01 mai 2022

Twitter et l'odieuse liberté d'expression

La meilleure nouvelle de la semaine nous vient des États-Unis, où Elon Musk semble réussir son pari de racheter Twitter.

Le combat épique du célèbre serial-entrepreneur contre un conseil d'administration de Twitter menaçant de saborder l'entreprise plutôt que d'en céder les clés mériterait qu'on s'y attarde, mais les médias ont réagi - ou plutôt surréagi - sur le thème de la liberté d'expression, dont Elon Musk est un ardent défenseur.

Quel est le problème, exactement? Eh bien, la liberté d'expression, c'est mal, voyez-vous. En Suisse, on peut naturellement compter sur Le Matin, toujours au garde-à-vous dans ce genre d'affaire, pour tenter de nous en convaincre. Les gauchistes américains, car il faut bien les appeler par leur nom, pourraient se rassurer en se disant qu'il leur reste encore CNN, MSNBC, le New York Times, ABC, NBC, CBS, le Huffington Post, Buzzfeed, YouTube, Facebook, le FBI, la CIA, la NSA, le Département de la Défense des États-Unis, Bloomberg, le Times Magazine, Hollywood et les milieux académiques... Mais ce n'est pas assez. "Qu'un seul être vous manque et tout est dépeuplé", écrivait Lamartine.

Ici, Twitter manque à l'appel.

Il y avait quelque chose de savoureux à contempler le Washington Post, propriété de Jeff Bezos, le richissime patron d'Amazon, s'indigner du danger de l'acquisition d'un média par un milliardaire.

La prise de contrôle n'est pas encore effective, mais les réactions qu'elle suscite sont instructives.

Chez Twitter, c'est évidemment la Bérézina. Elon Musk a promis de rendre public les algorithmes de classification des messages, ce qui dévoilera au grand jour toute tentative future de pondération politique des contenus. Musk a aussi prévu de mettre un terme aux innombrables faux comptes qui pullulent sur la plateforme et donnent une fausse popularité à des contributeurs qui ne la méritent pas.

- Hey Elon, puisque vous creusez, jetez un œil sur la façon dont certains médias (New York Times, Forbes etc.) ont acheté des abonnés sur Twitter pour simuler leur influence. Le New York Times a 50 millions "d'abonnés" et récolte rarement 50 retweets. Moi je poste un émoji banane et une photo d'une star de sitcom des années 80 et j'en ai plus.
- Oui, j'ai noté ça aussi. Plutôt bizarre.


En fait, en quelques jours, des comptes de gauche se sont plaints d'une soudaine érosion de leur audience, alors que des comptes conservateurs ont assisté à un accroissement extraordinaire de leur popularité. Certains ont tenté de justifier le changement par l'arrivée d'Elon Musk: une masse d'utilisateurs de gauche quittant la plateforme en signe de protestation, conjointe à un afflux de nouveaux issus de la droite attirés par la perspective d'une liberté d'expression retrouvée... Mais les variations sont beaucoup trop importantes sur un court intervalle pour que l'explication tienne la route. En plus, le transfert de propriété n'a pas encore eu lieu. Une autre hypothèse, plus crédible, suggère que nous assistons tout simplement à une remise à plat de l'algorithme de "renforcement sélectif de contenu" avant la prise de contrôle officielle du nouveau patron.

Twitter met aussi un terme à la pratique répugnante du shadowban. Le shadowban consiste à laisser l'utilisateur employer Twitter comme à l'accoutumée, mais son compte est en fait coupé du reste du monde. Il est le seul à pouvoir contempler ses contributions, les autres ne peuvent ni y accéder ni les commenter. Conçu comme une façon de punir les opinions jugées "intolérables" par Twitter et pratiqué sans avertissement ni notification, le shadowban laisse croire à l'utilisateur que ses propos n'intéressent personne.

Bien que Twitter ait longtemps prétendu que le shadowban n'était qu'une théorie du complot d'extrême-droite (tant qu'à faire), les manipulations devinrent de plus en plus visibles alors que le shadowban était progressivement infligé à des comptes plus populaires. Leurs responsables comprirent bien vite que si le nombre d'abonnés passait du jour au lendemain à zéro et que le service technique de Twitter prétendait que tout était normal, quelqu'un était pris pour un imbécile.

Mais tout ceci semble avoir cessé. Comme une soudaine accalmie dans la tempête de la censure, les comptes bloqués sont débloqués et le shadowban semble avoir disparu, pour l'instant. Une utilisatrice de Twitter a donc fait l'essai, en résumant dans une belle série de tweets tous les sujets recensés par la communauté des utilisateurs comme déclenchant une interdiction par Twitter.

Eh oui. Dire sur Twitter des choses comme...

  • "George Floyd était un criminel"
  • "Le COVID a été créé dans un labo en Chine"
  • "L'Ivermectine fonctionne"
  • "Joe Biden n'a pas obtenu 81 millions de suffrages"
  • "Seules les femmes peuvent tomber enceintes"

...étaient suffisantes, jusqu'à il y a peu, pour vous faire perdre votre compte. Notez, à toutes fins utiles, que jamais Twitter n'a coupé le sifflet aux mollahs iraniens appelant au meurtre de masse des juifs et à la destruction d'Israël, pas plus qu'il n'a fermé les comptes de l'État Islamique diffusant des vidéos de décapitations d'otages occidentaux.

Certains pourraient y voir un deux-poids-deux-mesures. Mais les modérateurs de Twitter, tout comme bien des utilisateurs politiquement engagés de la plateforme, ont peut-être juste un peu de mal à comprendre ce que signifie la liberté d'expression. Par exemple, voici quelques-unes des réactions répertoriées à l'occasion du rachat de l'entreprise par Elon Musk:


(Cliquez pour agrandir)

Oui, ce sont des pages et des pages d'appels au meurtre d'Elon Musk. La veille, il était à la mode parce qu'il envoyait des fusées dans l'espace et fabriquait les automobiles Tesla que possèdent les bobos fortunés et dont rêvent les autres. Le lendemain, il est l'homme à abattre. Tout cela parce qu'il affirme vouloir rendre un peu d'air au débat public.

Accessoirement, les appels au meurtre ne relèvent pas de la liberté d'expression. Ils constituent des actes criminels, et à ce titre ils ne sont pas protégés par le Premier Amendement de la Constitution américaine. Comme d'habitude, la plupart des gens qui pérorent sur la liberté d'expression n'ont pas la moindre idée de ce qu'elle recouvre, y compris aux États-Unis.

