14 novembre 2021

Dernière injection pour la route

Partout dans le monde, les manifestations contre l'autoritarisme mis en place au nom de la lutte contre le Covid-19 réunissent des centaines de milliers de personnes. Malgré le blackout médiatique, les protestataires bravent les interdictions, les canons à eau et les coups de matraques pour exprimer leur rejet de l'avenir qui se dessine.


Manifestation contre la Loi Covid, Genève, samedi 13 novembre

Invités à s'exprimer le 28 novembre sur la variante locale du Pass sanitaire, les Suisses ont le rare privilège de pouvoir dire dans les urnes ce qu'ils en pensent. Les sondages, si on leur donne crédit, affirment malheureusement que les citoyens accepteront le nouveau régime avec enthousiasme. La suite risque d'être moins sympathique.

Discours de Haine

Le flot de propagande pro-vaccin ressemble à un raz-de-marée. Les avis divergents n'existent que dans les commentaires, sur les sites de Samizdat, ou en slalomant entre deux censures sur les réseaux sociaux.

Dans les médias, la classe politique et tout ce que la société compte comme corps constitués, c'est bien simple, il n'y a qu'une seule voix: il faut tous se vacciner, point. Matin, midi et soir, les pauvres gens qui ne souhaitent pas recevoir la libération vaccinale avec le sourire sont insultés, vilipendés, méprisés, rabaissés.

Ils sont irresponsables, idiots, incultes, arriérés, à peine des hommes ; il faudrait les enfermer, les interdire d'à peu près tout, leur faire perdre leur emploi, leur domicile, leurs enfants, les priver d'accès aux soins, et à défaut leur envoyer la facture. À côté des non-vaccinés, ivrognes, drogués et fumeurs sont des gens sains auxquels on n'a rien à reprocher. C'est à la société d'assumer les conséquences de leur mode de vie. Mais l'idée qu'on soit réticent à se laisser injecter de l'ARNm dans les veines est insupportable.

Le principe de précaution, c'était avant. Comme le secret médical. Comme le libre choix en matière de santé.

Les mots peuvent blesser, mais le discours s'est concrétisé. Certains pays franchissent les étapes à pas de géant. L'Italie s'est dotée d'une loi obligeant à être vacciné pour travailler - même en télétravail. L'Autriche caresse l'idée de confiner les non-vaccinés et seulement eux. Aux États-Unis, les pressions font rage pour que les non-vaccinés perdent leur emploi.


"On ne vous force pas ; on se contente juste de tout vous prendre, jusqu'à ce que vous consentiez."

Les limites de la propagande

Les hommes politiques sont-ils motivés par la santé publique? De nombreux indices nous affirment que non.

Ils invoquent la science, mais la plupart de leurs décisions sont arbitraires et sans lien avec la science. Ainsi, ils demandent aujourd'hui d'injecter l'ARNm des produits Moderna et Pfizer sur les jeunes enfants de 5 à 11 ans, mais l'effet de ces substances n'a jamais été testé sur cette classe d'âge. Bien plus concernés par les effets néfastes de ces produits que par le risque de contracter le Covid-19, il n'y a d'ailleurs pas d'intérêt à le faire. C'est ce qu'explique le Dr Robert Malone, inventeur de la technologie vaccinale par ARNm. Pour les moins de 30 ans, le risque de souffrir des effets d'une myocardite dépasse les bénéfices de la vaccination.

Certains sont prêts à tenter le coup avec leur propres enfants ; ils ignorent qu'il a fallu huit ans pour prouver le lien entre le vaccin contre le H1N1 et la narcolepsie. Deux ans pour comprendre que le Dengvaxia tuait un enfant sur mille. Deux ans pour admettre que la thalidomide - une énième "pilule miracle" - provoquait la mort de nourrissons et d'abominables malformations chez les nouveau-nés. Isoméride, Distilbène, Vioxx, Mediator, Depakine... L'histoire médicale est émaillée de scandales de médicaments retirés après la découverte tardive d'effets secondaires graves.

Pour les vaccins à base d'ARNm, en revanche, tout va bien! Une horde de journalistes "décrypteurs de l'info", "fact-checkers" et autres "décodeurs" nous assure, yeux dans les yeux, qu'il n'y a rien à craindre. Et au même moment, la France déconseille le Moderna aux moins de 30 ans à cause de ses effets secondaires...

Pourquoi prendre le risque inutile de vacciner des jeunes bien portants, des enfants, des femmes enceintes? Les politiciens palabrent sur le "retour à la normalité" mais la normalité, si elle existe encore, n'a aucune chance de revenir de cette façon.

Non seulement il paraît de plus en plus clair qu'une minorité irréductible de la population occidentale résistera avec la dernière énergie aux injections forcées, mais cette guerre est d'autant plus absurde que le vaccin n'est pas la solution. Parce que l'efficacité du vaccin s'étiole, et très vite.

Malgré la vaccination, des pays très vaccinés subissent une flambée du virus. Israël, le pays le plus vacciné du monde, fut le premier à ouvrir la marche. En ce mois de novembre, les courbes sont parlantes:

Nous avons les gestes barrière, les masques, les désinfectants, les applications de traçage, les tests, les vaccins, et plus d'un an d'expérience de la pandémie, et les chiffres remontent comme si de rien n'était.

Arc-boutée dans un discours absurde où la vaccination est la seule issue, la classe politique choisit la fuite en avant. Il faut se faire vacciner trois fois, et sans doute plus encore.

Or, non seulement les vagues successives montrent l'aspect saisonnier du virus, mais des chiffres en provenance d'Angleterre - où on n'essaye plus de cacher l'infection au Covid-19 des personnes vaccinées - montrent que les double-vaccinés constituent la majorité des cas d'infection. Et dans les tranches d'âge où les conséquences de la maladie deviennent graves.

Pourquoi feindre la surprise? On sait depuis le début que les produits Pfizer et Moderna ne sont pas efficaces à 100%, avant même que le "variant Delta" n'entre dans la danse. On sait, depuis un récent article publié dans The Lancet, que les vaccinés transmettent tout autant la maladie que les non-vaccinés. On sait que les vaccinés tombent malades, ont des formes graves, meurent parfois du Covid-19. Moins fréquemment que des non-vaccinés, nous répète-t-on, mais plus que ceux naturellement guéris du coronavirus.

