez. J'ai une faveur que je veux de votre part cependant. Et je vais le dire seulement sept fois, alors vous feriez mieux de bien écouter. Je veux que vous traîniez dans la boue mon adversaire politique, vous comprenez? Beaucoup de saleté, sur ceci et sur cela. Je vais vous mettre en contact avec des gens, et pas n'importe qui. Je vais vous mettre en contact avec le procureur général des États-Unis - mon procureur général, Bill Barr -, il a tout le poids de la police américaine derrière lui. Et je vais vous mettre en contact avec Rudy, vous allez l’aimer. Croyez-moi. Vous savez ce que je vous demande, je ne vais donc le dire que quelques fois de plus, de plusieurs manières. Et ne m'appelez plus. Je vous appellerai quand vous aurez fait ce que je vous ai demandé."


Pire encore, préalablement à son appel, Trump aurait retenu le versement d'aide militaire américaine en Ukraine pour mieux faire pression sur M. Zelensky.

Par chance, l'appel aura été rapporté par un courageux lanceur d'alerte (et agent de la CIA), ce qui permit aux Démocrates de révéler à leur tour l'affaire aux médias et au peuple américain, lançant dans la foulée une procédure de destitution.

Un étrange coup de fil

Depuis sa présentation, le narrative ci-dessus n'en finit pas de prendre l'eau, tant et si bien qu'il coule auprès de tous ceux qui s'intéressent un tant soit peu à ce dossier.

Quelques détails mineurs: le récit du coup de fil relaté par Adam Schiff ci-dessus est entièrement inventé. Livré sans aucune mise en garde ni aucun filtre au Congrès et diffusé en boucle sur toutes les chaînes de télévision, il ne s'agit pas des propos tenus par Trump (dont Adam Schiff était au courant) mais seulement de l'interprétation d'Adam Schiff - lequel, coincé par la déclassification de la transcription de l'appel, fut bien obligé d'avouer, énervé et contrit, que son intervention n'était qu'une parodie et qu'il fallait la prendre comme telle. On ne rit pas. Au beau milieu d'une procédure aussi cruciale pour le Gouvernement américain, cela fait un peu tache.

Une fois rendu disponible, tous les médias se penchèrent donc sur le verbatim de l'appel entre Donald Trump et Volodomyr Zelensky. Certains, comme ABC, CNN, MSNBC, CBS, et NPR citèrent une partie de la conversation de cette façon:

"Je voudrais que vous nous fassiez une faveur (...) On parle beaucoup du fils de Biden et du fait que Biden ait arrêté l’enquête et beaucoup de gens veulent en savoir plus sur le sujet, donc cela serait formidable si vous pouviez vous pencher dessus."


Pour situer la bonne foi de ces médias, rien ne vaut une image qui montre ce qui est caché par l'ellipse "(...)":

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Une ellipse bien calculée (cliquez pour agrandir)

Les médias ne rapportent pas non plus la phrase consécutive, pourtant très importante: "Biden s'est vanté un peu partout qu'il est parvenu à arrêter l'enquête donc si vous pouviez y jeter un œil... Cela semble horrible à mes yeux." Nous allons y revenir.

Trump a rendu publique la conversation qu'il a eu avec le Président ukrainien Volodomyr Zelensky parce qu'il savait qu'elle ne contenait absolument rien de pénalement répréhensible, loin des accusations démocrates virant à l'hystérie.

L'appel a depuis été jugé conforme par tous les juristes consultés. Il s'agit d'une conversation raisonnable et cordiale entre deux chefs d'États. À aucun moment Trump ne menace son homologue de quoi que ce soit. Il n'y a aucun chantage, à l'inverse de ce que rapportèrent initialement les médias.

Au cours de cette conversation, Trump demande au Président ukrainien de vérifier si tout est correct dans l'arrêt soudain de l'enquête (pour corruption) visant Hunter Biden. Il est parfaitement dans son droit, parce qu'il s'agit de vérifier si l'arrêt de cet enquête est régulier. Les États-Unis ont un accord d’entraide judiciaire avec l'Ukraine.

Au cours de l'appel, Trump ne fait que de rares mentions du nom de Biden, et il fait référence au fils, pas à son père. Lorsque Joe Biden proclame que "Trump a voulu s'en prendre à un adversaire politique", il extrapole sur les intentions de Trump et les dégâts d'image éventuels. À aucun moment Trump n'évoque Joe Biden comme cible de quoi que ce soit, ni qu'il souhaite que l'enquête ne permette de l'impliquer.

Les Démocrates étayèrent leur dossier en accusant Trump de retarder le versement d'une aide militaire américaine pour mieux influer sur le Président ukrainien, mais les Ukrainiens n'apprirent le retard dans le versement des fonds que plus d'un mois après le coup de fil...

Pour finir, et c'est sans doute le plus douloureux à admettre pour certains, Joe Biden n'est pas un "adversaire politique" de Trump. À l'heure actuelle, Joe Biden n'est rien de plus qu'un citoyen américain comme les autres. Il n'a pas de mandat depuis 2017 et la fin de sa vice-présidence. Il n'est pas le candidat démocrate faisant face à Trump - le processus d'investiture du parti démocrate a à peine commencé, et compte encore 18 prétendants.

En prétextant qu'on s'attaque au processus démocratique, M. Biden fait seulement référence à des sondages d'opinion dans lesquels il est bien placé, et rien de plus. Ses piètres prestations lors des débats montrent d'ailleurs que rien n'est joué.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur la façon dont le scandale a éclaté - et dont certains démocrates semblent en avoir su plus que tout le monde avant même que le "lanceur d'alerte" de la Maison-Blanche ne trouve un écho dans les médias - mais le fait est que juridiquement, le dossier est vide.

Une petite enquête

Peut-être avez-vous remarqué que lorsqu'un "scandale dérangeant" éclate (un scandale dérangeant est un scandale qui pourrait impliquer une personnalité idéologiquement proche du journaliste) l'accent est toujours mis sur le cheminement du scandale, et jamais sur le scandale lui-même.

Transposé ici, cela revient à poser la question: que s'est-il passé avec Hunter Biden en Ukraine? Qu'est-ce que c'est que cette histoire de procureur déposé et d'enquête annulée?

Hunter Biden eut en Ukraine une carrière pour le moins météorique. Deux mois après avoir été chassé de la Navy pour consommation de cocaïne, et après avoir rendu à Hertz Arizona une voiture de location en oubliant une pipe à crack dedans, Hunter Biden, qui n'avait pas la moindre expérience dans le secteur de l'énergie, fut nommé en mai 2014 au Conseil d'Administration de la société Burisma, en Ukraine, pour un salaire annuel de 600'000 dollars. Là-bas, il put siéger aux côtés d'un revenant de la CIA, Joseph Cofer Black.

Tous ceux qui pensent que sa nomination doit quelque chose à son père, alors Vice-Président des États-Unis d'Amérique, ne peuvent être que des cyniques se complaisant dans la médisance. Et lorsqu'une campagne anti-corruption fut lancée en Ukraine, visant notamment Burisma, le risque de conflit d'intérêt entre le père et le fils ne se posa pas davantage, puisque la Maison Blanche dirigée par Obama décréta qu'il en était ainsi.

Par un curieux hasard, l'enquête contre Burisma se termina abruptement avec le renvoi du Procureur général ukrainien Viktor Shokin, en charge des investigations, par le président ukrainien Poroshenko. La raison invoquée est officiellement que M. Shokin n'avait pas assez avancé dans ses enquêtes. Viktor Shokin a une autre explication et la livre dans un témoignage du 4 septembre 2019:

6. [Le Président] Poroshenko me demanda de démissionner à cause de la pression exercée par l'Administration US, en particulier de Joe Biden, qui était le Vice-Président des États-Unis. Biden menaçait de retenir le versement d'un milliard de dollars de subsides destinés à l'Ukraine jusqu'à ce que je perde ma charge.

8. La vérité est que j'ai été forcé de partir parce que je menais une enquête sur la corruption de grande ampleur sur Burisma Holdings ("Burisma"), une entreprise de gaz naturel active en Ukraine, et dont le fils de Joe Biden, Hunter Biden, occupait un siège au Conseil d'Administration.