L'Union Européenne a rappelé à Elon Musk que Twitter devrait se plier aux règles de l'UE concernant la liberté d'expression, ou ce qu'il en reste en Europe. Celui-ci a répondu qu'il se plierait aux lois, soit l'évidence même. Il serait bon qu'il agisse de la sorte aux États-Unis aussi. En plus de fermer les comptes des utilisateurs cités plus haut, puisque ceux-ci violent les lois américaines, il devrait porter plainte contre eux. Face à des gens appelant à le tuer, la réaction resterait bien raisonnable.

Depuis l'offensive boursière d'Elon Musk, le détecteur de stupidité s'affole dangereusement. Les médias rivalisent d'inventivité pour nous expliquer à quel point cette prise de contrôle est odieuse et même dangereuse pour la démocratie. Mais toutes ces critiques "bien intentionnées" viennent des groupes et des gens qui ont le plus à perdre. Ils ne se lamentent pas de l'érosion de la liberté d'expression, mais de leur perte de contrôle sur la liberté d'expression.

Lorsque Twitter se permit de bannir le Président Donald Trump de la plateforme, beaucoup justifièrent le coup de force. Ils affirmèrent que Twitter est une compagnie privée et qu'à ce titre elle fait donc "ce qu'elle veut". Maintenant que Elon Musk veut plus de liberté là-bas, les mêmes ont bien du mal à s'entendre rétorquer cet argument.

L'extrême violence de la liberté d'expression?

Il en est de Twitter comme du reste des médias: chacun est libre d'aller où il le souhaite. Les gens peuvent découvrir du contenu intéressant,  choisir de s'abonner à un fil, ou s'en désintéresser et l'oublier.

Pour la gauche, cette liberté est intolérable.

Depuis des années, le discours est contrôlé par tous les canaux d'information, d'une façon de plus en plus étroite. Des "commentaires" sur les articles de presse - lorsqu'ils sont ouverts aux commentaires - aux discussions dans les groupes Facebook prétendument privés, tout est surveillé, contrôlé, et censuré. À l'opposé, les médias et les pouvoirs publics ne se gênent pas pour décréter des anathèmes en les imposant sous leur écrasante puissance de feu et leurs fact-checkers (contre ceux qui ne veulent pas du vaccin obligatoire, ceux qui ne votent pas comme il faut, ceux qui estiment que la vague LGBT va trop loin...)

Si vous n'êtes pas d'accord et que vous avez l'audace de le dire tout haut, vos comptes sont fermés, vos messages supprimés et votre voix réduite au silence.

Le retour de la liberté d'expression sur Twitter permet de restaurer un semblant de débat public. Il est possible pour ceux qui le souhaitent d'exprimer une opinion ou un témoignage allant à l'encontre du récit mainstream contrôlé par les puissances dominantes. Et surtout, il est possible pour d'autres de découvrir tout cela et de réaliser qu'ils ne sont pas seuls à penser ainsi. Cette perte toute relative du contrôle hégémonique exercé par les acteurs dominants leur est intolérable.

Les individus les plus puissants de notre société ont le droit de parler ; les plus faibles ont le privilège de les écouter en silence. Voilà leur mode de pensée.

Leur colère est telle qu'aux États-Unis (et bientôt ailleurs, une si bonne idée ne saurait rester là-bas) l'administration démocrate est en train de mettre en place un Ministère de la Vérité. Exactement comme dans 1984. Un organisme qui décrètera ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas - sur l'efficacité des masques et des vaccins, les bons et les méchants dans la guerre en Ukraine, l'authenticité du laptop de Hunter Biden, ce qu'il en est de l'inflation, du sentiment d'insécurité et tout ce genre de chose...

On se réjouit d'en parler sur Twitter.

29 janvier 2022

L'ivermectine, ce médicament dont personne ne veut

Un an et demi plus tôt, j'évoquais l'hydroxychloroquine dans ces pages, révélée par le Pr Raoult dès janvier 2020, au début de l'épidémie, comme "le médicament dont personne ne voulait". Le 18 juillet, me basant sur l'analyse d'un statisticien, je publiais ce graphique, concluant que "les gouvernements occidentaux anti-hydroxychloroquine sont des criminels."

Ces propos étaient pertinents, ils le sont encore.

Il était une fois l'hydroxychloroquine

L'hydroxychloroquine fonctionne contre le Covid, et a toujours fonctionné. L'étude fondamentale "démontrant" l'inefficacité de l'hydroxychloroquine, publiée dans The Lancet et reprise par les pouvoirs politiques un peu partout pour l'interdire, fut retirée après que trois des quatre auteurs de l'étude se furent rétractés en avouant que leurs données étaient frauduleuses. Ni les politiciens ni les médias n'ont fait amende honorable.

De connivence avec les pharmas cherchant avant tout à promouvoir leur "vaccin", les organisateurs de tests randomisés sur la molécule les ont conçus pour échouer. Les patients sélectionnés ont été délibérément choisis dans un état tardif trop grave pour que le traitement ait le moindre effet positif, comme dans l'odieuse recherche RECOVERY de l'université d'Oxford.

Au bout du compte, à coups de matraque, l'hydroxychloroquine a disparu du paysage. Au beau milieu d'une pandémie, l'alliance impie entre la classe politique, les pharmas et les médias a réussi à faire disparaître un remède efficace contre celle-ci. C'est un tour de force.

Il était une fois l'ivermectine

Après l'hydroxychloroquine, l'ivermectine reçut à son tour le titre remarqué de poison du jour, décerné par la médecine administrative et les autorités de régulation. Les deux molécules ont un fonctionnement apparenté et sont connues depuis longtemps. Toutes deux furent approuvées des décennies plus tôt sans aucun problème, l'hydroxychloroquine contre le paludisme, l'ivermectine contre certaines infections parasitaires. Jusqu'à ce que survienne la nouvelle de leur efficacité contre le Covid.


Un emballage d'ivermectine à usage humain.

Lorsque le grand public entendit parler de l'ivermectine, ce fut pour s'en moquer ou être mis en garde contre son utilisation. Rappelons-nous par exemple les mots du socialiste Roger Nordmann au Conseil national. Animé de sa sainte colère habituelle, il jeta l'anathème contre d'odieux individus recommandant "l’ivermectine, un vermifuge pour équidés dangereux pour les humains!"

Roger Nordmann ose tout, c'est à ça qu'on le reconnaît. L'ivermectine fut découverte à l'Université Kitasato de Tokyo et commercialisée par le géant pharmaceutique Merck. Les scientifiques à l'origine de la molécule reçurent le prix Nobel de médecine pour avoir prouvé son efficacité décisive sur les êtres humains, excusez du peu. L'ivermectine n'est pas un "vermifuge pour équidés". Oui, elle est vendue sous forme de pâte vétérinaire comme vermifuge pour animaux. Elle est également disponible sous forme de pilule pour les humains depuis des décennies, comme médicament antiparasitaire. Que quelqu'un prévienne M. Nordmann! Mais ne tirons pas davantage sur l'ambulance...