Le terme de "pandémie des non-vaccinés" est pure propagande. La différence entre les non-vaccinés et les vaccinés est que les premiers n'ont pas le choix: ils doivent faire attention et sont surveillés - les pouvoirs publics y veillent. Pour les seconds, c'est open bar. Plus de distanciation, plus d'hygiène des mains, plus de traçage, ils vivent "comme avant". En cela, ils suivent simplement les promesses formulées par la classe politique.

Alors qu'une majorité de la population vaccinée retrouve son insouciance en se croyant sortie d'affaire, comment s'étonner que la pandémie reprenne? Il suffit de voir la courbe des décès à Singapour (source Bloomberg), dont 85% de la population totale, c'est-à-dire enfants compris, est vaccinée, pour comprendre que les vaccins ARNm n'arrêteront jamais la pandémie.

Impasse sanitaire

Qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit: je ne suis pas contre le vaccin, ou ce qui en tient lieu en ce moment. Faute de mieux, les substances à base d'ARNm, à supposer que leur nocivité soit objectivement surveillée, ont un intérêt pour les personnes vulnérables, âgées, à risques. Et tous ceux qui souhaitent les prendre. Mais il faut tenir un discours sincère. La vaccination de masse n'est pas une "solution".

D'abord, elle est impossible. Outre la minorité réfractaire, elle n'a aucun sens à partir du moment où les frontières appartiennent au passé. Si par miracle la Suisse (ou n'importe quel pays) parvenait à un taux de vaccination de 100% et que nul ne soit infecté, il suffirait qu'un seul porteur de Covid-19 arrive de l'étranger pour tout flanquer par terre. Mais, comme la gestion de la crise l'a prouvé jusqu'ici, l'idéologie sans-frontiériste l'emporte sur les prétendus impératifs sanitaires.

Ensuite, elle ne résiste pas à la durée. La protection contre le virus s'étiole de façon significative après seulement quelques mois, semble-t-il, d'où un besoin répété de nouvelles injections (et la loterie des effets secondaires graves). Et ce, à vie. On traque et matraque la population entre Pass sanitaire et mesures de rétorsion, mais combien de temps ce système peut-il tenir?

Les politiciens tiennent un double discours. Ils clament simultanément que le vaccin ne fonctionne pas, d'où la nécessité d'une troisième dose ; et qu'il fonctionne si bien que tout le monde doit être vacciné.

Sur quoi votons-nous le 28 novembre?

Le référendum du 28 novembre cristallise les tensions. Si la loi est repoussée, la Suisse a une chance de redevenir un pays normal, un pays où chacun peut décider pour sa santé, mettre un masque ou non, se rendre dans les commerce comme il le souhaite. Un pays où la classe politique aura été remise à sa place.

Si le référendum est un échec et que la loi est acceptée, alors nous nous dirigeons vers une crise encore plus violente. Toute la haine et toute la frustration des partisans de la vaccination obligatoire se transformeront en agressivité physique. Rassérénés par le mandat populaire, M. Berset et sa clique de bureaucrates pourront passer à la vitesse supérieure dans la discrimination vexatoire des non-vaccinés - alors que la pandémie progresse au sein des vaccinés.

Mais s'arrêteront-ils seulement au Covid-19?

Comme je l'écrivais dans un autre billet, le chemin est tout tracé entre le Pass sanitaire et la suite, c'est-à-dire l'agenda du Great Reset. À ceux qui douteraient de son existence, je rappelle qu'il y a un lien sur ce sujet dans le site du Forum de Davos. Et si d'autres doutent de la relation entre Great Reset et Covid-19, disons qu'il leur suffit de consulter le livre de Klaus Schwab à ce sujet, astucieusement intitulé Covid-19: The Great Reset. Je rappelle que Klaus Schwab est l'organisateur du Forum de Davos, pour ceux qui l'ignorent encore.

En Italie, le Pass sanitaire est appelé Green Pass, un lien avec l'écologie qui n'a rien d'anodin. Les mesures mises en place pour entraver la pandémie resteront après elle, au nom de nouveaux objectifs, comme la lutte contre le réchauffement climatique. Les écologistes ont adoré le confinement ; mais celui-ci n'était que temporaire. Lisons ce qu'en pense Rebecca Thissen, chargée de recherches en justice climatique (sic):

"[Le confinement] est une mise à l’arrêt. C’est une récession subie et non choisie. Dès que le premier confinement s’est terminé, la vie a repris et tout a réaugmenté de plus belle. On l’a également vu en 2008-2009. C’est le propre de la crise. On cherche plutôt une transition prévue sur le long terme. Pour arriver à respecter les accords de Paris, il faut que la réduction d’émission soit voulue et déterminée à travers un plan d’action concret".


Comme disait Mme Merkel en ouvrant les frontières allemandes au tout-venant syrien, "Il ne faut jamais gâcher une bonne crise”. Le virus chinois ne fait pas exception. Tous les outils de contrôle social qu'il permet ne seront pas oubliés. On travaille déjà à les adapter aux prochaines priorités déterminées par les élites mondiales.

Honnêtement, je doute que la folle trajectoire puisse être infléchie même à travers le vote du 28 novembre. Mais ceux qui soutiennent les décisions prises au nom de la pandémie vont adorer le monde qui nous attend. Des injections régulières de produits chimiques pour être "à jour". Des autorisations de circulation et de consommation délivrées au cas par cas. Une disparition à peu près totale de la sphère privée. Le système de crédit social chinois enfin chez nous!

Les élites se pavanent à visage découvert, se déplacent en jet privé et pérorent sur les sacrifices qui nous attendent au nom du réchauffement climatique. Dans les événements mondains, elles ne portent pas de masques ; le masque est pour les êtres inférieurs, comme les serviteurs et les cuisiniers - les gens comme nous. Le masque est un marqueur de classe bienvenu pour distinguer le vulgum pecus de la crème. Que chacun soit à sa place.