9. À plusieurs occasions le Président Poroshenko me demanda de regarder où en était l'enquête sur cette société et de considérer la possibilité de diminuer les actions en rapport avec cette compagnie, mais je refusai de clore l'enquête. (...) [Poroshenko] parlait avec emphase de l'arrêt de mes investigations concernant Burisma. Quand je répondis par la négative, il dit que les USA (via Biden) refusaient de libérer un milliard de dollars promis à l'Ukraine. Il me dit qu'il n'avait pas d'autre choix que de me demander ma démission.

10. Quand Poroshenko [me] demanda de démissionner, il me présenta la chose comme une action faite pour le bien du pays, et avec laquelle je devrais être d'accord, et aussi comme un geste patriotique. J'acceptai de donner ma démission sur cette base.

11. Après ma démission Joe Biden fit une déclaration publique, affirmant - et même se vantant - de m'avoir fait licencier. C'est alors qu'il devint clair que la véritable raison de mon départ était mes actions en rapport avec Burisma et l'intérêt personnel de Biden dans cette société (...)


Peut-être est-ce là le témoignage d'un homme aigri, avide d'accuser un innocent comme Joe Biden. Peut-être. Mais ceux qui croient cela feraient mieux de changer d'avis rapidement, au risque de passer pour des imbéciles. Les faits ont été confirmés de façon décontractée par Joe Biden lui-même, le 23 janvier 2018, devant un parterre de journalistes. Et tout a été filmé.

Donnons une transcription des citations les plus significatives:

J'allais à Kiev pour, je pense, la douzième ou la treizième fois. Et j'étais supposer annoncer qu'il y aurait encore une garantie de prêt d'un milliard de dollars. Et j'avais obtenu la promesse de Poroshenko et de Yatsenyuk qu'ils prendraient les mesures contre le procureur du gouvernement. Et ils ne l'avaient pas fait.

Alors ils me dirent qu'ils l'avaient fait - ils ressortaient d'une conférence de presse. Et je dis "Non, je ne vais pas - nous n'allons pas vous donner ce milliard de dollars. Ils dirent, vous n'avez pas autorité. Vous n'êtes pas le Président. Le Président a dit - Je leur dis, appelez-le [rires dans le public]. Je dis, je vous l'affirme, vous n'allez pas avoir le milliard de dollars. Je vais partir d'ici dans, je pense que c'était dans cinq ou six heures. Je les ai regardés et je leur ai dit: Je m'en vais dans six heures. Si le procureur n'est pas viré, vous n'aurez pas l'argent." Bien, fils de pute [rires dans le public]. Il a été viré. Et ils mirent à sa place quelqu'un qui était sérieux à ce moment.


N'importe quel journaliste faisant un travail d'information pourrait facilement trouver et montrer les éléments rassemblés dans ce billet. Aucun ne le fera. Les journalistes ne font pas un travail d'information, mais de propagande.

La triste réalité est que, selon un schéma convenu, les Démocrates reprochent à Trump exactement ce qu'ils ont fait en Ukraine, et en pire. Joe Biden a utilisé l'argent des contribuables américains comme un moyen de chantage pour faire pression sur un gouvernement ami pour limoger un innocent, dans le but de faire cesser une enquête anti-corruption gênante parce qu'elle pouvait atteindre un membre de sa famille.

Tout cela est prouvé, étayé, documenté, et même filmé.

Les Démocrates américains et les médias semblent croire que le grand public est trop stupide pour se rendre compte par lui-même qu'on essaye de l'enfumer avec un dossier anti-Trump aussi minable. Le futur de la procédure de destitution du Président Trump, et la cote du Parti Démocrate américain aux prochaines élections, nous diront ce qu'il en est.

18 juillet 2019

Le racisme, moteur politique des anti-Trump

Dans une série de tweets lancés dimanche, Donald Trump fit une nouvelle fois la preuve de son habileté politique en amenant ses adversaires droit dans son piège. Dire qu'ils auraient mordu à l'hameçon est un euphémisme.

Commençons par les mots du Président par qui le scandale arrive:

494745648.jpgTrès intéressant de voir des élues démocrates du Congrès, “progressistes”, qui viennent originellement de pays dont les gouvernements sont des catastrophes complètes et absolues, les pires, les plus corrompus et le plus ineptes du monde (si tant est qu’on puisse parler de gouvernement) et qui maintenant clament férocement au peuple des États-Unis, la plus grande et la plus puissante nation du monde, comment notre gouvernement doit être dirigé.
Pourquoi ne retournent-elles pas d’où elles viennent, pour aider à réparer ces lieux totalement dévastés et infestés par le crime ? Puis, qu’elles reviennent et qu’elles nous montrent comment elles ont fait. Ces endroits ont bigrement besoin de votre aide, vous n’y partirez jamais trop vite. Je suis sûr que Nancy Pelosi serait très heureuse d’organiser rapidement un voyage gratuit !


N'en déplaise aux chiens de garde de la pensée unique, il n'y a rien de choquant dans ce texte. Trump ne critique ni des peuples ni des cultures, mais des gouvernements. Il mentionne des "élues démocrates", mais sans les citer nommément. Quant à ce qu'elles partent à l'étranger redresser ces pays qui sont à les entendre tellement mieux que les États-Unis, il ne s'agit pas d'un exil, puisqu'il mentionne explicitement qu'elles en reviennent.

La seule flèche réelle est à l'encontre de Mme Pelosi, qui a le plus grand mal à tenir les rênes de ses troupes démocrates à la Chambre des Représentants.

L'inénarrable Le Temps rend évidemment son verdict sans hésitation: ces tweets sont "racistes", point barre. Et il s'inquiète même de ce que les médias américains n'osent pas le clamer assez fort au goût du journaliste de service. Il y a pourtant une raison. Les médias américains savent encore qu'en qualifiant ouvertement ces tweets de "racistes" dans les titres de leurs articles, ils assènent au lecteur un jugement de valeur. Ce faisant, ils quittent la sphère de l'information pour celle de la propagande. Ils ont beau être anti-Trump jusqu'au bout des ongles, ils essayent encore de préserver les apparences.

Le Temps, lui, ne s'embarrasse plus de ces détails depuis longtemps...

Les égéries de la gauche

Quatre élues démocrates se sentirent donc indignées par ces tweets: Ilhan Omar (Minnesota), Ayanna Pressley (Massachusetts) et Rashida Tlaib (Michigan), et Alexandria Ocasio-Cortez (New York). Trois d'entre elles ne correspondent même pas au portrait brossé par Trump puisqu'elles sont nées aux États-Unis, mais qu'importe, les médias se chargent de tous les raccourcis.

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Rashida Tlaib, Ilhan Omar, Alexandria Ocasio-Cortez et Ayanna Pressley

Quand on se sent morveux on se mouche, dit l'adage. Pourquoi ces quatre femmes se sont senties visées?

Ayanna Pressley déclencha une polémique il y a quelques jours par une vision de la société uniquement basée sur l'appartenance raciale, religieuse ou sexuelle, soit l'exact opposé du melting pot américain: "nous n'avons pas besoin de visages basanés qui ne veulent pas être une voix basanée. Nous n’avons pas besoin de visages noirs qui ne veulent pas être une voix noire. Nous n'avons pas besoin de musulmans qui ne veulent pas être une voix musulmane. Nous n'avons pas besoin d'homos qui ne veulent pas être une voix homo. Si vous craignez d’être marginalisé et stéréotypé, ne vous présentez même pas, nous n'avons pas besoin de vous pour représenter cette voix." Pour Mme Pressley, quelqu'un est blanc ou noir avant d'être Américain.

Rashida Tlaib, qui grandit dans le paradis socialiste du Nicaragua, devint la première élue musulmane du Michigan. Ce qui n'est pas en soi un problème, si ce n'est qu'elle se fit remarquer dès son arrivée au Congrès par de nombreuses attaques antisémites. Elle traita également Trump de "fils de pute" dans sa première déclaration officielle, ce qui donne le niveau de finesse de la dame. Sur la carte du monde dans son bureau, elle recouvrit Israël avec un Post-It sur lequel il était marqué "Palestine". Elle soutient l'organisation de promotion de l'islam CAIR, proche des Frères Musulmans. Bref, elle affiche clairement son allégeance:

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(Bon, techniquement ce n'est pas l'allégeance à un autre pays puisque la Palestine n'en est pas un.)