La seule question méritant d'être posée est simple: l'ivermectine est-elle efficace contre le Covid?

Tout d'abord, comprenons qu'elle peut être efficace. Les médias ont prétendu de manière hypocrite que l'ivermectine, médicament antiparasitaire, n'avait aucun usage possible contre un virus. Ceci est une erreur. L'ivermectine a une utilité antivirale, grâce à une fonction inhibant efficacement l'accès du virus aux noyaux cellulaires. En réalité, de nombreux médicaments actuellement sur le marché ont plusieurs modes d'action. L'ivermectine est l'un de ces médicaments. Il est à la fois antiparasitaire et antiviral.

Si on se tourne vers les figures d'autorité, comme l'OMS, on vous répondra que l'ivermectine est inefficace contre le Covid. Non pas parce que cette efficacité a été mesurée correctement, mais parce que l'expert mandaté pour l'évaluer a été corrompu pour répondre par la négative. Il est vrai que l'ivermectine est un inhibiteur de protéase, et que Pfizer travaille contre le Covid sur un... Inhibiteur de protéase.

Heureusement, la plupart des gens sensés n'écoutent plus l'OMS. L'Inde est allée à l'encontre des instructions de celle-ci. Certaines provinces ont imposé l'utilisation prophylactique de l'ivermectine. Le Covid-19 y a été pratiquement éradiqué. Mieux encore, les politiques différentes des provinces indiennes comme le Kerala et l'Uttar Pradesh ont permis de constater la différence dans l'évolution de la pandémie. Au final, les résultats sur le terrain sont clairs. L'Association du Barreau indien a porté plainte contre le directeur scientifique de l'OMS pour sa propagande contre l'ivermectine sur les réseaux sociaux, et les morts que cette propagande entraînait.

Au Bangladesh, l'ivermectine coûte moins de deux dollars pour un traitement complet de 5 jours. Le Remdesivir, toxique pour le foie, coûte 3'120 dollars pour le même protocole. Des milliards de dollars de Remdesivir totalement inutile ont été vendus à nos gouvernements aux frais du contribuable, et il a fini par être jugé totalement inapproprié pour traiter le Covid. Les médias ne se sont guère étendus sur cet aspect du scandale.

La science peut-elle encore parler?

Les études montrant l'impact positif de l'ivermectine contre le Covid sont nombreuses. Sur des travailleurs de la santé en Inde (source). Comme traitement sur le Covid léger et modéré en Inde, étude randomisée et en double-aveugle (source). Associée avec la doxycycline dans une étude clinique randomisée et en double-aveugle, revue par un comité de lecture (source). Par l'Université de Toronto sur des données du Pérou, revue par un comité de lecture (source). Par l'Université de Barcelone dans une étude clinique pilote, randomisée en double-aveugle, contrôlée par placebo (source). Et encore. Et encore...

Pour ne parler en détail que d'une seule, évoquons la dernière en date, au Brésil, dont les résultats ont été publiés le 15 janvier 2021. Les chercheurs brésiliens ont démontré que l'usage prophylactique de l'ivermectine réduisait de façon significative l'infection au Covid-19, l'hospitalisation et le taux de mortalité.

L'étude fut conduite dans la ville portuaire de Itajaí, sur le littoral atlantique, pendant les six derniers mois de 2020. À cette époque, aucun vaccin n'était disponible. La population entière de la ville fut invitée à participer au programme, celui-ci impliquant une visite médicale et la collecte d'informations personnelles, démographiques et de santé. En l'absence de contre-indication, l'ivermectine fut proposée comme traitement préventif, devant être prise deux jours consécutifs tous les quinze jours à une dose de 0,2 milligrammes par kg et par jour (soit 15 mg par jour pour une personne de 75 kg).

Sur les 223'128 citoyens d'Itajaí, 159'59 choisirent de participer. 70% acceptèrent de prendre l'ivermectine. Dans le cas où un participant tombe malade du Covid, le protocole recommandait de ne pas prendre d'ivermectine ni aucun autre médicament réputé efficace en traitement ambulatoire précoce (qui n'étaient de toute façon guère disponibles en ville). Deux groupes furent peu à peu constitués à partir des individus tombés malades du Covid au cours de l'étude: ceux prenant l'ivermectine d'une part, et ceux ne prenant pas d'ivermectine d'autre part.

La comparaison entre les groupes est parlante. On observa une réduction de 44% du taux d'infection au Covid dans le groupe prenant l'ivermectine (3,5% contre 8,2%). 1,6% des malades avec ivermectine furent hospitalisés, contre 3,3% dans le groupe témoin. Le traitement prophylactique d'ivermectine entraîna une réduction du taux de mortalité, à 0,8%, contre 2,6% dans le groupe témoin.


Les deux groupes n'étaient pas d'une santé égale

À ces données globales s'ajoute un examen plus fin des profils dans les deux groupes. Il y avait 50% de plus de personnes de plus de 50 ans dans le groupe à ivermectine ; 70% de diabétiques en plus ; 60% en plus de gens souffrant d'hypertension ; deux fois et demie plus d'asthmatiques ; et deux fois plus de gens souffrant de maladies cardio-vasculaires. On peut dire sans exagérer que les membres du groupe préventivement traité à l'ivermectine étaient en moins bonne santé que ceux du groupe témoin, plus âgés et souffrant de davantage des fameuses "comorbidités" que l'on associe à la dangerosité du Covid.

Sans même de comparer les groupes, la diffusion d'ivermectine dans la population de la ville à cause de l'étude entraîna une diminution globale de 44% des infections au Covid, 40% de réduction des hospitalisations, et 45% de baisse de mortalité.

Pour finir, la croyance selon laquelle les thérapies préventives et les traitements précoces amèneraient les gens à relâcher leur prudence vis-à-vis des mesures de précaution, conduisant à davantage d'infections liées au Covid-19, ne se sont pas vérifiées. Les données démontrent que l'utilisation préventive de l'ivermectine réduit considérablement le taux d'infection ; les avantages l'emportent sur le risque supposément accru de changements dans les comportements sociaux.

Se soigner à l'ivermectine?

Les "vaccins" empêchent pour un temps de développer une forme grave de la maladie, ce qui n'est pas rien. Mais nous savons aussi désormais qu'il ne préviennent ni le risque d'infection, ni la possibilité de transmettre la maladie. En ayant ces deux conséquences à l'esprit, espérer que la stratégie du tout-vaccinal puisse mettre un terme à la pandémie n'a aucun sens. Le Covid restera avec nous longtemps. Il est de ce fait important de pouvoir le traiter.

Aux États-Unis, une organisation de docteurs ayant soigné plus de 150'000 patients à l'ivermectine proclame un taux de survie de 99,99%. Et aux États-Unis encore, 200 membres du Congrès américain se seraient soignés grâce à elle - tout en interdisant son accès au plus grand nombre.