Des masques obligatoires aux injections forcées en passant par le traçage numérique de toutes nos activités, notre futur s'annonce radieux.

Certains ne sont même plus capables de reconnaître le totalitarisme.
...Même s'il les forces à cacher leurs visages sous des masques.
...Même s'il les enferme chez eux.
...Même s'il crée le plus grand gâchis économique de l'histoire.
...Même s'il entraîne bien des corruptions.

...Même s'il se permet toutes les censures.
...Même s'il les force à décliner sans cesse leur identité.
...Même s'il les incite à se faire injecter des produits chimiques contre leur gré.
...Même s'il pousse à le faire aussi sur leurs propres enfants.

30 août 2021

Un parfum d'autoritarisme sanitaire

Par la voix d'Alain Berset, le Conseil Fédéral a donc communiqué mercredi dernier les changements à venir dans la gestion de la crise du Coronavirus. Nous entrons dans la "phase de consultation".

À quelle sauce seront-nous mangés?

Parmi les principales mesures envisagées, l'obligation de fournir un certificat. Son utilisation serait des plus larges, puisqu'elle concernerait pratiquement tout événement se déroulant à l'intérieur. Ainsi on compterait les restaurants, les lieux culturels et de loisirs, et les activités sportives et culturelles (musique, théâtre) en intérieur, y compris entraînements ou répétitions. Les hôtels seraient aussi concernés à partir d'une durée de séjour de plus d'une nuit.

Les rares exceptions concernent les manifestations religieuses, les funérailles et les manifestations politiques jusqu'à 30 personnes (le Centre est sauvé!) Elles démontrent au passage que même l'urgence-sanitaire-critique-et-absolue que nous traversons reste relative. Le pieux virus ne circulerait pas pendant une messe?

Seuls les jeunes de moins de 16 ans seraient dispensés de certaines de ces mesures. L'autre possibilité, bien sûr, serait d'avoir toujours sur soi un certificat ; c'est à dire, une preuve de vaccination ou un test de dépistage récent - dès le 1er octobre, aux frais de l'individu.

La fin de la gratuité des tests de dépistage nous donne un aperçu de la perversité de l'administration helvétique, référence en la matière. En effet, comme les situations l'exigent parfois, un individu éprouvant les symptôme d'un COVID potentiel pourra toujours se faire dépister gratuitement, mais ce test (s'il est négatif) ne pourra pas servir à obtenir le fameux certificat. Même chose pour un test de dépistage gratuit effectué à l'entrée d'un EMS ou d'un hôpital.

Si vous voulez un certificat qui vous permettra temporairement d'avoir une vie normale, il vous faudra le payer de votre poche, voilà. Même si vous en avez fait un gratuitement une heure plus tôt, quelle qu'en soient les raisons!

Cette discrimination au certificat est parfaitement assumée, impliquant une foule de détails pour couvrir tous les cas (sauf les réfugiés et autres, bien entendu).

En une phrase, l'État a décidé de rendre infernale la vie des non-vaccinés.

Les "responsables" en charge n'ont pas été capables d'interdire les liaisons aériennes Wuhan-Zurich au plus fort de la flambée de l'épidémie en Chine. Ils ont toujours refusé le moindre contrôle aux frontières, pas même un dépistage des passagers arrivés dans les aéroports. On pourrait multiplier les exemples absurdes. Mais pour infliger des mesures vexatoires contre leurs propres habitants de ce pays, ils restent des champions.

La Suisse rejoindra le groupe bienheureux instaurant le fameux Pass sanitaire...

Tout ceci n'est que de la musique d'avenir, bien entendu, car les propositions sont mises en consultation. Le CF consulte ses partenaires pour mesurer leur enthousiasme. Mais qu'on ne s'y trompe pas, il donne le ton. Les rares aménagements n'auront lieu qu'à la marge.

La fracture face au vaccin

Le clivage est profond dans la société entre les pro-vaccins et les anti-vaccins. Catégories qui ne recouvrent absolument pas les vaccinés et les non-vaccinés. Mais c'est déjà un abus de langage instauré par les médias ; les anti-vaccins sont moins des gens opposés au principe de la vaccination qu'à celui d'une vaccination systématique et obligatoire, ce qui n'est pas du tout la même chose. De même les pro-vaccins ne sont pas les gens vaccinés (quoi qu'ils aient pu l'être) mais ceux qui exigent une vaccination totale et obligatoire.

Il est donc plus juste de parler de pro-obligation et d'anti-obligation.

Clairement, les pro-obligation tiennent le haut du pavé. On le voit aux politiques mises en place, ouvertement discriminatoires et faisant fi du secret médical. On le voit aussi dans les médias, qui soumettent les anti-obligation au feu roulant de leurs insultes habituelles ("complotisme, extrémisme, bêtise crasse, ignorance, anti-science") qu'il tentent maladroitement de faire passer pour des arguments.

Les professionnels de la santé ont fait bien plus d'étude de médecine que les éditorialistes qui les critiquent ou les fonctionnaires qui veulent leur rendre la vie impossible. S'il y a des gens méfiants face au vaccin parmi le personnel médical, la logique voudrait qu'on écoute leurs arguments et qu'on en tienne compte.

À la place, on nous sort d'autres experts (voire des individus pas experts du tout mais qu'on présente comme tels) pour leur opposer un point de vue contradictoire. Les discussions politico-sanitaires virent fréquemment à la foire d'empoigne. Mais lorsqu'il y a querelle d'experts, c'est surtout qu'il n'y a pas de consensus. Et lorsqu'il n'y a pas de consensus, pourquoi vouloir forcer la main dans une direction plutôt qu'une autre?

L'esprit de meute propre aux pro-obligation les plus virulents s'abreuve à la même sources que tous les totalitarismes: "pour que ça marche, il faut que tout le monde joue le jeu, sinon ça ne marchera pas." La corollaire est immédiate: si ça ne marche pas, c'est à cause de ceux qui ne jouent pas le jeu, les traîtres, puis les tièdes. Il faut les éliminer de l'équation, physiquement au besoin. Sur les réseaux sociaux, ces propositions circulent. Les envoyer dans des camps, par exemple. Ou, comme l'a plaisamment suggéré le Général Michael Hayden, ancien directeur de la NSA et de la CIA américaines sous le Président George W. Bush, les envoyer en Afghanistan. Pour qu'ils y meurent. Bon débarras!