Ilhan Omar est née en Somalie et avoua en public son allégeance somalienne. Son statut civil est délicat: des rumeurs persistantes affirme qu'aurait pu être mariée à son propre frère pour s'installer aux États-Unis. Elle est en délicatesse avec le fisc américain pour de fausses déclarations fiscales. Politiquement, elle se fit remarquer par son indifférence à l'égard des attentats du 11 septembre 2001 (rien de plus pour elle que "des gens ont fait quelque chose") mais surjoua son émotion à l'évocation de l'opération de secours "Black Hawk Down" où des soldats américains virent libérer un des leurs dans un hélicoptère abattu dans une mission de maintien de la paix. Enfin, elle refuse toujours de condamner publiquement Al-Qaeda, ce qui permet à un internaute de résumer sa dernière interview en utilisant le mème du PNJ:

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- Tump est raciste en disant que je soutiens Al-Qaeda.
- Vous soutenez Al-Qaeda?
- ...

Alexandria Ocasio-Cortez est la plus souvent mise en avant par les médias, au point d'avoir son abréviation AOC. Issue d'une riche famille de New-York, elle travailla brièvement comme serveuse (permettant de donner corps à ses "humbles débuts" dans son récit personnel) avant d'embrasser la carrière politique. Depuis son élection, son radicalisme de gauche et ses délires utopiques montrent à quel point elle est coupée de la réalité. Ses sorties plongent régulièrement les responsables démocrates dans l'embarras. Elle réussit à faire fuir Amazon qui envisageait de s'installer à New York, perdant ainsi l'opportunité de créer 25'000 emplois, un exploit remarqué. Sans-frontiériste convaincue et imbue de son image, elle se fit aussi photographier dans une poignante séquence où elle pleure face à une clôture grillagée... Le tout étant en fait une mise en scène dans un parking vide.

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Une belle brochette de championnes, comme on dit. Voilà les "étoiles montantes du parti démocrate" selon nos médias toujours aussi clairvoyants...

Le piège de Trump

Avec des rivales comme celles-ci, Trump pourrait dormir sur ses deux oreilles pour 2020. Leur bêtise et leur extrémisme font fuir les électeurs centristes et provoquent des remous jusque dans le camp démocrate.

Alors, pourquoi ne pas rajouter une bûche au feu?

C'est exactement ce que fit Trump en trois tweets dimanche dernier.

Depuis, la manœuvre - prévisible, prévue et même dénoncée - a réussi au-delà de toute espérance. Trump n'a que faire des accusations de racisme ; il est traité de raciste cent fois par semaine depuis qu'il est Président.

De leur côté, les stratèges démocrates sont on ne peut plus embarrassés par leurs "étoiles montantes". Nancy Pelosi essayait depuis plusieurs semaines de diminuer leur exposition médiatique dans l'espoir de restaurer un semblant de crédibilité au Parti Démocrate pour l'échéance de 2020 ; tout vient de voler en éclat. Les médias ne s'intéressent même plus aux candidats à l'investiture présidentielle. Seules comptent les réactions et les invectives des élues d'extrême-gauche. Pire encore, par réaction, les autres Démocrates ont été contraints de s'aligner avec elles pour prendre leur défense - augmentant encore l'alignement du parti avec ces extrémistes repoussantes pour qui n'est pas un militant d'extrême-gauche.

En poussant le Parti Démocrate dans les cordes de l'extrême-gauche comme il le fait, Trump s'assure que les Démocrates passent pour des fous et des illuminés sans la moindre crédibilité. Les glapissements hystériques d'AOC, la vulgarité antisémite de Rashida Tlaib, l'obsession raciale de Ayanna Pressley et la sympathie affichée d'Ilhan Omar pour les islamistes auront tôt fait de détourner les Américains modérés de se rendre aux urnes pour chasser "l'ignoble Trump" du pouvoir - lui sur lequel il n'y a plus grand-chose à ajouter tant les médias lui envoient quotidiennement du fumier depuis trois ans.

Le site parodique Babylon Bee résume ce qui semble être la stratégie gagnante de Trump:

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La Campagne Trump 2020 envisage de simplement diffuser des séquences de Démocrates prenant la parole

Mais la réalité dépasse la fiction. Pourquoi payer pour diffuser les pires délires démocrates lorsque les médias s'en chargent gratuitement?

24 mars 2019

Donald Trump blanchi de l'accusation de collusion avec la Russie

L'affaire traînait comme une douleur lancinante de l'élection de Trump: le Président des États-Unis n'avait pas remporté l'élection présidentielle de façon honnête mais en la manipulant, grâce à l'aide de désinformation en provenance de la Russie.

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Beaucoup de mensonges ont été proférés depuis le début de cette chasse aux sorcières commencée il y a plus de deux ans, et comme celle-ci vire désormais à l'eau de boudin pour les Démocrates qui en sont à l'origine, on peut s'attendre dès lundi à un nouveau narrative visant à donner de nouveaux angles d'attaque à l'opposition. Une archive de la page Wikipédia en rapport avec cette affaire permettra de voir "l'évolution de la vérité" officielle... En attendant, faisons le point de la situation.

L'enquête

Robert Mueller, nommé le 17 mai 2017 par le Procureur Général Adjoint Rod Rosenstein (voir ici pour les liens entre les deux personnages) dispose de moyens immenses pour enquêter sur la "possible collusion entre la Russie et l'équipe de campagne de Donald Trump dans le cadre de l'élection de 2016".

La Croix nous donne un aperçu des moyens dont disposait en 2018 le Procureur Spécial:

Robert Mueller (...) dirige une équipe de 16 permanents, des spécialistes de la Russie, de la criminalité organisée, de la fraude fiscale et du blanchiment d’argent, du contre-espionnage, du piratage informatique et de la cybercriminalité, issus du FBI ou recrutés à l’extérieur pour leurs compétences particulières. Le procureur et ses collaborateurs travaillent avec l’appui des services du FBI.


Leur cible?

Le champ d’investigation de l’enquête couvre cinq domaines : les transactions financières de l’entourage de Donald Trump, en particulier les activités de consultant en Ukraine de son ancien directeur de campagne Paul Manafort et les pratiques commerciales de son avocat personnel Michael Cohen ; l’interférence russe dans la campagne de 2016, à travers notamment la diffusion de fausses nouvelles sur les réseaux sociaux, le piratage des boîtes mails du parti démocrate et du directeur de campagne d’Hillary Clinton et leur publication ; les contacts et la coordination éventuelle entre l’entourage de Donald Trump et des personnes travaillant pour la Russie pendant la campagne électorale ; les contacts entre les Russes et des représentants de Donald Trump pendant la période de transition entre son élection et son entrée en fonction ; l’entrave à la justice, c’est-à-dire les éventuelles actions de Donald Trump et de son entourage pour entraver l’enquête, comme le limogeage du directeur du FBI James Comey en mai 2017.


Des moyens immenses donc, mais pour parvenir à quoi?

Beaucoup de filets, peu de prises

Les résultats concrets de l'enquête de Robert Mueller sont maigres, pour ne pas dire inexistants. Quatre collaborateurs de la campagne de Trump sont formellement inculpés, principalement pour fraude fiscale, blanchiment d’argent et fausses déclarations au FBI, mais aucun pour des activités ayant trait à la raison pour laquelle l'enquête a été ouverte, c'est-à-dire une collusion avec la Russie.

George Papadopoulos, un collaborateur mineur, est condamné à quatorze jours (!) de prison. Alex van der Zwaan, un avocat néerlandais, à trente jours de prison. Michael Flynn, bref conseiller à la sécurité du gouvernement Trump et unique affilié démocrate de son équipe, et Rick Gates, collaborateur de Paul Manafort, sont en attente de jugement, pour des délits de parjure pour le premier et de la fraude fiscale pour le second. Michaël Cohen, ancien avocat de Trump, retourne sa veste et témoigne devant le Congrès - alors même qu'il est mis sous accusation de parjure - pour charger son ancien patron, le traitant désormais de "tricheur", de "raciste" et de "menteur", des termes repris comme du petit lait par les médias. Même lui, pourtant, admet ne pas avoir de "preuves concrètes" d'une collusion avec les Russes.