L'opposition à l'utilisation de l'ivermectine n'est pas fondée sur la science. Elle repose sur des bases financières et politiques. Un traitement non vaccinal efficace met en péril l'approbation précipitée par les autorités de vaccins expérimentaux et les médicaments brevetés pour la vente desquels l'industrie pharmaceutique récolte sur une base continue des milliards et des milliards de dollars.

Plus les preuves de l'efficacité de l'ivermectine s'accumulent, plus son interdiction dans le traitement du Covid-19 apparaît clairement comme ce qu'elle est depuis le début - une décision arbitraire et peut-être criminelle, et un scandale de santé publique.

La plupart des gens pensaient au début que la crise du Covid-19 était sanitaire et non politique. Ils sont probablement beaucoup moins nombreux à le penser aujourd'hui. Il ne s'agit pas de forcer qui que ce soit à prendre de l'ivermectine, mais simplement d'en autoriser l'accès à ceux qui le souhaitent.

Mise à jour (31 janvier 2022): deux liens intéressants viennent en complément de cet article. L'un est le témoignage détaillé d'une infirmière américaine, virée à cause de son refus de subir une vaccination obligatoire, et qui ouvrit son propre cabinet médical mi-2021, où elle osa traiter les patients avec l'ivermectine - obtenant une guérison de 1'091 des 1'092 patients COVID qu'elle traita. Le seul patient décédé à déplorer était en fin de vie à cause de plusieurs comorbidités, explique-t-elle.

L'autre est beaucoup plus lourd. Une récupération de documents militaires par Project Veritas aux États-Unis atteste non seulement que le COVID est un projet de recherche, mais également que les autorités américains savaient que l'ivermectine (identifiée comme médicament dès avril 2020!!) était efficace. L'ivermectine "fonctionne à travers toutes les phases de la maladie parce qu'elle inhibe la réplication virale et module la réponse immunitaire." C'est sur ZeroHedge.

On a le vertige en pensant à la quantité de morts entraînés par ces secrets.

31 octobre 2021

Infréquentable

Donald Moos, Président fraîchement élu de l'UDCVr (UDC section Valais Romand) n'est pas un type bien. Ni même un type fréquentable. Dixit Le Nouvelliste. Dixit 24Heures.

Qu'a-t-il donc fait? Il a commis le plus impardonnable des péchés - le délit d'opinion.

Évoquons donc rapidement les trois principaux griefs reprochés à M. Moos, pour reprendre le palmarès établi par Le Matin.

L'élection américaine truquée

Ayant modestement couvert le sujet, je ne suis guère surpris que la spectaculaire fraude électorale ayant eu lieu lors des élections présidentielles américaines de 2020 ne fasse l'objet d'aucune couverture de ce côté de l'Atlantique. Trump étant la réincarnation d'Hitler - mais un Hitler qui ne déclencha aucune guerre et amena une prospérité jamais atteinte chez les minorités raciales américaines, allez comprendre - tout ce qui était contre lui était d'office validé, fut-ce une fraude massive, systématique, organisée et prouvée - mais jamais examinée par les tribunaux pour l'instant.


La liste des états dont des comtés clés stoppèrent simultanément le décompte des voix lors de l'élection présidentielle américaine de 2020, pendant plusieurs jours, sans avancer la moindre raison - et sans qu'aucune explication n'ait été livrée à ce jour.

Pour la route, il y a toujours cette base de données des fraudes, des fois qu'un journaliste romand passe dans les parages.

Convergences malsaines

Pudique, Le Matin évoque "une convergence malsaine d’intérêts particuliers [qui] dirige la société". Ah! Qu'en termes galants ces choses-là sont mises, dit Philinte à Alceste dans Le Misanthrope.

Parle-t-on de la pédophilie des élites? De Jeffrey Epstein et de son non-assassinat?

À moins qu'il ne s'agisse du Great Reset, le complot le moins secret du monde? Faut-il rappeler qu'il y a un lien là-dessus jusque dans le site du Forum de Davos? Et que Klaus Schwab écrit directement des livres à ce sujet, en reliant explicitement le Great Reset et la pandémie de Covid-19?


Le Great Reset pour les nuls: vous allez adorer être dépossédé de tout.

Franchement, messieurs les journalistes, faites un effort!

Le Covid-19 est d’origine humaine

Je pose la question: en cette année 2021 finissante, y a-t-il encore des gens qui croient à la version officielle d'un virus mutant sautant de la chauve-souris au pangolin à l'homme quelque part dans un marché de Wuhan, à deux pas du Laboratoire P4 de Wuhan de Recherche sur les Coronavirus? Cette théorie pas-du-tout-raciste du "Les-Chinois-bouffent-n'importe-quoi-même-des-animaux-malades"?

Si ces romands existent et parviennent toujours à s'arc-bouter sur la version officielle, il faudrait leur décerner en grandes pompes la médaille d'or de la crédulité journalistique. C'est une médaille en chocolat, évidemment.

Encore une fois, le sujet a été traité entre ces murs. Il y a un an et demi. Et comme d'habitude, la version officielle change elle aussi. Mais comme d'habitude nos journalistes romands pétris de certitudes hautaines se ridiculisent, avec leur train de retard...

Et donc...

Comme on le voit, il y a quelques éléments qui peuvent laisser penser que les thèses proposées par M. Moos ne sont pas complètement absurdes, quoi qu'en pensent les grands pontes de la presse romande. Mais encore faut-il creuser, douter, faire preuve d'un minimum d'opiniâtreté et de recherches journalistiques. Or, la presse romande est la moins curieuse du monde. À sa décharge, elle s'est trouvé le lectorat qu'elle mérite.

J'estime avoir fait ma part pour donner une opinion différente de la doxa officielle sur un certain nombre de sujets. Mais soyons réalistes: les opinions à contre-courant de Donald Moos, tout le monde s'en balance. Le principal défaut de l'intéressé est de s'être fait élire. Devenir Président d'une section cantonale de l'UDC, comme toute autre tête qui dépasse dans ce parti, c'est être la cible d'un permis de tuer. Il faut flinguer le nouveau venu avant qu'il n'ait l'occasion d'évoquer le moindre projet politique. Il faut le vêtir d'un costume ridicule taillé sur pièce avant même qu'il n'entre en scène. Comme ça, le pauvre bougre viendrait-il avec la meilleure idée du monde, l'hilarité générale surviendra dès qu'on le verra, avant même qu'il n'ait ouvert la bouche.

La partie est déjà gagnée.

Pour donner plus de poids à leur sentence, les rédactions se contentent de laisser la meute des commentateurs se charger de la curée. 20 contributions des lecteurs sur Le Nouvelliste, 133 sur 24Heures aux dernières nouvelles, il est rare de voir le lectorat s'épancher ainsi. Mais il y a été encouragé.