Alors, ces propos ne sont qu'une plaisanterie, on rigole, c'est marrant. Mais, sortant de la bouche d'un général, ils restent un peu inquiétants.

Je n'irai pas jusqu'à dire que tous les anti-obligation sont des gens bien dans leur tête, loin s'en faut. Il y a des olibrius partout, encore plus avec l'atmosphère de mensonge entretenue par les officiels avec leurs revirements continuels. Mais les anti-obligation que j'ai pu rencontrer avaient des revendications fort modestes: qu'on fiche la paix aux non-vaccinés, c'est tout.

À notre époque, vivre et laisser vivre est devenu une ligne de conduite dont les classes politiques massivement pro-obligation ne veulent plus. Alors, pour sortir de chez soi, aller dans un commerce, au restaurant, dans une salle de sport, le certificat de vaccination deviendra obligatoire. À défaut, les réfractaires - ou ceux qui ne peuvent pas être vaccinés pour raisons médicales - subiront la pénitence régulière consistant à devoir se curer le nez à leurs frais tous les deux jours avec une tige pour avoir un test négatif, et le droit de vivre normalement.

À titre temporaire.

Est-ce réellement lié à la crise sanitaire ou à d'autres objectifs plus sournois, comme le Grand Reset ou la décroissance écologique? La question reste ouverte.

Rendez-vous en novembre

Exiger le retour à une vie normale via la vaccination est un désir absurde. Même si les non-vaccinés disparaissaient comme par enchantement, les absolutistes du vaccin ne pourraient l'emporter. Non seulement les vaccins n'ont jamais offert une protection à 100% contre le COVID-19 souche historique, mais ils sont en plus moins efficaces contre le Variant Delta, et pour finir, leur efficacité s'étiole avec le temps. Sans oublier que sans contrôle aux frontières une vaccination à 100% ne dure que le temps qu'un nouveau porteur du virus, non vacciné, ne rentre dans le pays.

Un des pays les plus vaccinés du monde – Israël – a fait face à une recrudescence incroyable de cas, dépassant la vague pandémique qui a eu lieu alors que le vaccin n’était pas disponible, à cause du Variant Delta. Variant qui s’est répandu comme un feu de brousse dans une population vaccinée. Et les scientifiques israéliens d’affirmer désormais preuve à l’appui que l'immunité naturelle acquise contre le virus est 13 fois plus efficace que celle apportée par le vaccin. De plus, ils sont 27 fois moins sujets à des complications graves face à une nouvelle infection. Et ces chiffres se basent sur une population exposée au Variant Delta!

Alex Berenson, reprenant ces informations par tweet pour les faire connaître, se vit bannir de Twitter dès le lendemain.

Au Japon, Haruo Ozaki, le Président de l'Association de Médecine de Tokyo (Tokyo-Chiyoda) déclara mi-août que l'Ivermectine était un médicament prometteur contre le Coronavirus - toutes souches confondues. Dans la foulée, il recommanda publiquement que tous les docteurs du Japon prescrivent immédiatement l'Ivermectine pour traiter le COVID.

En avez-vous entendu parler? J'en doute.

En Europe et aux États-Unis, les gouvernements s'arc-boutent pour marteler leur message auprès du grand public: la seule porte de sortie passe par une campagne de vaccination avec des substances à base d'ARNm. Maintenant que tant de doses ont été commandées, n'est-ce-pas, il faut bien qu'elles servent à quelque chose...

Alors, les pro-obligation et les anti-obligation, combien de divisions? En Suisse, nous le saurons au fond des urnes le 28 novembre. Au moins le peuple helvétique aura l'occasion de dire à sa classe politique ce qu'il pense de tout cela, un luxe rare par les temps qui courent.

01 août 2021

Joyeux 1er Août 1984!

Les réjouissances du 1er août sont l'occasion d'écouter les discours convenus des grands de notre petit pays. Pour ma part, je trouve qu'en la période actuelle cette fête a un goût particulier, plus amer encore que la même date l'an dernier alors que nous nous débattions dans une pandémie mystérieuse venue - non, importée - de Chine.

Nous sommes donc le 1er août, certes, mais de 1984. Pas l'année de sortie de la première version de Tetris, mais celle du roman de George Orwell. Nombre d'entre nous ont l'impression d'avancer en pleine dystopie, et le parallèle avec l'ouvrage anglais décrivant un futur cauchemardesque correspond de plus en plus à notre présent... Un petit tour d'horizon permet de voir ce qu'il en est.

Les Deux Minutes de la Haine

ZniwZHv.jpgTous les jours, la population est appelée à manifester lors d'un rituel, deux minutes d'hystérie et de hurlements contre le traître Emmanuel Goldstein, dont le portrait est diffusé sur des écrans. Goldstein, à la tête d'une prétendue résistance, est responsable de tout ce qui va mal. Personne ne le connaît personnellement, nul ne le défend - pareille idée relève de l'impensable. De même, il n'existe aucune autre explication sur les difficultés que traverse la société. Goldstein incarne et s'avère responsable de tout ce qui va mal.

En Suisse le parallèle avec Donald Trump est frappant. Il suffit d'un article sur Trump (il y en a au moins un par semaine, même s'il n'est plus président depuis sept mois) et de lire la teneur des commentaires, sur Le Matin par exemple, pour découvrir des tombereaux de bile et d'invectives, avec tout ce que l'esprit de meute implique. Donald Trump n'a rien fait contre la Suisse, n'est jamais venu en Suisse et n'a probablement pas grand-chose à faire de la Suisse, mais peu importe.

Et le plus intéressant dans tout cela est que le grand public ne connaît que de M. Trump ce qui en est dit dans nos médias. L'endoctrinement est impressionnant. Si vous vouliez une estimation de la capacité de manipulation des médias de masse, elle se mesure simplement à l'aune de la détestation de Donald Trump.