Le plus gros poisson pêché - et le plus lourdement puni - est Paul Manafort, directeur de campagne de Trump pendant la première moitié de l'année 2016. Il est condamné à travers plusieurs chefs d'accusation à plus de sept ans de prison. Mais, là encore, les faits qui lui valent l'incarcération ont trait à de la fraude fiscale et des délits sans rapport avec l'ingérence russe. En outre, ils sont antérieurs à sa collaboration avec le magnat de l'immobilier.

Sur le plan des chiffres, l'enquête de Robert Mueller semble impressionnante: plus de 200 poursuites pénales et l'inculpation de 34 individus, dont 29 agents russes et trois entreprises. Ces chiffres ont été et seront encore repris par les Démocrates et les médias pour la présenter comme un succès. Malheureusement pour un public avide de sensations, poursuite pénale et inculpation ne veulent pas forcément dire condamnation ; et surtout, rien n'a été jusqu'ici trouvé qui confirme la raison pour laquelle le Procureur Spécial a été nommé, c'est-à-dire, rappelons-le encore, la moindre trace de collusion entre la Russie et l'équipe de Donald Trump ou Donald Trump lui-même.

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On peut penser que Mueller ait été juste à deux doigts de trouver quelque chose de vraiment juteux, un bon gros scandale reliant Trump à Moscou, ou pourquoi pas, pire encore. L'hypothèse fera les délices de tous les amateurs de théories du complot ; comptons bien sur les nombreux "experts" invités sur les plateaux de télévision pour orienter la pensée du grand public en ce sens.

Malheureusement, cette analyse ne tient pas debout. D'une part, Robert Mueller enquête pratiquement sans limite depuis presque deux ans et dispose d'une quantité d'information immense ; rappelons qu'Obama espionna toute la campagne Trump (sur la base de faux documents) bien avant que celui-ci ne soit élu. Si ces archives avaient produit quoi que ce soit d'utile contre Trump, le filon aurait été exploité depuis longtemps. De plus, la grande porosité entretenue à dessein entre l'équipe de Mueller et les médias - certains furent carrément avertis à l'avance de cibles d'arrestations pour venir préparer leurs caméras - laisse à penser que si la fameuse piste prometteuse avait existé, le grand public en aurait déjà entendu parler. Mueller en aurait eu besoin pour relancer son enquête.

L'hypothèse la plus vraisemblable est que Mueller n'a rien trouvé. Nous aurons le fin mot de l'histoire lorsque le rapport sera rendu public, ce qui se produira rapidement. Mais même en attendant ce moment, nous savons déjà que le Procureur Spécial a capitulé. Deux faits indiscutables nous le prouvent.

Premièrement, Robert Mueller a affirmé qu'il n'y aura pas de nouvelles inculpations, c'est-à-dire que son enquête n'a pas produit d'éléments suffisants pour inquiéter qui que ce soit de plus que les gens déjà poursuivis. Ni Trump, ni les membres de sa famille, ni les membres de son gouvernement, ni ses proches collaborateurs ne sont donc soupçonnés de quoi que ce soit de crédible.

Deuxièmement, dans une lettre envoyée aux membres du Congrès, le Procureur Général William Barr, première personne à lire le rapport, précise qu'il n'y a pas eu d'obstruction à la justice de la part du Président Trump. Le principal argument que les Démocrates pensaient employer pour poursuivre leur guérilla judiciaire vient de faire long feu.

On peut toujours chanter que la vérité est ailleurs, mais il est de plus en plus difficile de ne pas passer pour un illuminé...

Deux ans de mensonges et un retour de bâton bien mérité

Depuis le lendemain de l'élection de Trump et l'émergence de ce soi-disant "complot russe", les médias américains alignés sur les Démocrates (et les médias internationaux reprenant le tout avec empressement) ont bâti de toute pièce un mensonge colossal et s'en sont servi pour créer une atmosphère détestable. Trump n'était pas le Président légitime des États-Unis. Il avait volé son élection. Chaque jour apportait son lot de nouvelles révélations. Chaque jour, l'étau se resserrait. Chaque jour était un pas de plus vers la destitution de l'imposteur.

Au-delà des mensonges, ces assertions contribuèrent à diviser la société américaine comme jamais. Il y avait d'un côté "ceux qui savaient", appuyés par les médias, cultivant leur haine de Trump et pensant que sa destitution était imminente, et de l'autre les "naïfs" ou les "croyants", supporters de Trump évidemment en faute, accusés non seulement de soutenir un Président illégitime mais en plus d'être devenus les alliés de fait d'intérêts étrangers. Finalement, ces accusations de "complot russe" mirent à mal les relations entre deux puissances nucléaires.

Pour un bon compte-rendu de cette situation et de l'importance des conclusions du rapport Mueller, le présentateur vedette Tucker Carlson de Fox News fit un résumé remarquable des enjeux.

Voici une traduction des meilleurs passages de la vidéo, dont on peut trouver une transcription complète.

Pour le moment, nous aimerions prendre un instant pour mettre en perspective cette histoire tentaculaire. Notre travail dans cette émission est de nous rappeler les choses, de créer un enregistrement de ce qui s'est passé dans ce pays au cours des dernières années et de ce qui lui est arrivé. Nos petits-enfants voudront savoir. Si la gauche l'emporte, ils ne verront jamais ces détails. Tout sera blanchi à la chaux, comme beaucoup d'autres passages de notre histoire. Alors rappelons-nous, pour mémoire, des buts de l'enquête de Robert Mueller, pourquoi un Procureur Spécial a été nommé au départ. Il ne s'agissait pas de savoir si le Président avait trafiqué des abattements d'impôts sur ses déclarations de revenus d'il y a trente ans. Il ne s'agissait pas de savoir s'il voulait construire un autre hôtel dans un pays étranger. Dès le premier jour, l'enquête de Mueller se justifiait par une seule question: Donald Trump a-t-il commis une collusion avec le gouvernement russe pour voler l'élection présidentielle de 2016? Le Président a-t-il trahi son pays? Pendant près de trois ans, les Démocrates nous ont dit qu'il l'avait effectivement fait.

Beto O'Rourke: "Il ne fait aucun doute que même s'il n'y avait pas collusion, il y avait au moins une tentative de collusion."

Adam Schiff: "Je pense qu'il existe de nombreuses preuves de collusion ou de complot exposées à la vue de tous."

Maxine Waters: "Il y a encore beaucoup à apprendre à ce sujet. Je crois qu'il y a eu collusion."

John Podesta : "Ça sent de plus en plus une odeur de collusion."

Nancy Pelosi: "Nous avons vu des preuves irréfutables de la campagne Trump: la famille Trump avait bien l'intention de s'entendre avec la Russie en fin de compte."

Si vous avez vécu dans ce pays, il est difficile d'avoir manqué les accusations comme celles que vous venez d'entendre. Maxine Waters est une personne inconséquente, un festival sur pieds. Mais Nancy Pelosi n'est pas du même calibre. Elle préside la Chambre des Représentants. Elle est troisième dans l'ordre de succession de la Présidence. Adam Schiff est Président du comité du renseignement de la Chambre. Il est au courant des informations les plus secrètes que possède notre gouvernement. John Podesta a été le chef d'état-major d'une Maison Blanche et le conseiller principal d'une autre. Beto O'Rourke a collecté plus d'argent que tous les autres candidats à la présidence en 2020. Ces gens ne sont pas des personnages périphériques. Ce sont les membres les plus éminentes du parti démocrate actuel . Nous les avons pris au sérieux. Nous nous sommes sentis obligés de comprendre pourquoi ils traitaient le Président des États-Unis de traître.


Il y a encore bien davantage dans la séquence de 11 minutes, y compris une couverture médiatique stupéfiante incluant des commentateurs comparant Trump à Benedict Arnold et suggérant ouvertement qu'il soit pendu.

Rien de tout cela n'était accidentel ni ne survint par erreur. Dès l'instant où Donald Trump prit ses fonctions, les Démocrates et les médias mirent en branle un récit qu'ils souhaitaient désespérément voir devenir vrai. Ils ne furent jamais réellement préoccupés par l'état du pays. À la place, ils cherchaient simplement une excuse pour destituer Trump de ses fonctions car ils n'aimaient pas le résultat des élections de 2016.