Les propos sont négatifs à 90%, évidemment, mais c'est là leur moindre mal. Si vous voulez des exemples de commentaires haineux, bien dans le style de ce dont les mêmes journalistes s'offusquent lorsqu'ils sont écrits par des adolescents boutonneux s'en prenant à des camarades de classe, les exemples abondent. On n'attaque pas le message, encore moins l'opinion. On attaque le messager. Et son parti. Et les sympathisants de son parti. Et tous les gens qui auraient l'audace de remettre en doute la moindre Vérité officielle™.

C'est un peu l'inverse de l'islam et de l'islamisme en cas d'attentat. Lorsque l'UDC est concernée, l'amalgame est plus que conseillé, il est encouragé. Dans certains cas, l'amalgame est un devoir!

Dans la savane, les hyènes rient entre elles. Mais ce sont des créatures infectes qui se nourrissent de cadavres. Tout parallèle avec certains journalistes de Suisse romande ou une partie de leur lectorat ne saurait être que fortuit.

En attendant, comme disait un cynique, la différence entre les théories du complot et la vérité finalement admise, c'est "entre six mois et un an." Raison de plus pour archiver toutes ces belles réactions des lecteurs.


Image d'illustration.

01 août 2021

Joyeux 1er Août 1984!

Les réjouissances du 1er août sont l'occasion d'écouter les discours convenus des grands de notre petit pays. Pour ma part, je trouve qu'en la période actuelle cette fête a un goût particulier, plus amer encore que la même date l'an dernier alors que nous nous débattions dans une pandémie mystérieuse venue - non, importée - de Chine.

Nous sommes donc le 1er août, certes, mais de 1984. Pas l'année de sortie de la première version de Tetris, mais celle du roman de George Orwell. Nombre d'entre nous ont l'impression d'avancer en pleine dystopie, et le parallèle avec l'ouvrage anglais décrivant un futur cauchemardesque correspond de plus en plus à notre présent... Un petit tour d'horizon permet de voir ce qu'il en est.

Les Deux Minutes de la Haine

ZniwZHv.jpgTous les jours, la population est appelée à manifester lors d'un rituel, deux minutes d'hystérie et de hurlements contre le traître Emmanuel Goldstein, dont le portrait est diffusé sur des écrans. Goldstein, à la tête d'une prétendue résistance, est responsable de tout ce qui va mal. Personne ne le connaît personnellement, nul ne le défend - pareille idée relève de l'impensable. De même, il n'existe aucune autre explication sur les difficultés que traverse la société. Goldstein incarne et s'avère responsable de tout ce qui va mal.

En Suisse le parallèle avec Donald Trump est frappant. Il suffit d'un article sur Trump (il y en a au moins un par semaine, même s'il n'est plus président depuis sept mois) et de lire la teneur des commentaires, sur Le Matin par exemple, pour découvrir des tombereaux de bile et d'invectives, avec tout ce que l'esprit de meute implique. Donald Trump n'a rien fait contre la Suisse, n'est jamais venu en Suisse et n'a probablement pas grand-chose à faire de la Suisse, mais peu importe.

Et le plus intéressant dans tout cela est que le grand public ne connaît que de M. Trump ce qui en est dit dans nos médias. L'endoctrinement est impressionnant. Si vous vouliez une estimation de la capacité de manipulation des médias de masse, elle se mesure simplement à l'aune de la détestation de Donald Trump.

La Guerre c'est la Paix

La paix en Europe n'a jamais autant ressemblé à la guerre. La guerre est constamment invoquée par les pouvoirs publics de nos pays. Comme il ne faut pas "stigmatiser" qui que ce soit on entre en guerre contre des concepts: le terrorisme, l'extrémisme, la pandémie. Ces concepts ne sont jamais clairement définis, pas plus que les conditions d'une victoire. La guerre en devient un état continu, mobilisant, et perpétuel. De même, on évitera tout lien entre la "guerre" et les ennemis objectifs de nos contrées et de notre mode de vie, comme la Chine, les pays musulmans ou les ONG qui organisent sciemment notre invasion.

L'appel à la guerre permet ainsi d'en appeler à des exceptions qui deviennent progressivement la norme. On citera pêle-mêle la perte des libertés individuelles comme la liberté d'opinion ou de mouvement, le couvre-feu, la perte du secret médical, ou des interdictions professionnelles arbitraires. Tous les freins aux dépenses étatiques sont eux aussi oubliés au nom de l'urgence.

La crise devient la normalité et justifie tout par elle-même.

Les opposants à la "guerre" deviennent de fait des dissidents, puisqu'ils minent l'effort de guerre. Il en faut peu qu'ils deviennent objectivement des ennemis et ne soient traités comme tels. Des Gilet Jaunes aux Antivax, la riposte démesurée est une posture qui semble de plus en plus séduire les autorités. La logique simpliste de la guerre oblige à choisir son camp. Sur les réseaux sociaux on censure, sur les blogs on purge. Les chiens de garde de la pensée unique veillent au grain.

Émettre un avis différent suscite la division, c'est un crime.

L'Ignorance, c'est la Force

À notre époque, il est important de ne pas savoir. Ne pas connaître les chiffres réels de la production d'énergie pour plaider la "transition énergétique". Ignorer le cycle de vie d'une batterie pour plaider la "voiture électrique". Passer outre les fraudes scientifiques pour parler du "réchauffement climatique". Ne pas savoir que le confinement ne fonctionne pas. Invoquer sélectivement "la science" pour mieux passer sous silence que les masques ne fonctionnent pas.

Le passé doit être ignoré, ce que vaut l'abolition de notre Histoire façon Black Lives Matter et son pendant de la Cancel Culture. Leur vandalisme culturel n'a rien à envier à celui des talibans.

Sous nos latitudes, le passé à court terme est tout aussi ciblé, car il permet encore à ceux qui sont dotés de mémoire de réaliser les incroyables revirements à 180° qui sont la marque de nos gouvernements. Un peu d'humilité ne ferait pas de mal, car personne n'est parfait ; mais c'est mal comprendre les enjeux. L'inhumanité est un fondement de Big Brother, elle le caractérise. Big Brother, chez nous Big Governement, est parfait. Infaillible. S'il dit blanc un jour c'est la vérité. S'il dit noir un autre jour c'est encore la vérité. Celui qui ose plaider le changement se trompe: c'était vrai avant, et c'est toujours vrai maintenant, même si c'est le contraire. La vérité change, voilà tout.