La Guerre c'est la Paix

La paix en Europe n'a jamais autant ressemblé à la guerre. La guerre est constamment invoquée par les pouvoirs publics de nos pays. Comme il ne faut pas "stigmatiser" qui que ce soit on entre en guerre contre des concepts: le terrorisme, l'extrémisme, la pandémie. Ces concepts ne sont jamais clairement définis, pas plus que les conditions d'une victoire. La guerre en devient un état continu, mobilisant, et perpétuel. De même, on évitera tout lien entre la "guerre" et les ennemis objectifs de nos contrées et de notre mode de vie, comme la Chine, les pays musulmans ou les ONG qui organisent sciemment notre invasion.

L'appel à la guerre permet ainsi d'en appeler à des exceptions qui deviennent progressivement la norme. On citera pêle-mêle la perte des libertés individuelles comme la liberté d'opinion ou de mouvement, le couvre-feu, la perte du secret médical, ou des interdictions professionnelles arbitraires. Tous les freins aux dépenses étatiques sont eux aussi oubliés au nom de l'urgence.

La crise devient la normalité et justifie tout par elle-même.

Les opposants à la "guerre" deviennent de fait des dissidents, puisqu'ils minent l'effort de guerre. Il en faut peu qu'ils deviennent objectivement des ennemis et ne soient traités comme tels. Des Gilet Jaunes aux Antivax, la riposte démesurée est une posture qui semble de plus en plus séduire les autorités. La logique simpliste de la guerre oblige à choisir son camp. Sur les réseaux sociaux on censure, sur les blogs on purge. Les chiens de garde de la pensée unique veillent au grain.

Émettre un avis différent suscite la division, c'est un crime.

L'Ignorance, c'est la Force

À notre époque, il est important de ne pas savoir. Ne pas connaître les chiffres réels de la production d'énergie pour plaider la "transition énergétique". Ignorer le cycle de vie d'une batterie pour plaider la "voiture électrique". Passer outre les fraudes scientifiques pour parler du "réchauffement climatique". Ne pas savoir que le confinement ne fonctionne pas. Invoquer sélectivement "la science" pour mieux passer sous silence que les masques ne fonctionnent pas.

Le passé doit être ignoré, ce que vaut l'abolition de notre Histoire façon Black Lives Matter et son pendant de la Cancel Culture. Leur vandalisme culturel n'a rien à envier à celui des talibans.

Sous nos latitudes, le passé à court terme est tout aussi ciblé, car il permet encore à ceux qui sont dotés de mémoire de réaliser les incroyables revirements à 180° qui sont la marque de nos gouvernements. Un peu d'humilité ne ferait pas de mal, car personne n'est parfait ; mais c'est mal comprendre les enjeux. L'inhumanité est un fondement de Big Brother, elle le caractérise. Big Brother, chez nous Big Governement, est parfait. Infaillible. S'il dit blanc un jour c'est la vérité. S'il dit noir un autre jour c'est encore la vérité. Celui qui ose plaider le changement se trompe: c'était vrai avant, et c'est toujours vrai maintenant, même si c'est le contraire. La vérité change, voilà tout.

La politique sanitaire du port du masque en est un exemple emblématique. Les masques ne servent à rien, et le grand public est de toute façon trop stupide pour les porter correctement ; en porter un au Parlement est une "provocation". Et puis, ceux qui portent des masques sont des salauds, il faut les réserver "pour le personnel soignant" à cause de la pénurie (même s'ils ne servent à rien, vous suivez?). Et du jour au lendemain, le port du masque devient obligatoire, dans certains lieux puis partout, même en extérieur, puis ne devrait plus l'être si on est vacciné, mais le reste quand même. Aux États-Unis, le Dr Fauci, l'homme qui a financé le COVID et la recherche sur le gain de fonction, affirme qu'il faut porter deux, voire trois masques les uns sur les autres...

Mieux vaut rire de tout cela, et surtout débrancher son cerveau, de peur d'être pris pour cible par les hordes conformistes assoiffées du sang des déviants. Le crimepensée a beau n'être qu'une pensée, il reste un crime.

La Liberté, c'est l'Esclavage

Grand révélateur de ce qui reste de nos prétendues libertés, le COVID aura permis d'illustrer cette dernière maxime de 1984 au travers de la vaccination.

Le "vaccin" contre le COVID (rendu possible grâce à Trump, mais il reste un salaud) était la promesse d'un retour à une vie normale. La fin des infections, des confinements, de la distanciation sociale, des masques.

Puis on parla de deux doses, puis de maintenir le port du masque, puis de continuer à devoir fournir des tests pour voyager. Alors que chaque individu aurait dû choisir de se vacciner ou non selon sa décision personnelle, la volonté de l'État est toujours plus forte de le rendre obligatoire, en multipliant les contraintes vexatoires.

L'Europe est quotidiennement prise d'assaut par des milliers d'immigrés clandestins, mais leur statut sanitaire n'est pas un débat autorisé dans l'espace public.

En échange de l'esclavage vaccinal, en France par exemple, on reçoit la liberté du pass sanitaire: le laisser-passer à fournir au cafés-restaurants, foires et salons, avions, trains et cars longs trajets, ainsi qu’aux établissements médicaux (authentique). Mais il faudra une troisième dose, et peut-être une tous les six mois. De quoi maintenir les listes à jour... La "liberté" est à ce prix.

Vivre en soumission

J'ai une anecdote personnelle à raconter à propos du port du masque. Prenant régulièrement le train pour des raisons professionnelles, je fus sans doute un des premiers en mars 2020 à décider d'en porter un en montant à bord. Je me rappelle les regards étranges et méfiants des autres passagers - je n'étais pas asiatique, n'est-ce-pas, que faisais-je avec un masque? Guetté comme une bête curieuse, certains n'osaient s'asseoir à mes côtés. Je n'avais bien sûr aucune certitude quant à son utilité, mais je tenais à faire quelque chose, à titre personnel.

L'histoire pourrait s'arrêter là mais les jours et les mois passèrent, alors que la première vague de COVID-19 frappait la Suisse. Mars, avril, mai, juin arrivèrent, avec leurs hôpitaux surchargés et le premier confinement. Mais ce n'est que le 6 juillet 2020 que le gouvernement helvétique décréta - "aussi lentement que nécessaire" je suppose - l'obligation généralisée du port du masque dans les transports.