Le plan était d'une simplicité extrême: creuser jusqu'à trouver quelque chose. Piéger des collaborateurs sur des accusations de parjure ou des faits sans rapport avec une collusion, puis leur faire miroiter une amnistie et les faire chanter pour atteindre le domino suivant, et ainsi de suite jusqu'à Trump. Tout le monde étant corrompu à New York, le magnat de l'immobilier devait bien avoir quelque chose à cacher. Au pire, si vraiment aucun lien avec la Russie n'était déterré, on pourrait toujours l'accuser d'obstruction à la justice. Mais malgré deux ans d'enquête, rien n'y fit.

Maintenant que le pseudo-récit est en train de s'effondrer, il devrait y avoir des répercussions. Tucker poursuit sur cette voie:

Tout ceci doit avoir des conséquences. Une fois le rapport Mueller publié et qu'il devient incontestable que, quels que soient ses défauts, Donald Trump n’a pas collaboré avec les Russes, les nombreuses personnes qui ont prétendu de manière persistante et sans la moindre preuve qu’il avait collaboré avec les Russes doivent être punies. Non pas inculpées ni emprisonnées, mais obligées de s'excuser et de porter un regard critique quant à leur propre comportement.

Si des Républicains avaient passé trois années entières à prétendre de façon erronée que Barack Obama agisse en collusion avec le gouvernement iranien, ceux qui l'auraient prétendu pourraient-ils continuer à travailler dans la politique ou dans les médias? C’est une question rhétorique.


Que ces gens soient licenciés ou non, ils ne devraient plus avoir la moindre crédibilité après un tel fiasco. Tout journaliste, homme politique démocrate ou ancien responsable de la CIA perpétuant ce mensonge et refusant un mea culpa sincère ne devrait plus jamais être pris au sérieux. Il devrait également y avoir une véritable enquête sur la légalité de ce qui s'est passé et les personnes qui ont divulgué des informations classifiées pour nourrir cette farce. Si John Brennan et Adam Schiff organisaient des fuites vers CNN, comme on le soupçonne depuis longtemps, ils devraient être tenus pour responsables devant la loi. Si des responsables de l'Administration Obama ont utilisé de faux prétextes et révélés des individus de façon sélectives pour forcer une enquête partisane, cela devrait entraîner des conséquences réelles. Si les responsables du FBI ont menti à un tribunal, cela ne peut pas être simplement écarté d'un revers de la main.

Rien de tout cela n'est une vengeance judiciaire contre des ennemis politiques. C'est le besoin essentiel d'un système de justice fonctionnant de façon équitable et impartiale. Ce triste épisode de l'histoire américaine a été profondément préjudiciable, entraînant des disputes et des violences publiques alors que les membres du mouvement #resistTrump se déchaînaient, poussés par un récit qui n’avait jamais eu de fondement factuel. 67% des Démocrates pensent aujourd'hui encore que Trump a non seulement collaboré avec la Russie, mais que celle-ci a changé le résultat des votes. C'est complètement fou et le résultat direct de mensonges quotidiens sur des faits avancés sans la moindre preuve.

Crédibilité en miettes

Nous ne devons jamais oublier ce qui vient de se passer. Alors même que le Rapport Mueller est remis au Gouvernement des États-Unis, les médias commencent à en diminuer l'importance ou à passer gentiment à autre chose. C'est trop facile.

Pendant deux ans, ils ont surfé sur la vague du complot russe, ils ont érigé des autels à Robert Mueller et lui ont brûlé des cierges. Ils ont menti continuellement au grand public comme des arracheurs de dents, sans retenue et sans remords.

Tous les politiciens, tous les médias, tous les éditorialistes, tous les experts, tous les leaders d'opinion sur Twitter et tous les membres du grand public qui ont gobé sans hésitation cette fable débile de complot russe se sont officiellement discrédités à vie. L'autorité et la crédibilité restent uniquement entre les mains de la minorité qui avait gardé assez de sang-froid pendant ce tsunami de propagande sans précédent.

Et il est temps pour la justice américaine de se remettre au travail et de déterminer les responsabilités de ce qu'il faut bien appeler, comme Trump le fait depuis deux ans, une chasse aux sorcières.

15 janvier 2019

Les Démocrates au pied du mur

Alors que Trump engage - comme il l'avait prévu, encore ! - le shutdown le plus long de l'histoire, les Démocrates et le Président s'opposent de façon frontale sur le Mur de séparation entre le Mexique et les États-Unis sans évidemment parvenir à s'entendre.

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Donald Trump veut accomplir sa principale promesse de campagne lors de la course à la présidentielle en lançant la construction du mur. Il demande un montant de 5,7 milliards de dollars pour le financement du chantier dans le budget 2019.

Les Démocrates, rassurés par leur victoire dans la Chambre basse lors des élections de mi-mandat, refusent mordicus d'accorder quoi que ce soit à Trump, et surtout pas cela.

Le reste n'est que propagande, assez lourdement délivrée il faut bien le dire. Et si nous tentions d'apporter un point de vue différent?

Question d'argent

Les médias s'acharnent à présenter Trump comme le vilain irascible arc-bouté comme un enfant capricieux et frustré. Ils ne relèvent jamais l'opposition aveugle des Démocrates à tout ce qui vient de la Maison Blanche depuis cette journée fatidique de l'élection de 2016. Et pour ce qui est des milliards demandés, un Internaute relativise les chiffres face au budget global:

Le Président Trump demande 5,7 milliards dans un budget annuel de 4'407 milliards de dollars... En d'autres termes, c'est comme si le Président Trump demandait 57 dollars d'un budget de 44'070 dollars... Pensez-y. Imaginez votre partenaire dire en réponse à cela "nous ne retournerons pas travailler, les enfants ne recevront pas leur argent de poche, et nous ne paierons aucune facture tant que tu n'auras pas abandonné l'idée de dépenser 57 dollars pour mettre une barrière autour du jardin"... Voilà ce pourquoi Pelosi et Schumer ont provoqué la fermeture des services de l'État.


Ce n'est pas la seule façon de percevoir le problème. Selon l'association FAIR pour la réforme de l'immigration, le coût de l'immigration illégale dépasse les 134 milliards de dollars annuels. Encore ne s'agit-il là que des coûts directs - "l’essentiel de la somme étant constituée par les soins médicaux gratuits, la scolarisation gratuite et le surcoût lié à la police et à la justice en raison des problèmes de diverses natures (sic) liées à la clandestinité elle-même et à la délinquance des clandestins" - explique le rapport. Ces coûts sont en progression, et ne sont que modestement compensés par les 19 milliards de dollars récoltés à travers les impôts et taxes payés par les immigrés illégaux. La facture nette pour le grand public se monte à 116 milliards.

On peut rétorquer, avec raison, que le mur ne coûtera pas 5,7 milliards non plus. Il ne s'agit que d'une première tranche de travaux. Le statisticien Liberty Vittert estime que le mur complet, principalement en béton, reviendrait à 25 milliards (en prenant en compte les matériaux, la main d’œuvre, et même le coût de la compensation des propriétaires expropriés). L'entretient reviendrait entre 150 et 750 millions de dollars par an. Le Cato Institute, intégrant l'inévitable inflation frappant les grands travaux publics, arrive à un chiffre bien plus prudent de 60 milliards. Reuters estima en 2017 que l'ouvrage reviendrait à 21,6 milliards. Une étude du MIT, rapportée par un Huffington Post notoirement engagé à gauche, fait état d'une facture de 40 milliards. Les estimations du coût de construction complet du mur oscillent donc entre 20 et 60 milliards.

Il va de soi qu'un mur correctement réalisé à la frontière Américano-Mexicaine ne résoudra pas tous les problèmes de l'immigration illégale - ne serait-ce qu'à cause des millions d'immigrés illégaux qui ont déjà réussi à pénétrer sur le territoire des États-Unis. Mais, pour reprendre les chiffres précédents, il suffirait que la présence du mur diminue le problème de l'immigration illégale de quelques pourcents pour que l'ouvrage soit remboursé en quelques années.