La politique sanitaire du port du masque en est un exemple emblématique. Les masques ne servent à rien, et le grand public est de toute façon trop stupide pour les porter correctement ; en porter un au Parlement est une "provocation". Et puis, ceux qui portent des masques sont des salauds, il faut les réserver "pour le personnel soignant" à cause de la pénurie (même s'ils ne servent à rien, vous suivez?). Et du jour au lendemain, le port du masque devient obligatoire, dans certains lieux puis partout, même en extérieur, puis ne devrait plus l'être si on est vacciné, mais le reste quand même. Aux États-Unis, le Dr Fauci, l'homme qui a financé le COVID et la recherche sur le gain de fonction, affirme qu'il faut porter deux, voire trois masques les uns sur les autres...

Mieux vaut rire de tout cela, et surtout débrancher son cerveau, de peur d'être pris pour cible par les hordes conformistes assoiffées du sang des déviants. Le crimepensée a beau n'être qu'une pensée, il reste un crime.

La Liberté, c'est l'Esclavage

Grand révélateur de ce qui reste de nos prétendues libertés, le COVID aura permis d'illustrer cette dernière maxime de 1984 au travers de la vaccination.

Le "vaccin" contre le COVID (rendu possible grâce à Trump, mais il reste un salaud) était la promesse d'un retour à une vie normale. La fin des infections, des confinements, de la distanciation sociale, des masques.

Puis on parla de deux doses, puis de maintenir le port du masque, puis de continuer à devoir fournir des tests pour voyager. Alors que chaque individu aurait dû choisir de se vacciner ou non selon sa décision personnelle, la volonté de l'État est toujours plus forte de le rendre obligatoire, en multipliant les contraintes vexatoires.

L'Europe est quotidiennement prise d'assaut par des milliers d'immigrés clandestins, mais leur statut sanitaire n'est pas un débat autorisé dans l'espace public.

En échange de l'esclavage vaccinal, en France par exemple, on reçoit la liberté du pass sanitaire: le laisser-passer à fournir au cafés-restaurants, foires et salons, avions, trains et cars longs trajets, ainsi qu’aux établissements médicaux (authentique). Mais il faudra une troisième dose, et peut-être une tous les six mois. De quoi maintenir les listes à jour... La "liberté" est à ce prix.

Vivre en soumission

J'ai une anecdote personnelle à raconter à propos du port du masque. Prenant régulièrement le train pour des raisons professionnelles, je fus sans doute un des premiers en mars 2020 à décider d'en porter un en montant à bord. Je me rappelle les regards étranges et méfiants des autres passagers - je n'étais pas asiatique, n'est-ce-pas, que faisais-je avec un masque? Guetté comme une bête curieuse, certains n'osaient s'asseoir à mes côtés. Je n'avais bien sûr aucune certitude quant à son utilité, mais je tenais à faire quelque chose, à titre personnel.

L'histoire pourrait s'arrêter là mais les jours et les mois passèrent, alors que la première vague de COVID-19 frappait la Suisse. Mars, avril, mai, juin arrivèrent, avec leurs hôpitaux surchargés et le premier confinement. Mais ce n'est que le 6 juillet 2020 que le gouvernement helvétique décréta - "aussi lentement que nécessaire" je suppose - l'obligation généralisée du port du masque dans les transports.

Et là! Tous ces gens qui ne portaient pas de masque la veille se mirent à en porter un le lendemain. D'un coup d'un seul, des millions de visages furent recouverts, suivant les instructions diligentées par le Conseil Fédéral. Loin de ces histoires de pénurie dont les médias faisaient les choux gras, ils avaient tous réussi à mettre la main sur des masques. Ils attendaient juste le signal pour les porter.

La logique aurait voulu que si ces gens pensent que le masque fut efficace, ils le portent dès qu'ils en disposent ; mais au lieu de cela ils attendirent simplement le signe venu d'en haut. Le masque sur le visage n'était pour eux nullement une question de santé mais de soumission à l'autorité.

Ce jour-là, je compris que la plus grande part de la population du pays (celle que je pus croiser dans les transports en commun en tout cas) avait sciemment choisi de renoncer à penser par elle-même pour simplement obéir.

Joyeux 1er août 1984.


"Ne réfléchissez pas
Ne questionnez pas
Payez vos impôts
Votez pour nous"

Mise à jour (2 août): un lecteur me fait remarquer que Donald Trump est venu à Davos, ce que rappelle cette célèbre image. Je suis allé un peu vite en disant qu'il n'était jamais venu dans notre pays.

28 juillet 2021

Vaccination et Obligation

Dans deux jours, la France entame le régime du "pass sanitaire étendu". L'agitation gronde, alors que la foule se rebelle, conséquences prévisibles de l'autoritarisme du Président Macron. Le nudge a laissé place à la matraque.

Las! La France n'est pas la Suisse. Jamais sa Majesté Macron ne s'abaisserait à faire ce qui en Suisse relève de l'évidence - demander son avis au peuple à travers un référendum. Le système suisse le permet, et le permettra inévitablement. Après un premier vote contre la Loi COVID - acceptée après avoir été faussement présentée par les médias comme un vote "sur les mesures financières d'urgence" - un deuxième est en route, et d'autres pourraient encore suivre.

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Protestations anti-pass sanitaire à Paris

En France, le débat politique se limite à la rue, entre tirs de gaz lacrymogène et incendies de poubelles. La perspective de laisser le peuple s'exprimer n'augure évidemment pas d'un résultat acceptable pour tout le monde, mais il permet au moins d'habiller la décision d'un minimum de légitimité. Et le débat a déjà lieu en Suisse sur le pass sanitaire, le certificat COVID, ou quel qu’autre nom dont on l'affuble ici-bas.

Il suffit de lire la presse locale pour s'en convaincre. Aujourd'hui, Le Matin s'alarme du ralentissement des vaccinations en l'assortissant bien entendu de l'obligatoire comparaison internationale (dûment échantillonnée). Allons-y les gars! Hop Suisse! Il faut remonter au classement! Oubliés le nombre de cas, le nombre de malades, le nombre d'hospitalisés dans un état grave, le nombre de morts - le taux de vaccination est devenu le nouveau chiffre du moment, à l'exclusion de tout autre. Peut-être parce que les autres ne permettent pas de susciter l'état de panique souhaité au sein de la population? "Il va maintenant falloir trouver une parade et de nouveaux moyens pour convaincre les hésitants de passer par la case piqûre pour contrer la pandémie", conclut le journaliste sur un ton inquiétant.

Crise de confiance

Les complotistes sont partout, entend-t-on. Après les accusations de fascisme, de racisme, d'extrémisme (de droite cela va sans dire) le complotisme est désormais l'accusation disqualifiante par excellence. Comme les précédentes, elle dispense celui qui la formule de toute charge de preuve.