Et là! Tous ces gens qui ne portaient pas de masque la veille se mirent à en porter un le lendemain. D'un coup d'un seul, des millions de visages furent recouverts, suivant les instructions diligentées par le Conseil Fédéral. Loin de ces histoires de pénurie dont les médias faisaient les choux gras, ils avaient tous réussi à mettre la main sur des masques. Ils attendaient juste le signal pour les porter.

La logique aurait voulu que si ces gens pensent que le masque fut efficace, ils le portent dès qu'ils en disposent ; mais au lieu de cela ils attendirent simplement le signe venu d'en haut. Le masque sur le visage n'était pour eux nullement une question de santé mais de soumission à l'autorité.

Ce jour-là, je compris que la plus grande part de la population du pays (celle que je pus croiser dans les transports en commun en tout cas) avait sciemment choisi de renoncer à penser par elle-même pour simplement obéir.

Joyeux 1er août 1984.


"Ne réfléchissez pas
Ne questionnez pas
Payez vos impôts
Votez pour nous"

Mise à jour (2 août): un lecteur me fait remarquer que Donald Trump est venu à Davos, ce que rappelle cette célèbre image. Je suis allé un peu vite en disant qu'il n'était jamais venu dans notre pays.

28 juillet 2021

Vaccination et Obligation

Dans deux jours, la France entame le régime du "pass sanitaire étendu". L'agitation gronde, alors que la foule se rebelle, conséquences prévisibles de l'autoritarisme du Président Macron. Le nudge a laissé place à la matraque.

Las! La France n'est pas la Suisse. Jamais sa Majesté Macron ne s'abaisserait à faire ce qui en Suisse relève de l'évidence - demander son avis au peuple à travers un référendum. Le système suisse le permet, et le permettra inévitablement. Après un premier vote contre la Loi COVID - acceptée après avoir été faussement présentée par les médias comme un vote "sur les mesures financières d'urgence" - un deuxième est en route, et d'autres pourraient encore suivre.

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Protestations anti-pass sanitaire à Paris

En France, le débat politique se limite à la rue, entre tirs de gaz lacrymogène et incendies de poubelles. La perspective de laisser le peuple s'exprimer n'augure évidemment pas d'un résultat acceptable pour tout le monde, mais il permet au moins d'habiller la décision d'un minimum de légitimité. Et le débat a déjà lieu en Suisse sur le pass sanitaire, le certificat COVID, ou quel qu’autre nom dont on l'affuble ici-bas.

Il suffit de lire la presse locale pour s'en convaincre. Aujourd'hui, Le Matin s'alarme du ralentissement des vaccinations en l'assortissant bien entendu de l'obligatoire comparaison internationale (dûment échantillonnée). Allons-y les gars! Hop Suisse! Il faut remonter au classement! Oubliés le nombre de cas, le nombre de malades, le nombre d'hospitalisés dans un état grave, le nombre de morts - le taux de vaccination est devenu le nouveau chiffre du moment, à l'exclusion de tout autre. Peut-être parce que les autres ne permettent pas de susciter l'état de panique souhaité au sein de la population? "Il va maintenant falloir trouver une parade et de nouveaux moyens pour convaincre les hésitants de passer par la case piqûre pour contrer la pandémie", conclut le journaliste sur un ton inquiétant.

Crise de confiance

Les complotistes sont partout, entend-t-on. Après les accusations de fascisme, de racisme, d'extrémisme (de droite cela va sans dire) le complotisme est désormais l'accusation disqualifiante par excellence. Comme les précédentes, elle dispense celui qui la formule de toute charge de preuve.

Les complotistes existent, c'est un fait, mais l'appellation recouvre désormais quiconque n'est pas enthousiaste face à la doxa gouvernementale. Par exemple, le cri "complotiste!" permet d'éviter de répondre aux interrogations suivantes:

  • Pourquoi a-t-il été si longtemps interdit de supposer que le COVID venait d'un laboratoire chinois?
  • Si les gestes barrières et la distanciation sociale sont efficaces, pourquoi obliger à porter le masque?
  • Si le masque est efficace, pourquoi forcer la vaccination?
  • Si la vaccination est efficace, pourquoi forcer le port du masque?
  • Si la vaccination est efficace, pourquoi prétendre que le Variant Delta implique la fin du monde?

Et enfin, si la vaccination n'est pas aussi efficace qu'on le dit, pourquoi vouloir à tout prix la rendre obligatoire? Si une proportion non négligeable des professionnels de la santé refuse le vaccin, la moindre des choses serait d'écouter leurs arguments de gens du métier, plutôt que de les défausser d'un revers de la main.

Depuis plus d'un an, les autorités enchaînent les conférences de presse devant un public de journalistes conquis. Jamais ils ne leurs posent ces questions.

Dans une logique sanitaire saine, il suffirait de vacciner les groupes à risques autant que possible, et les gens à leur contact (le personnel des EMS par exemple) et la messe serait dite. Le reste de la population se contenterait de se vacciner selon son désir. Nous avons quitté ces eaux calmes depuis longtemps. Est-ce par volonté de contrôle? Parce qu'il faut écouler les stocks de vaccin, ou en commander d'autres? Parce que des gens ont pris goût à la crise, et veulent la poursuivre pour leurs propres buts, heureux qu'ils sont de la chute du transport aérien ou du ralentissement de l'économie?

Le complotisme est l'enfant naturel du climat de mensonge et de contradiction dans lequel baigne le grand public depuis le début. Les masques étaient contre-productifs et inutiles jusqu'à ce qu'aujourd'hui ils fassent partie du paysage. Le vaccin était la solution alors que désormais il ne l'est plus, sauf à atteindre 100% de la population. Des molécules comme la chloroquine ou l'ivermectine sont arbitrairement défaussées comme des poisons alors qu'elles sont consommées depuis plus de cinquante ans contre de multiples maladies. On demande à toutes les populations de s'injecter un vaccin expérimental sur la base d'une technologie à ARNm sur laquelle nous n'avons aucun recul - et ce n'est pas comme si les scandales sanitaires n'existaient pas... On affirme que le vaccin est la solution à un retour à la normale, puis que les vaccinés sont contaminants et doivent toujours porter le masque. Et ainsi de suite.