Bien que l'obstruction des Démocrates se fasse par le truchement du vote sur le budget 2019 et que le mur soit parfaitement défendable sur le plan économique, ils diront que c'est avant tout une question de principe, mais pas toujours. Le porte-parole de la Chambre Nancy Pelosi affirma qu'elle "refusait de gaspiller des milliards de dollars pour un mur cher et inefficace", choisissant une approche économique alors que celle-ci ne résiste pas à l'analyse.

Question de principes

"Les murs ne fonctionnent pas", expliquent les Démocrates, "alors pourquoi suis-je obligée [par la loi] d'en mettre un autour de ma piscine?" demande une Internaute faussement naïve. Diverses galeries de photo sur Internet présentent les hauts murs ceignant les propriétés des ténors de la gauche américaine, les mêmes qui expliquent doctement que ces obstacles ne servent à rien.

Admettons que le mur autour d'une propriété privée ne soit pas de la même nature que celui qui protège une frontière, bien que l'obstacle soit identique pour un individu malintentionné. Si selon les Démocrates les murs aux frontières ne fonctionnent pas, pourquoi votent-ils pour des murs, aux États-Unis ou ailleurs?

Le premier mur de la frontière sud des États-Unis, entre San Diego et Tijuana, fut érigé sous la présidence de Bill Clinton.

En 2006, les Démocrates - parmi eux les sénateurs Barack Obama, Chuck Schumer et Hillary Clinton - votèrent en faveur d'un mur. Plus précisément, ils votèrent pour le Secure Fence Act, une barrière physique de 1'100 kilomètres le long de la frontière sud. Lors d'une séance de septembre 2006, le sénateur Obama déclara au micro:

"Ce projet nous fera certainement du bien. Il libèrera des fonds terriblement nécessaires pour de meilleures barrières et une meilleure sécurité le long de la frontière, et cela devrait aider à détourner une partie de la vague d'immigration illégale dans ce pays."


Évidemment, Obama ajouta ensuite que la barrière seule ne résoudra pas tous les problèmes - une affirmation avec laquelle même Trump serait d'accord. Les Démocrates avaient peut-être d'autres idées en tête à l'époque, comme choisir le moindre de deux maux ou élaborer un compromis, mais aujourd'hui l'heure n'est plus à la stratégie ; ils avouèrent eux-mêmes lors d'une récente discussion avec Trump qu'ils continueraient à s'opposer au mur même si le Président acceptait temporairement la fin du shutdown. En 2019, les Démocrates ne veulent plus discuter, ni élaborer de compromis.

Malheureusement pour eux, ils ne sont plus crédibles du tout. Le coup de grâce délivré par Breitbart.com et repris par plusieurs médias, comme le Washington Times, montre que les leaders démocrates du moment ont voté pour un mur pas plus tard que l'an dernier.

En approuvant les dépenses de 2018, les Démocrates ont accepté de payer pour 53 kilomètres de grillage au Texas, mais aussi 500 millions de dollars pour financer un mur de 460 kilomètres en Jordanie. Un mur destiné à faire obstacle aux terroristes islamistes venus d'Irak et de Syrie et tentant de franchir les... 460 kilomètres de frontière jordano-syrienne.

Apparemment, en Jordanie, les murs fonctionnent. Ils parviennent bien à séparer les gentils et les méchants en forçant ces derniers à rester de l'autre côté. "Les Démocrates n'ont pas eu de scrupules à financer un mur en Jordanie. Il n'avait rien 'd'immoral'. Et c'était il y a dix mois de cela", assène l'éditorialiste Jim Hoft de Gateway Pundit.

Question de shutdown

Les Démocrates pensaient sans doute qu'en visant le shutdown, ils forceraient le Président à faire machine arrière et susciteraient son impopularité dans l'opinion. Ils seraient "ceux qui ont fait reculer Trump", déployant leur force en prévision de la reconquête de 2020.

Il se pourrait bien que l'approche traditionnelle du bras de fer se retourne contre eux.

L'indice le plus évident de cette situation est donné par Trump lui-même: il dispose déjà des moyens de commencer la construction du mur. Grâce aux pouvoirs d'urgence octroyés par le Congrès au Président et régulièrement renforcés, il pourrait décréter que la situation au sud des États-Unis est une "situation de crise" (merci aux activistes pro-immigration qui organisèrent la Caravane des Migrants en prévision des élections de mi-mandat l'an dernier!) et décider de la résoudre sans l'aval du Congrès, par exemple en faisant effectuer les travaux avec le budget de l'armée.

Les éditorialistes s'inquiètent de cette option et tentent de se rassurer en disant qu'elle sera "combattue par les tribunaux" mais Trump peut être confiant ; la notion d'urgence nationale est assez souple d'emploi puisqu'elle a été employée à 42 reprises entre 1976 et 2007, y compris par son éminence Barack Obama.

Mais pourquoi outrepasser le cheminement normal des institutions lorsque le bras de fer entre la Chambre des Représentants et la Maison Blanche lui est si favorable? Le shutdown est en train de laminer toute une population engagée à gauche aux États-Unis, les innombrables fonctionnaires bureaucrates qui végètent dans les services "non essentiels" de l'État.

Ne brossons pas le portrait de la misère à la Zola que les médias essayent de nous vendre depuis quelques jours. Lorsque le shutdown s'achèvera, et il s'achèvera forcément, les fonctionnaires lésés récupèreront l'intégralité de leur salaire non versé pendant le shutdown, Donald Trump ayant signé un décret en ce sens comme tous les autres Présidents en pareilles circonstances. La plupart des "victimes du shutdown" sont en congés payés depuis un mois.

On aura donc du mal à pleurer à chaudes larmes. Malgré tout, l'inconfort est réel. Aux États-Unis, beaucoup de gens vivent à crédit et n'ont que peu ou pas d'argent de côté pour faire face aux échéances. De nombreux fonctionnaires se contentent de rester chez eux ou conduisent comme chauffeurs pour Uber mais d'autres avec plus de conscience professionnelle travaillent sans solde. Il existe des effets économiques concrets, comme toutes les commandes qui ne seront pas faites aux fournisseurs habituels de l'État.

"Aux États-Unis, le shutdown va devenir plus cher que le mur", s'inquiète Le Temps. Les pertes s'accumulent, la paralysie d'une partie de l'administration fédérale coûterait un milliard de dollars par semaine. Voilà qui affaiblit encore davantage l'approche économique prônée par les Démocrates, notamment auprès de leur base de fonctionnaires.

Une grande partie de l'opinion américaine a été dressée à haïr Trump à vue mais les récents événements montrent que face aux défauts qu'on lui impute, l'opposition démocrate n'a pas grand-chose à lui envier. D'ici peu, la pression des fonctionnaires en carence sur les élus démocrates sera tellement énorme qu'ils devront céder. Si par miracle ils ne cèdent pas Trump pourra toujours se servir de l'état d'urgence, et en fin de compte tous ces sacrifices n'auront servi qu'à une victoire symbolique chèrement payée. Pour les Démocrates, tous les chemins mènent au désastre, mais ils ne semblent pas encore s'en rendre compte.

Pendant le nouvel-an, comme chaque jour du shutdown, Donald Trump est resté à la Maison Blanche à travailler plus de quinze heures par jour. Les Démocrates, eux, étaient réunis en convention à Porto-Rico pour faire une "shutdown beach party". Que peut-on ajouter de plus?

07 novembre 2018

Les élections de mi-mandat, défaite pour Trump?

L'élection de Trump en 2016 était un accident. Les élections de mi-mandat du 6 novembre 2018 seraient la première échéance permettant au peuple américain (c'est-à-dire aux Américains de gauche) de corriger l'erreur et de revenir à la normalité.

Ces tournures de discours, ces éléments de langage sont ceux délivrés en boucle par tous les médias américains depuis deux ans. Ils sont donc naturellement repris à l'identique par leurs homologues européens.

Les élections de mi-mandat seraient donc l'occasion d'une "Vague Bleue", le bleu étant la couleur du Parti Démocrate. Tous les sondages donnaient une victoire écrasante aux Démocrates dans les deux chambres jusqu'à il y a quelques jours. S'il y avait de la méthode Coué dans le processus, l'idée n'était pas complètement absurde: les Démocrates avaient un fort désir de revanche contre Trump, et les élections de mi-mandat sont traditionnellement mauvaises pour le Président en exercice.