Les complotistes existent, c'est un fait, mais l'appellation recouvre désormais quiconque n'est pas enthousiaste face à la doxa gouvernementale. Par exemple, le cri "complotiste!" permet d'éviter de répondre aux interrogations suivantes:

  • Pourquoi a-t-il été si longtemps interdit de supposer que le COVID venait d'un laboratoire chinois?
  • Si les gestes barrières et la distanciation sociale sont efficaces, pourquoi obliger à porter le masque?
  • Si le masque est efficace, pourquoi forcer la vaccination?
  • Si la vaccination est efficace, pourquoi forcer le port du masque?
  • Si la vaccination est efficace, pourquoi prétendre que le Variant Delta implique la fin du monde?

Et enfin, si la vaccination n'est pas aussi efficace qu'on le dit, pourquoi vouloir à tout prix la rendre obligatoire? Si une proportion non négligeable des professionnels de la santé refuse le vaccin, la moindre des choses serait d'écouter leurs arguments de gens du métier, plutôt que de les défausser d'un revers de la main.

Depuis plus d'un an, les autorités enchaînent les conférences de presse devant un public de journalistes conquis. Jamais ils ne leurs posent ces questions.

Dans une logique sanitaire saine, il suffirait de vacciner les groupes à risques autant que possible, et les gens à leur contact (le personnel des EMS par exemple) et la messe serait dite. Le reste de la population se contenterait de se vacciner selon son désir. Nous avons quitté ces eaux calmes depuis longtemps. Est-ce par volonté de contrôle? Parce qu'il faut écouler les stocks de vaccin, ou en commander d'autres? Parce que des gens ont pris goût à la crise, et veulent la poursuivre pour leurs propres buts, heureux qu'ils sont de la chute du transport aérien ou du ralentissement de l'économie?

Le complotisme est l'enfant naturel du climat de mensonge et de contradiction dans lequel baigne le grand public depuis le début. Les masques étaient contre-productifs et inutiles jusqu'à ce qu'aujourd'hui ils fassent partie du paysage. Le vaccin était la solution alors que désormais il ne l'est plus, sauf à atteindre 100% de la population. Des molécules comme la chloroquine ou l'ivermectine sont arbitrairement défaussées comme des poisons alors qu'elles sont consommées depuis plus de cinquante ans contre de multiples maladies. On demande à toutes les populations de s'injecter un vaccin expérimental sur la base d'une technologie à ARNm sur laquelle nous n'avons aucun recul - et ce n'est pas comme si les scandales sanitaires n'existaient pas... On affirme que le vaccin est la solution à un retour à la normale, puis que les vaccinés sont contaminants et doivent toujours porter le masque. Et ainsi de suite.

Comme toujours les élites sont les premières à s'affranchir des règles qu'elles imposent d'une main de fer à la plèbe - qu'il s'agisse du port du masque, de dîners en ville ou des principes de quarantaine. C'est la variante sanitaire de la Davos crowd qui vient en jet privé se plaindre que M. Tout-le-monde puisse partir en vacances.

L'hystérie vaccinale pousse les autorités à réclamer la vaccinations d'enfants de plus en plus jeunes, une aberration alors qu'ils sont plus vulnérables à d'éventuels effets à long terme des "vaccins" à ARNm, et qu'ils se sortent beaucoup mieux d'une infection au COVID que leurs aînés. Elle pousse les autorités à bouleverser le secret médical en obligeant chacun à dévoiler des informations personnelles à son employeur ou pour prendre un simple café en terrasse. Elle amène certains à plaider la fin de la notion de solidarité au cœur de l'assurance-maladie, comme le propose le conseiller national PLR Kurt Fluri.

Heureusement, nous pourrons compter sur l'UDC pour mener le combat - contre l'ensemble des autres partis, semble-t-il, mais c'est devenu une habitude.

Vaccin et Gilets Jaunes

Lundi, la Tribune de Genève ouvre ses colonnes à un avocat. L'homme incarne parfaitement le mépris de classe face aux gueux qui ont l'outrecuidance de refuser la libération vaccinale. Ne sauraient résister à l'obligation que "ceux qui hésitent encore" et les "antivax convaincus". Ces derniers sont selon lui "plutôt jeunes, (entre 18 à 50 ans [sic] environ), souvent conservateurs, sans avoir un parcours scolaire jusqu’à des études supérieures ou issus de milieux aux revenus moins élevés et le plus souvent le nez plongé sur les applications TikTok, Snapchat et autres balivernes à neurones produites sur leur smartphone."

Le subtil portrait est brossé, suivi de plusieurs salves du même calibre. L'avocat pose finalement le sommet de son argumentation, sa question de bon sens: "Iriez-vous en vacances en Tanzanie ou en Ouganda sans être vacciné contre la malaria?" Une interrogation pour le moins intéressante vu qu'il n'existe pas, pour l'heure, de vaccin contre la malaria!

C'est un peu le problème avec tous ces gens qui tancent les réfractaires à la vaccination forcée. Suintant de mépris, ils tombent assez vite dans les travers - compréhension très parcellaire de la science, données approximatives et théories du complot - qu'ils projettent constamment sur leurs adversaires.

Si on est contre la vaccination obligatoire on est forcément "antivax", par exemple. C'est-à-dire un peu con et plutôt de droite (pardon pour le pléonasme), pauvre, abreuvé de bêtises et anti-science. Il ne vient même pas à l'esprit de la plupart de ces beaux parleurs qu'on peut être à la fois vacciné et contre la vaccination obligatoire. Ce cas de figure pourtant banal équivaut à une division par zéro dans leur logiciel intellectuel.

Croire que la vaccination implique un désir de vaccination obligatoire est une erreur grossière. Journalistes et politiciens en France comme en Suisse romande la commettent quotidiennement. Les adultes vaccinés et contre la vaccination obligatoire, à mon avis nombreux en Suisse, ramènent le débat à sa quintessence, la souveraineté de chacun sur son propre corps. Le vaccin permet-il de se protéger suffisamment? Vaut-il les risques encourus, y compris les risques à long terme que personne n'est en position de mesurer? Il ne peut pas y avoir de réponse universelle à cette question ; seulement des décisions personnelles.

Le pass sanitaire gagne du terrain, clame Le Matin avec gourmandise. Voulons-nous d'une société basée sur la ségrégation sanitaire? Ce n'est pas qu'une vue de l'esprit. Un rapport sénatorial en France - qui sera lu à l'étranger, n'en doutons pas - fait la liste de toutes les mesures de contrôle social qui pourraient survenir en cas de nouveau super-COVID... Ou peut-être juste si "la situation l'exige", selon l'appréciation des pouvoirs publics. Bracelets électroniques, alertes de proximité, portiques sous alarme pour prendre le train ou le métro, le contrôle social à la chinoise s'invite sous nos latitudes à une vitesse effrayante.