Comme toujours les élites sont les premières à s'affranchir des règles qu'elles imposent d'une main de fer à la plèbe - qu'il s'agisse du port du masque, de dîners en ville ou des principes de quarantaine. C'est la variante sanitaire de la Davos crowd qui vient en jet privé se plaindre que M. Tout-le-monde puisse partir en vacances.

L'hystérie vaccinale pousse les autorités à réclamer la vaccinations d'enfants de plus en plus jeunes, une aberration alors qu'ils sont plus vulnérables à d'éventuels effets à long terme des "vaccins" à ARNm, et qu'ils se sortent beaucoup mieux d'une infection au COVID que leurs aînés. Elle pousse les autorités à bouleverser le secret médical en obligeant chacun à dévoiler des informations personnelles à son employeur ou pour prendre un simple café en terrasse. Elle amène certains à plaider la fin de la notion de solidarité au cœur de l'assurance-maladie, comme le propose le conseiller national PLR Kurt Fluri.

Heureusement, nous pourrons compter sur l'UDC pour mener le combat - contre l'ensemble des autres partis, semble-t-il, mais c'est devenu une habitude.

Vaccin et Gilets Jaunes

Lundi, la Tribune de Genève ouvre ses colonnes à un avocat. L'homme incarne parfaitement le mépris de classe face aux gueux qui ont l'outrecuidance de refuser la libération vaccinale. Ne sauraient résister à l'obligation que "ceux qui hésitent encore" et les "antivax convaincus". Ces derniers sont selon lui "plutôt jeunes, (entre 18 à 50 ans [sic] environ), souvent conservateurs, sans avoir un parcours scolaire jusqu’à des études supérieures ou issus de milieux aux revenus moins élevés et le plus souvent le nez plongé sur les applications TikTok, Snapchat et autres balivernes à neurones produites sur leur smartphone."

Le subtil portrait est brossé, suivi de plusieurs salves du même calibre. L'avocat pose finalement le sommet de son argumentation, sa question de bon sens: "Iriez-vous en vacances en Tanzanie ou en Ouganda sans être vacciné contre la malaria?" Une interrogation pour le moins intéressante vu qu'il n'existe pas, pour l'heure, de vaccin contre la malaria!

C'est un peu le problème avec tous ces gens qui tancent les réfractaires à la vaccination forcée. Suintant de mépris, ils tombent assez vite dans les travers - compréhension très parcellaire de la science, données approximatives et théories du complot - qu'ils projettent constamment sur leurs adversaires.

Si on est contre la vaccination obligatoire on est forcément "antivax", par exemple. C'est-à-dire un peu con et plutôt de droite (pardon pour le pléonasme), pauvre, abreuvé de bêtises et anti-science. Il ne vient même pas à l'esprit de la plupart de ces beaux parleurs qu'on peut être à la fois vacciné et contre la vaccination obligatoire. Ce cas de figure pourtant banal équivaut à une division par zéro dans leur logiciel intellectuel.

Croire que la vaccination implique un désir de vaccination obligatoire est une erreur grossière. Journalistes et politiciens en France comme en Suisse romande la commettent quotidiennement. Les adultes vaccinés et contre la vaccination obligatoire, à mon avis nombreux en Suisse, ramènent le débat à sa quintessence, la souveraineté de chacun sur son propre corps. Le vaccin permet-il de se protéger suffisamment? Vaut-il les risques encourus, y compris les risques à long terme que personne n'est en position de mesurer? Il ne peut pas y avoir de réponse universelle à cette question ; seulement des décisions personnelles.

Le pass sanitaire gagne du terrain, clame Le Matin avec gourmandise. Voulons-nous d'une société basée sur la ségrégation sanitaire? Ce n'est pas qu'une vue de l'esprit. Un rapport sénatorial en France - qui sera lu à l'étranger, n'en doutons pas - fait la liste de toutes les mesures de contrôle social qui pourraient survenir en cas de nouveau super-COVID... Ou peut-être juste si "la situation l'exige", selon l'appréciation des pouvoirs publics. Bracelets électroniques, alertes de proximité, portiques sous alarme pour prendre le train ou le métro, le contrôle social à la chinoise s'invite sous nos latitudes à une vitesse effrayante.

Les autorités nous manipulent par la peur depuis un an et demi, et elles l'admettent. Allons-nous accepter de renoncer pour toujours à notre vie d'avant, face à une maladie qui effraie de moins en moins? Voilà le combat pour la liberté que nous devrons mener.

29 mai 2021

5 x Non le 13 juin: la loi COVID-19

De tous les objets soumis au vote le 13 juin, la Loi COVID-19 sera sans doute celle qui réunira le plus grand nombre de voix en sa faveur. Non seulement les sondages - s'ils sont authentiques - affirment que la population a plébiscité l'action du Conseil Fédéral pendant les événements sanitaires de 2020, mais en plus le texte est soutenu par l'ensemble de la classe politique.

Ce n'est en rien une raison pour l'approuver. En effet, la Loi COVID-19 représente une énorme avancée du pouvoir administratif et politique sur la population, à titre permanent.

Lorsque l'épidémie de Coronavirus a essaimé de Wuhan dans le monde entier, nous affrontions une maladie dont nous ne savions rien. Tous les pays avançaient à l'aveuglette, guidés seulement par les cris de panique orchestrés depuis la Chine pour ruiner ses ennemis en surchargeant leur service de santé. La partition a été parfaitement jouée ; l'Occident a détruit son économie en se préparant à l'Apocalypse, à coup de confinements et d'interdictions professionnelles, aidé par les complicités locales. Mais, comme à chaque fois, l'Apocalypse n'est pas venue.

Le Conseil Fédéral et la classe politique se sont arrogés des pouvoirs de catastrophe même en l'absence de catastrophe, et veulent les pérenniser. Les variants, l'existence de régions du monde où la vaccination est en retard, et l'ouverture des frontières permettant un afflux de voyageurs au statut sanitaire douteux (et qu'il n'est bien entendu pas question de tester à l'arrivée) seront des excuses merveilleuses pour ne jamais sortir de la crise.