Cependant, le vent commença à tourner quelques heures avant l'élection, les médias souhaitant éviter de reproduire le désastre de la soirée électorale 2016 où ils se ridiculisèrent en s'évertuant à broder sur une victoire d'Hillary Clinton qui ne vint jamais. La Vague Bleue passa de certitude à "forte probabilité" ; puis on parla d'un éventuel "Mur Rouge" qui lui ferait face et lui résisterait, et enfin, après des mois à gloser sur l'évidente victoire démocrate du 6 novembre, on conclut qu'on ne pouvait rien conclure.

Aujourd'hui, les résultats sont enfin tombés. Trump fait mieux que résister ; la Vague Bleue n'a emporté que la Chambre des Représentants, tandis que les Républicains renforcent le contrôle du Sénat. Chaque camp a donc ses raisons de crier victoire. Qu'en est-il vraiment?

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D'abord, Trump fait mieux que tous les Présidents américains depuis Kennedy en renforçant son contrôle sur le Sénat. Le maintien d'une double majorité après des élections de mi-mandat ne s'est pas produit depuis 105 ans - c'eut été beaucoup demander, même pour Trump. Trump résiste beaucoup mieux en 2018 contre les Démocrates dans les élections de mi-mandat qu'Obama en 2010 dans les mêmes circonstances contre les Républicains, lui qui perdit alors les deux Chambres du Congrès.

usa,donald trump,élections,républicains,démocratesLa participation fut très élevée, 10% plus haute que les précédentes, mais encore en-deçà des élections présidentielles. Malgré son importance, le scrutin de mi-mandat ne présage de rien quant aux élections présidentielles qui suivront dans deux ans ; là encore, en prenant le précédent d'Obama (et d'autres encore) celui-ci fut réélu facilement après avoir perdu les midterms.

Les Démocrates emportent la Chambre des Représentants. Ils disposent désormais d'un pouvoir de blocage contre les réformes législatives de Trump, et pourront essayer de mener la vie dure aux proches de Trump (ministres et famille) en les convoquant pour des audiences agressives. En revanche, ils n'empêcheront pas Trump de gouverner, pas plus que les Républicains n'empêchèrent Obama de gouverner (par décrets notamment) pendant qu'il était en minorité sur le plan législatif.

usa,donald trump,élections,républicains,démocratesLes Républicains gardent le contrôle du Sénat, c'est-à-dire la nomination des juges, tous les juges, et celle des membres du cabinet de l'administration Trump. Celui-ci aura donc les coudées franches pour probablement se débarrasser de Jeff Sessions et Rod Rosenstein, des gens apathiques ou passés à l'ennemi lorsqu'il s'agit d'enquêter sur les affaires du Parti démocrate sous l'influence Clinton, ou les manipulations orchestrées par les propres services secrets de l'Oncle Sam. On peut donc espérer que l'immobilisme cesse de ce côté. Évidemment, la maîtrise du Sénat voue à l'échec toute tentative d'impeachment lancée par des Démocrates vindicatifs sur la base de faux dossiers montés par des barbouzes du FBI et de la CIA maqués avec la gauche américaine.

En réalité, Trump vient de remporter de beaux succès.

Le premier d'entre eux, c'est d'avoir repris le contrôle du Parti républicain. Les "Never Trumpers" sont éliminés ou réduits à leur plus simple expression (Mitt Romney étant le dernier de ces dinosaures). Les nouveaux élus républicains sont tous des gens qui ont publiquement soutenu Trump et sa politique et veulent l'aider à réussir, et non saboter le reste de son mandat.

Le détail est d'importance, parce que, outre leur majorité au Sénat, les Républicains disposaient de 238 sièges dans la Chambre des Représentants sortante - une majorité confortable, qui ne permit pourtant à Trump de remporter que peu de batailles législatives. Il réussit à passer sa baisse d'impôts mais échoua par exemple à mettre un terme à l'Obamacare - nombre de Républicains de l'une ou l'autre assemblée, dont l'inénarrable John McCain, choisissant de faire échouer leur camp.

Quel est l'intérêt d'avoir une majorité républicaine au Congrès si celui-ci refuse de soutenir les réformes voulues par le Président républicain en exercice? Avec des alliés pareils, pas besoin d'ennemis!

Les Démocrates, eux, font face à d'autres problèmes - notamment un manque de crédibilité sur le plan national. Leurs leaders sont ridiculisés et détestés, principalement depuis leur cirque autour de la nomination du Juge Kavanaugh à la Cour Suprême. Les quatre candidats au Sénat personnellement soutenus par Obama furent tous éliminés. Localement, de nombreux candidats démocrates firent campagne en mettant en avant leur "indépendance d'esprit", leur "insoumission" et leur "liberté de ton" face à l'appareil du Parti Démocrate. Ce sentiment était présent dès les primaires du parti où de nombreux politiciens expérimentés furent gentiment mais fermement mis à la retraite par une jeune garde souvent radicale certes, mais hors des cercles d'influence traditionnels de l'establishment.

Cela pose un vrai problème pour faire émerger un challenger décent dans le but de présenter une alternative à Trump pour les prochaines élections présidentielles, dans seulement deux ans.

De plus, les Démocrates ont clairement affiché et lutté sur des valeurs anti-occidentales et anti-blanches. L'élection de musulmanes dont une voilée (les nouvelles "stars" des médias), les discours de haine contre Trump et les Républicains et la part faite aux minorités revendicatives montrent que le Parti Démocrate de 2018 est celui du socialisme, de la fiscalité, de la division et du racisme. Les discours et les positions extrémistes des nouveaux élus laisseront certainement des traces - jusqu'à l'intérieur du parti, qui devra paradoxalement mettre de l'eau dans son vin puisqu'il détient désormais la majorité à la Chambre des Représentants.

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Les nouvelles gloires de la gauche: Rashida Tlaib, Jared Polis et Ilhan Omar - deux élues musulmanes et un gay.

Les Démocrates sont donc face à l'insoluble défi de devoir composer avec de nouveaux élus indisciplinés et radicaux, tout en faisant des propositions qui devront être acceptées au-delà des frontières partisanes par leurs adversaires républicains.

Ni la propagande des médias ni les prétextes des caciques de gauche ne sauraient faire illusion, et comptons que Trump ne laissera aucun doute là-dessus: les futures obstructions à la bonne marche de l'État fédéral, par exemple sur le budget, seront portées au compte des Démocrates.

La Vague Bleue s'est transformée en vaguelette et elle risque de faire plus de dégâts à gauche qu'à droite. Trump ne s'en sort pas si mal.

20 octobre 2018

Elizabeth Warren et l'ADN de la bêtise

Des États-Unis nous viennent une des plus hilarantes mésaventure politique de ces dernières années, je veux parler des "racines amérindiennes" d'Elizabeth Warren.

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Elizabeth Warren, Sénatrice du Massachusetts (vue d'artiste)

Le pari génétique

Pour être désinformé, il suffit de lire la presse francophone, comme Le Figaro par exemple. Prenons un article emblématique sur le sujet. On y lit dans l'en-tête:

Elizabeth Warren, sénatrice démocrate du Massachusetts, réclame le million de dollars que Donald Trump lui avait promis si elle se soumettait à ce test [pour prouver qu'elle est amérindienne]. La démarche s'est pourtant retournée contre la sénatrice qui est désormais accusée d'instrumentaliser ses origines.


Notez la mise en place du décor: le vilain Trump refuse d'honorer une prétendue promesse de don d'un million de dollars alors que la Sénatrice s'est soumise à un test prouvant qu'elle est amérindienne, et subit en outre la vindicte des méchants qui l'accusent d'instrumentaliser "ses origines". La pauvresse subirait une double peine, c'est vraiment trop injuste.

La réalité est subtilement différente.

Mme Warren, proclamant depuis l'université qu'elle est d'origine cherokee, suscita l'ironie de nombreuses personnes (dont, récemment, le Président américain Donald Trump). S'en prenant verbalement à elle en juillet lors d'un rallye dans le Montana, il expliqua que s'il lui faisait face dans un débat pour la présidentielle de 2020 il lui ferait faire un test génétique pour prouver qu'elle est amérindienne, auquel cas il offrirait un million de dollars à une association caritative choisie par la politicienne...