Les autorités nous manipulent par la peur depuis un an et demi, et elles l'admettent. Allons-nous accepter de renoncer pour toujours à notre vie d'avant, face à une maladie qui effraie de moins en moins? Voilà le combat pour la liberté que nous devrons mener.

17 juillet 2021

Fraude électorale aux USA: la vérité perce

Cette semaine, Tucker Carlson a franchi le Rubicon.

Le présentateur vedette de Fox News (première chaîne d'information aux États-Unis) a ainsi consacré dix minutes d'antenne lors de son émission de ce mercredi à la fraude électorale dans le comté de Fulton, en Géorgie, lors des élections présidentielles de 2020.

La vidéo est aussi disponible sur Fox News, au cas où.

L'étalage des faits est accablant:

Dans le comté de Fulton, au moins 36 liasses de bulletins de vote par correspondance de l'élection de novembre ont été comptées à double. Cela représente plus de 4'000 votes. Le décompte final de ces bulletins que nous savons comptés à double se monte à plus de 3'300 votes pour Joe Biden et 865 pour Donald Trump.


Mais là où le journaliste va plus loin, c'est qu'il montre - séquences vidéo à l'appui - que ces liasses de bulletins ont été comptées à double à la fois lors du décompte de l'élection et lors de l'audit qui a suivi. Le recomptage effectué à la main l'an dernier fut lui aussi "constellé d'erreurs de grande ampleur et de fraudes prouvables". Et il enfonce le clou:

Nous ne parlons pas d'une paire de bulletins de vote égarés. Nous parlons de beaucoup de bulletins, au moins plusieurs centaines et potentiellement assez pour changer le résultat de l'élection présidentielle.


Tucker Carlson reprend les informations fournies par une organisation apolitique et à but non lucratif, VotersGA, concentrée sur l'intégrité du vote. L'association a obtenu les vidéos de surveillance et les scans d'analyse de bulletins. L'accès à ces données n'a pas été de tout repos ; il a fallu recourir à l'injonction d'un tribunal pour que les autorités du comté se plient aux exigences de transparence formulées par les demandeurs.

L'équipe de VotersGA trouva également que sept feuilles de décompte de résultats (pdf) furent falsifiées pour donner des totaux sans rapport avec les bulletins sous-jacents. Par exemple, une liasse contenant 59 bulletins Pour Biden et 42 pour le président sortant Trump fut décomptée comme 100 votes pour Biden et zéro pour Trump.

Sur l'échantillon examiné, 923 des 1'539 bulletins de vote par correspondance, soit 60% du total, n'ont pas été attribués correctement dans les résultats officiels de l'élection 2020. De plus, on s'étonne de l'absence de marque de pliage sur un très grand nombre de bulletins par correspondance, qui sont de grand format aux États-Unis, et devraient normalement avoir été pliés pour être insérés dans l'enveloppe officielle de vote...

Garland Favorito, cofondateur et président de l'association VotersGA depuis quinze ans, a affirmé dans une conférence de presse le 13 juillet que les responsables de l'élection du Comté de Fulton avaient connaissance de ces divergences "depuis bien, bien longtemps" et les accuse d'avoir "tout fait pour essayer de les camoufler."

Joe Biden commenta le 13 juillet que les résultats dans le comté de Fulton "avaient été comptés trois fois", mais des recomptages qui perpétuent les manipulations effectuées lors du premier décompte ne servent à rien d'autre qu'à endormir l'opinion publique ; certainement pas à découvrir la vérité. Le terme "d'audit" abusivement employé par de mauvais journalistes est tout aussi mensonger. Un audit est tout à fait différent d'un simple recomptage, et pour cause. Un texte de BlackBoxVoting de 2016, loin de la polémique actuelle, permet de réaliser toute la différence entre un véritable audit et un faux qui ne sert au mieux qu'à donner le change, et au pire à couvrir des manipulations.

  • Un audit est holistique, c'est-à-dire qu'il implique des vérifications croisées de l'information depuis plusieurs sources de documents.

  • Des divergences détectées déclenchent une expansion sans restriction de l'audit.

  • L'entité auditée n'a pas les moyens de contraindre l'audit. Il n'est pas possible par exemple de le restreindre à seulement une quantité ou un type de bulletins, ou de définir des limites que l'audit ne peut pas atteindre si les recherches l'amènent dans cette direction.

  • Un audit correctement réalisé implique une sélection basée sur des indices, des signaux d'alertes mais aussi des échantillons sélectionnés de façon aléatoire.

Un véritable audit, comme ci-dessus, est en cours en Arizona dans le Comté de Maricopa. Il dure depuis des mois et ses conclusions sont proches ; j'aborderai évidemment le sujet ici même.

Rien de tout ceci n'étonnera les lecteurs de ce blog ; mais la nouveauté est dans la diffusion de l'information dans la sphère publique. Si quelques séquences de Fox News avaient donné la parole à des avocats évoquant des fraudes dans les mois de novembre et décembre 2020, il s'agissait d'une information de second ordre dans les actualités du matin, par exemple. Ici, l'émission vedette de Tucker Carlson est le phare de la chaîne - elle est vue en moyenne par trois millions de foyers américains.

Nul doute que ce reportage avec extraits vidéo à l'appui pourra faire bouger quelques lignes, et peut-être fracturer la muraille du narrative d'une "élection présidentielle 2020 parfaitement intègre" érigée depuis des mois par les médias de masse, appuyés par la censure de Google, Facebook et Twitter.

Quiconque prétend respecter la démocratie doit reconnaître qu'il se passe des choses anormales rien que dans le Comté de Fulton en Géorgie, et chercher à connaître la vérité.

À la fin de sa séquence, Tucker conclut:

"Pourquoi sommes-nous d'accord avec [toutes ces fraudes]? Nous le sommes parce qu'on nous a raconté que nous devions l'être. Sinon, nous serions en train de "miner la démocratie" avec nos questions sur ce qui s'est passé lors des élections de 2020. Et bien entendu c'est une parfaite inversion de la vérité.

Sans réponses à ces questions légitimes, comme à celles que nous avons sous les yeux, la démocratie meurt. Les gens commencent à comprendre que le système dans lequel on leur a demandé d'avoir confiance est en fait biaisé. Et quand ils le comprennent, Dieu sait ce qu'il peut advenir.

Alors, cherchons à comprendre ce qui s'est passé. Cherchons immédiatement et cherchons sans honte aucune. C'est notre droit de savoir, et notre responsabilité."


Des mots auxquels penseront beaucoup de citoyens dans tous les états gagnés par Joe Biden avec une marge très faible - l'Arizona, la Géorgie, le Michigan, le Nevada, la Pennsylvanie et le Wisconsin - et après une surprenante suspension du décompte pendant parfois plusieurs jours. Un arrêt coordonné et toujours inexpliqué à cette date.