Nous en avons la preuve à travers le portrait fait par l'OFSP, et résumé dans Le Matin, des dix mille morts du Covid-19 en Suisse. Le seuil a été franchi en avril de cette année, ce qui est tout de même modeste pour un fléau biblique. Le canton le plus touché en proportion a été le Tessin avec 249 morts pour 100'000 habitants (la mortalité naturelle est de plus de 1'000 morts par 100'000 habitants). L'âge médian des victimes est de 84 ans, supérieur à l'espérance de vie. 97% des victimes du Covid-19 souffraient d'une comorbidité, c'est-à-dire d'une maladie grave. Les plus fréquentes étaient une maladie cardio-vasculaire (62%), l’hypertension (61%) et les maladies rénales chroniques (28%).

Il ne s'agit pas de minimiser les drames personnels vécus par beaucoup de familles, les hospitalisations et la gravité de symptômes parfois très pénibles. Lorsqu'il se déclenche de façon sévère, le Covid-19 n'a rien d'anodin. Cependant, à l'échelle d'une population, nous sommes très loin des 3 à 5% de de mortalité de la grippe espagnole.

Cela n'a pas empêché le Conseil Fédéral d'emprunter la voie d'urgence, même lorsque l'Apocalypse sanitaire s'est fait attendre. Nous avons eu droit aux pieux mensonges sur l'inefficacité des masques jusqu'à ce qu'ils deviennent soudain obligatoires ; le CF a détruit délibérément des pans entiers de l'économie comme l'hôtellerie, la restauration ou la culture ; des subventions ont été accordé à des entreprises sur une base sélective, comme la presse. Mais à côté, certaines dispositions basiques pour endiguer la pandémie, comme la simple prise de température des passagers arrivant d'un avion, n'ont jamais voulu être considérées.

Il ne s'agit pas de dire que le Conseil Fédéral a eu tout faux, même s'il n'est de loin pas exempt de critiques. Mais bon nombre de ses décisions prises en urgence n'avaient aucun rapport avec la santé, ou même une situation d'urgence. L'Administration traîne des pieds pour le retour à la normale. Aujourd'hui, même si des millions d'habitants du pays sont désormais vaccinés ou guéris de la maladie, les règles absurdes de "distanciation sociale" ou de port du masque sont toujours en vigueur.

Le 13 juin, il ne s'agit pas de juger si ce qui a été fait jusqu'ici était bon, ou même accompli au nom d'objectifs sincères. Même si le Non l'emporte, les aides financières engagées jusqu'ici seront maintenues jusqu’au 25 septembre 2021, et plus loin encore si les parlementaires le décident. La voie politique normale existe toujours.

Le 13 juin, il s'agit de décider si le Conseil Fédéral a le droit, "au nom de l'urgence", de permettre de discriminer l'accès aux lieux publics selon la vaccination. D'autoriser le traçage informatisé des contacts et des déplacements de chacun. De suspendre les droits populaires, comme ils l'ont été en 2020 et malgré le vote par correspondance, au nom de la situation sanitaire. De déclarer qui peut se déplacer où et comment, et accepter ou refuser de tels déplacements. De limiter le nombre d'individus qui peuvent se réunir entre eux, même dans un lieu privé. De décréter arbitrairement quelles entreprises, comme des stations de ski, des cinémas, des compagnies aériennes, des hôtels ou des restaurants, peuvent travailler et accueillir des clients et sous quelles conditions - toujours au nom d'une prétendue "science".

Pour cette raison, il me paraît important de ne pas normaliser la situation que nous vivons. Nous avons dépassé depuis longtemps le stade de la santé publique pour passer subrepticement à autre chose. Et c'est pour cela que je vous invite à voter Non sur ce sujet le 13 juin.

19 février 2021

Le confinement ne sert à rien

Le Royaume-Uni a un succès à fêter: la courbe de progression du Covid-19 s'est enrayée. La baisse est spectaculaire, "grâce à des mesures de confinement strict", se félicitent les autorités.

D'autres pays peuvent montrer une courbe similaire en ayant mis en place des mesures similaires, comme la Suisse. Mais cela ne prouve rien. Pour prouver quelque chose, il faut trouver un pays à peu près comparable, et qui a fait différemment.

Ce pays existe, c'est la Suède.

La comparaison entre un pays à "confinement strict" et un pays reposant sur la simple protection des personnes à risques et l'implication personnelle de ses habitants montre la criante différence entre les deux approches... Ou peut-être pas, en fait:


Taux comparé de mortalité par 100'000 habitants, en moyenne sur une semaine
entre le Royaume-Uni (en bleu) et la Suède (en rose) (cliquez pour agrandir)

Comme le dit avec ironie le Dr Eli David, "le confinement au Royaume-Uni a été tellement efficace qu'il a même fait baisser la propagation de la maladie en Suède!"

Le confinement, le couvre-feu, les interdictions commerciales, les interdictions de regroupement et de manifestations en extérieur, dignes des pires régimes totalitaires de l'histoire, n'ont aucun effet sur la pandémie. Et je soupçonne bon nombre de politiciens d'être parfaitement au courant. Mais la populace gobe tout, parce qu'on ne lui montrera que la courbe qui "prouve" l'efficacité des mesures, la courbe bleue ci-dessus - et surtout aucune autre.

Jamais on ne fait la comparaison avec des pays qui ont fait autrement. Sans élément de comparaison, on peut faire gober n'importe quoi à n'importe qui.

Le totalitarisme sanitaire a le vent en poupe, amenant d'innombrables familles à la ruine, les réduisant à de pauvres quémandeurs à la merci de l'État. Cela n'a aucun rapport avec la maladie. Et il m'est avis que la propagation de celle-ci vient bien plus des comportements individuels que des politiques décrétées au sommet.

En attendant, les peuples peuvent se réjouir que d'ici quelques semaines le garrot qui les étrangle soit un peu desserré, en attendant la prochaine vague.

Précision (22 février 2021): je rappelle aussi que nous savons depuis trois mois que les masques ne servent à rien non plus.