Décidée à le prendre au mot, la Sénatrice se livra donc à un test ADN en bonne et due forme par le professeur Carlos Bustamente, professeur d'université à Stanford et expert en ADN. Elle publia les résultats prouvant selon elle son ascendance amérindienne sur le Boston Globe et sur son compte Twitter. Elle conclut en réclamant le million de dollar pour une association de femmes amérindiennes.

Warren trébuche sur le sentier de la guerre...

L'opération de comm' aurait pu marcher comme sur des roulettes, à un petit détail près: Elizabeth Warren (et le journaliste du Boston Globe) allèrent trop vite en besogne et se méprirent sur les résultats du test. À leur décharge il est vrai, celui-ci était relativement compliqué avec des résultats s'étalant sur six pages. On aurait toutefois été en mesure d'en attendre davantage d'un journaliste professionnel et d'une Sénatrice jonglant avec des textes de loi de milliers de pages et briguant peut-être l'investiture présidentielle démocrate en 2020.

Toujours est-il que les "racines amérindiennes" d'Elizabeth Warren remonteraient en fait à la dixième génération ou au-delà, soit 1/1024e de son ascendance génétique. Quelques heures après sa première publication, le Boston Globe fut contraint de publier un correctif à son article.

Est-elle encore génétiquement amérindienne, pour le coup? On peut bien sûr le plaider. Peut-être qu'un ancêtre de dixième génération suffit à faire de quelqu'un un "amérindien" sur le plan génétique. Mais alors, quelle est la limite inférieure? Car en prenant pour seuil la proportion de gènes de la Sénatrice, alors toute la population américaine l'est, car le taux de gènes amérindiens de la population blanche américaine, à 0.98%, est deux fois plus élevé que celui de la Sénatrice Warren. Autrement dit, elle est encore moins amérindienne que le blanc américain lambda!

Mieux encore, l'examen détaillé de la méthodologie du professeur Bustamente montra que celui-ci utilisa en réalité des échantillons du Mexique, du Pérou et de la Colombie pour définir le critère "amérindien"... Le test ADN entier flirte avec la fraude.

Devant l'hilarité générale, le Sénateur républicain Lindsay Graham, révélé lors des auditions de Brett Kavanaugh à la Cour Suprême, releva le gant en expliquant qu'il allait faire le même test et qu'il pensait qu'il serait probablement plus amérindien que Warren.

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Lindsay Graham dans une journée comme les autres...

Le coup de grâce fut sans doute délivré par les Amérindiens eux-mêmes. Dans un communiqué de presse, la Nation Cherokee mit les points sur les "i" avec la posture de la Sénatrice:

"[L'annonce d'Elizabeth Warren quant à son héritage génétique amérindien] tourne en plaisanterie les tests ADN et leur usage légitime, tout en déshonorant les gouvernements tribaux et leurs concitoyens, dont l'ascendance est correctement documentée et l'héritage prouvé. Le Sénateur Warren sape les intérêts tribaux avec ses prétentions continuelles d'un héritage tribal."

De Pocahontas à Fauxcahontas

Ne comptez pas sur les médias européens pour rapporter les petits développements de ce qui est devenu "l'affaire Warren". En attendant aux États-Unis, le hashtag #Fauxcahontas prit son envol, de nombreux Internautes s'esclaffant de la mésaventure de la Sénatrice:

"Elizabeth Warren doit remonter sur 10 générations pour trouver une personne non-blanche dans son héritage familial. Warren est extrêmement, extraordinairement, presque entièrement blanche. Beaucoup plus blanche que le blanc moyen. Voilà la vraie nouvelle là-dedans."

"Le truc drôle c'est que Warren pensait que la partie serait facile à gagner. Les blancs peuvent être tellement déconnectés de la réalité..."

"1/1024e, le pourcentage d'héritage génétique amérindien de Warren, est à peu près le même que ses chances d'être un jour élue Présidente des États-Unis."

"Hilarant: le seul ancêtre amérindien de Warren a probablement vécu à l'époque de Pocahontas."


Cependant, "l'obsession cherokee" d'Elizabeth Warren va plus loin que de tourner en ridicule un héritage fantaisiste - c'est aussi l'occasion de démonter une fraude, Mme Warren ayant joué la carte raciale tout au long de son existence pour en tirer des avantages. Benny Johnson se donna la peine de rassembler les faits dans cette affaire:

Elizabeth Warren se présenta comme une Native American (Indienne d'Amérique) dans l'annuaire des Professeurs de Droit de l'Association des Écoles Américaines de Droit, publié entre 1986 et 1995. Après être devenue professeur à l'Université de Pennsylvanie, elle demanda à l'Université de changer son ethnicité enregistrée dans la faculté de "blanche" à "amérindienne". Warren fut reconnue par la faculté de droit de Harvard comme une "femme de couleur". Harvard encouragea l'embauche de Warren comme un moyen de promouvoir la diversité en rajoutant à la faculté une femme avec une expérience de vie "issue des minorités". (...)

Warren soumis de nombreuses recettes dans un livre de cuisine indienne d'Amérique en signant "Elizabeth Warren - Cherokee". Elle n'hésita pas à utiliser un langage offensant et racialement connoté pour défendre son prétendu héritage amérindien, déclarant que sa famille avait "de hautes pommettes" comme "tous les Indiens en ont" (...)

Il est très difficile de plaider que Warren n'a pas commis une escroquerie raciale. Elle a utilisé les avantages prévus dans le système pour promouvoir sa carrière sans la moindre preuve (à ce jour) de son héritage. Les Démocrates qui défendent son comportement sont pour le moins douteux, pour ne pas dire plus.

L'obsession raciale de la Gauche

Pourquoi un test génétique devrait-il déterminer la culture d'une personne? Pourquoi les "minorités" devraient-elles être favorisées et échapper à la promotion au mérite qui a normalement cours dans une société saine? Et si celle-ci ne l'est plus, introduire des quotas raciaux est-elle la meilleure solution?

L'épopée frauduleuse d'Elizabeth Warren et de sa mère amérindienne et sa conclusion ridicule ne sont que la partie émergée d'un iceberg de racisme et de corruption qui imprègne toute l'idéologie démocrate aux États-Unis. Un ancien démocrate sorti de la mainmise du Parti explique ce qu'il en est dans un contexte plus large:

"Franchement la dissonance cognitive de la gauche est terriblement éprouvante pour le psychisme.

Un jour, alors que je me considérais encore comme un liberal, j'ai avalé ma pilule rouge lorsque j'ai réalisé qu'être de gauche revenait à se convaincre continuellement de l'opposé de la vérité sur tous les sujets. Cela inflige de réelles blessures à l'esprit et la culpabilité et la honte associées sont débilitantes.

Les Hommes et les Femmes sont différents, c'est scientifiquement prouvé, mais les gauchistes disent que c'est le contraire qui est vrai.

Des gens avec 1/1024e de sang indien d'Amérique ne sont pas des Amérindiens légitimes, mais selon les Démocrates, ils le sont.

Tuer des enfants à naître est clairement malfaisant, mais à gauche c'est un "droit de la femme".

Il est évident que les hommes et les femmes jouent des rôles importants et différents dans la naissance et l'éducation des enfants, mais les gauchistes nous disent que les familles monoparentales et que l'adoption homosexuelle sont OK, et que les hommes sont des ordures débordantes de "masculinité toxique" (mais rappelez-vous que le genre est une construction sociale).

Il est évident que tous les gens devraient être traités sur un pied d'égalité, mais les gauchistes insistent en disant que la véritable égalité n'est atteignable qu'en scrutant la couleur de peau et le sexe de chacun (bien que le sexe soit toujours une simple opinion) et l'orientation sexuelle et tout le reste et en faisant des quotas de tout ce magma.

Cette foutue liste continue encore et encore. C'est assez pour vous rendre dingue, et c'est ce qui se produit."


En attendant, on souhaite bien du plaisir à Elizabeth Warren pour parvenir à restaurer un minimum de crédibilité. Selon les dernières intentions de vote au sein du parti démocrate, elle se situe à 8% des suffrages pour décrocher l'investiture pour l'élection présidentielle. C'est dommage car un face-à-face avec Donald Trump aurait probablement permis d'aborder le sujet à une heure de grande écoute.